Des formules de politesses agaçantes et pourtant…

Introduction : Stop à l’hypocrisie, s’il vous plaît !

Alors comme cela, c’est selon la manière dont je m’exprime que l’on peut déterminer ma personnalité ? Mais la liberté d’expression n’est-elle pas aussi la liberté d’utiliser les mots et adjectifs, les expressions que l’on veut ? Quitte même à les détourner de leur propre sens pour leur en donner de nouvelles voire créer des mots supplémentaires, comme le font si bien nos chroniqueurs télévisuels ? Et si ma manière de parler révèle mon état d’esprit alors tant pis ! ou plutôt tant mieux ! Car ils sont minoritaires ceux et celles qui peuvent déterminer une personnalité et un état d’esprit à partir de son mode de communication. Ce serait comme un appel au secours dans ma détresse d’exclus, de marginal…d’être humain original. Unique en son genre et fier de l’être ! Ce serait comme une bouteille à la mer envoyée par un homme tel que moi qui se trouverait sur une île déserte.

Oui c’est vrai le moral n’est pas au meilleur de sa forme, et ce, depuis les années 2000. Mais enfin, combien sommes nous dans cette situation ? Et pour ne pas arranger les choses, je m’enfonce. Le coup de blues, la nostalgie… Le peu de gens à qui j’ai encore la possibilité d’engager un dialogue -de sourd ?- se contente de hocher la tête faisant mine que bon, c’est pas si grave que cela. Et peut être même que j’exagère sur mes difficultés sociales. Que je pourrais de toute façon m’en sortir et mieux que les autres. Quelle ingratitude que ces gens ! Mais je continue à marteler ces gens tant bien que faire se peut. Ce sont très souvent des dialogues qui ressemble plus à des monologues résignés, démotivés, agaçants pour celui ou celle qui m’écoute raconter mes déboires. Des paroles composées de mots négatifs. Je raconte aussi que la France régresse, que cette nouvelle civilisation nous enfonce comme une nouvelle invasion de colons. Ceux qui ont construits la France depuis des siècles sont trahis. On peut se morfondre à l’idée que nous assistons impuissants depuis quelques années maintenant au triomphe d’un modèle libéral aux penchants impériaux. Des penchants qui ont pour vocation de parrainer une catégorie de population au détriment d’une ou de plusieurs autres. C’est un modèle mondialisé, anonyme, en tous cas certainement pas pour les français ! Le monde a cessé d’envier la France, maintenant il la méprise.

On peut aussi paniquer à l’idée que nous assistons au quotidien à la fin d’un monde, remplacé par un autre, et pas le meilleur ; que chacun d’entre-nous est seul avec ses problèmes. Cependant, ce n’est pas la fin DU monde. Jusqu’ici persuadé de sa domination sur la nature et les évènements de toutes sortes, l’homme du XXIe siècle va devoir s’adapter à « l’incertitude ». Une transition qui effraie d’autant plus notre vieux pays que nous sommes convaincu d’avoir inventé la démocratie, à tel point que rien qu’à l’idée de savoir que le monde peut tourner sans ma petite existence m’effraie. En mon absence, contre moi. Eh, je me plait à penser que l’empire bonapartiste n’est plus. Que je ne suis pas le centre du monde -mon dieu, heureusement, quelles responsabilités aurai-je ! Et ce n’est rien de le dire ! En quelques décennies la France est devenue une puissance par l’image que l’opinion publique veule bien lui attribuer. La pilule est dure à avaler. Ayant découvert les limites de mes actions à tel point que j’en fini même par douter de les avoir réalisés, angoissé par l’incertitude et la peur du lendemain, je suis devenu nostalgique après tant d’autres je suppose. Je finis par douter de moi-même, de mes capacités tant intellectuels que physiques. Le passé est encore l’objet qui permet de se replier dans son cocon et de rester heureux avec illusion. A contrario de la réalité où le déclin et la survie sont de mise, et c’est tout ce qu’il me reste. Le monde de demain appartient aux français de ce siècle, et à ceux et celles qui s’y sont préparés. A la marge, je n’ai pas su et je n’ai pas pu m’y faire : famille, argent, réseaux de contacts réels pour ne pas confondre avec les contacts virtuels des réseaux sociaux, tous ceux-ci je n’ai pas su me les constituer et j’ai bien peur que ce soit fini pour moi. Le suicide ? Non. Quand on croit en Dieu on ne fait pas des choses comme cela. Alors je subis. Il me faut changer ? devenir optimiste ? avoir une vision plus positive de mon existence et conserver une vitalité juvénile ? Illusion.

Et si je deviens attentif à la banalité de mon existence je risquerai de tomber encore plus au fond de mes chaussettes. Dois-je alors changer ma façon de parler, si peu que je trouve du monde à rencontrer ? En écoutant ma propre voix et décrypter ce qui ne va pas. A défaut de pouvoir changer le monde à mon avantage, il me faudrait changer mon regard sur celui-ci. Oui mais comment ? Les mots et les expressions  qui me permettent de décrire mes ressentiments seraient à changer ; changer ma vision pessimiste des années à venir. En toute circonstances et quelques soient les difficultés de la vie. Ce n’est pas une torture mentale ? Un défi au delà de ma volonté.

Des formules de politesse devenues insupportables ou vides de sens : « bonne continuation » et « bon courage » ; ou bien : De la résignation opposé aux projets

Cette façon soit disant « correcte » de conclure avec ma personne ne s’arrête malheureusement pas aux portes des entreprises dans lesquelles j’ai travaillé, pourtant ces formules de politesse semblent être né en milieu professionnel ; des formules que l’on utilise plus souvent au sein des entreprises qu’ailleurs. Mais pas que. Pas un lieu, un moment, une occasion, milieu social où ne soit prononcé en boucle et trop souvent ce funeste encouragement. Un excellent indicateur qui est révélateur d’un monde divisé en deux : les optimistes qui ont tendance à rebondir et réussir après un échec, et les autres qui sont devenus pessimistes par la dureté du temps et du manque d’argent ; laissés au bord du chemin, ils sont nommés par nos dirigeants politiques : « laissés pour compte ». Ces mêmes dirigeants qui exigent des autres le respect des règles ou des valeurs alors qu’ils sont eux mêmes incapables de s’y plier. Une absence d’exemplarité à tout égard. Plus proche de nous, les managers des entreprises manque de courage et vont au plus simple : la rupture du contrat à l’amiable. Ils ne s’embêtent pas à déceler le mal être au travail, l’ennui ou la routine sinon le burn-out dû à la sur-activité au sein de leurs équipes et refusent de prendre les mesures appropriés dès lors qu’elles sont douloureuses pour le/les salariés concernés.

Mais le plus révélateur dans cette nouvelle façon de se saluer ou de se dire au revoir pour toujours me paraît être l’absence de compassion à partager que ce soit au sein des entreprises ou de la société civile au sens large. Cette salutation qui a tout ce qu’il y a de plus méprisable plutôt qu’un véritable encouragement est aussi la plus destructrice. Quand j’entends ces formules j’acquiesse mais avec la boule au ventre. Alors je refais le monde, n’ayant pas la possibilité de changer de vie : je ne peux pas déménager, je ne peux rien m’offrir, et je n’ai pas la certitude d’avoir un lendemain prometteur à bâtir après avoir encaissé de telles politesses. Oui, j’ai un désir d’avenir, oui j’ai encore la naïveté de croire que tout est possible, c’est d’ailleurs la seule arme anti-dépresseur encore susceptible de fonctionner ! Dans le même esprit, profitons de cette occasion pour tailler dans la paille à une autre habitude absurde et vide de sens, la question la plus débile de la vie des entreprises sinon des quartiers, parce que la plus mécanique ou la moins sincère : le « bonjour ça va ? ». Lequel d’entre nous va en effet répondre devant tous le monde : « ben non ça va pas vraiment, j’ai des problèmes d’argent, ma mère/ma famille/mes enfants/mon voisin/ ma femme etc. m’agace et je préférerais être en vacances aux Baléares (qu’importe le lieu) plutôt que de me taper ma connasse de chef ou mes collègues qui passent leur temps à me torturer par leurs petites phrases de mépris ou leur regard malsain interrogatif sur la manière dont je m’habille ! »

« Un petit café ? »; ou bien De la routine qui s’oppose à l’ambition

Avez-vous déjà prêté attention à l’usage permanent que font tous les « français » de l’adjectif « petit » ? Le « petit » français -comme si tous les français étaient médiocres à l’égard des beaux maghrébins qu’il nous faut admirer et craindre à tous pris et gare à celui qui ne se conduit pas en humaniste à leur égard !- Le « petit » comptable -comme si le métier de comptable était forcément un métier ringard, dépassé, qui ne s’adresse qu’à ceux et celles qui ont moins bien réussi que leur congénère- un « petit » café -comme si le fait de prendre une pause ou de consommer un café était forcément symbole de fainéantise ou destiné aux fonctionnaires certainement en sous-activité- etc. C’est peut-être la manière dont on utilise cet adjectif qui est le pire à combattre ; mais il y a pire et plus méprisable : parler d’un petit vieux ou d’une petite vieille est rarement synonyme de respect ; tout comme petit français ou petit comptable pour une personne en pleine force de l’âge. Réfléchissez un instant à la journée d’un français salarié qui travaille dans le secteur marchand, qu’importe le métier exercé. Vous. Moi. Votre conjoint(e). Vos amis. Nous tous. Et parfois même votre employeur ou manager du service dans lequel vous vous situez !

En vérité le mot petit est mal perçu. Allez dire à votre boulanger du quartier issu de la diversité telle expression : « il a réussi le petit marocain ? il est enfin devenu un petit boulanger ? » Et vous aurez une réaction qui justifie le sens que l’on interprète à cet adjectif. En vérité toutes les personnes qui ont de l’ambition ne veulent pas vivre de routine et de petit café. Tous les acteurs que nous sommes de notre propre vie -subie ou choisie- savent bien que chacun d’entre-nous avons des projets qui nous tiennent à cœur ; certains s’efforce de les concrétiser ou de s’en rapprocher selon leurs moyens, d’autres les repoussent ou les mettent en « Stand-by » en espérant un jour y revenir. Aucun être humain ne doit donc être traité de petit. Un entrepreneur a pour ambition de porter son projet d’activité au plus haut point et devenir leader de son secteur. Il espère réussir comme Bill Gates ; Un salarié a pour ambition de grimper dans l’organigramme de son entreprise sinon l’organigramme social du monde du travail ; Tout sportif de haut niveau sait qu’il lui sera impossible de progresser s’il n’a pas pour ambition de devenir le champion dans l’esprit de l’opinion publique ou médiatique : prenant référence sur Yannick Noah pour le tennis par exemple, Mohamed Ali pour la boxe, Zinédine Zidane pour le football. Peu d’hommes ou de femmes politiques en vérité, bien qu’ils prétendent le contraire, réussissent véritablement s’ils n’ont pas pour projet -en secret- de parvenir au poste suprême, sinon à un poste de ministre ; prêt(e)s même à faire des alliances sur le dos des électeurs pour faire avancer leur carrière. Pour la simple et même raison : réussir à tous pris autant que possible, ne pas être « petit », ne pas tomber dans l’exclusion, « rester dans le coup », être le meilleur etc.

Sinon : aspirez à devenir le roi de votre quartier, d’autant plus si vous résidez dans un quartier dit « sensible » et que vous êtes français depuis des générations vous échouerez à coup sûr. Vous pouvez toutefois continuer de rêver sous votre couette. Rêvez de dominer le monde et vous réussirez. Pendant votre sommeil ! En fait, la réussite n’est possible que si la réalité objective vous donne les bagages et les moyens humains d’y arriver. Encore faut-il les trouver ! Ce sera une réussite à votre mesure et selon les décisions que vous aurez prise. Votre personnalité peut aussi contribuer à concrétiser votre réussite. Dans la mesure de vos moyens et de vos capacités, du degré de volonté que vous y aurez investi. Quelle qu’elle soit. Vous serez forcément allés plus loin que ceux qui ont moins de volonté ou qui se contente du peu de leur existence. On dit souvent « la nuit est de bon conseils » : les rêves nous éclairent sur nous-mêmes et sur nos capacités à nous épanouir. Seul un rêve donne de l’énergie, le courage et le talent de surmonter les obstacles qui se dressent inéluctablement sur la route de celui qui se prend en main. Cependant il y a le désespoir, le sentiment, puis le choix de ne plus tenir compte de ses rêves nocturnes. J’ai fini par me faire une raison drôlement pessimiste : m’interdire un avenir prometteur correspondant à tous mes rêves nocturnes, ces messages me rappelant à quel point je peux devenir « un autre ». Faute de volonté : trop d’obstacles, frustrations, défensive et je me surprend même parfois à penser que le monde, veut m’empêcher de réussir. Alors je me conforte dans la médiocrité du mort vivant attendant le jour J où tous basculera en ma faveur ! Un mythe bien sûr. Je laisse passer le temps et les gens, les évènements que je vois à travers la télévision dans mon canapé douillet, seul endroit où je me sens en sécurité.

Mon expression pessimiste : « le problème c’est que… » ou bien Du défaitisme à l’opposé de la confiance en soi/aux autres

A l’image du classique écolier thèse/antithèse/synthèse, je trouve toujours le moyen de m’excuser ou de trouver des arguments pour me dire au final que « ce n’est pas la peine d’essayer »… ; chaque échange semble désormais construit sur un schéma :

  1. sujet
  2. exposition du/des problématique(s) qu’il faudrait affronter
  3. Absence de solution(s),

C’est à l’instar de ce que peut faire un candidat lorsqu’il doit choisir entre deux propositions d’embauches (de plus en plus rare surtout quand il est au chômage depuis bien longtemps) : il se fait un compte en T et pose les + et les – afin de se décider. Mais dans tous les cas quelque soit la méthode utilisé c’est le troisième volet du triplet ci-dessus qui est le plus inquiétant… que l’on se plaise même à conclure soi-même sans consulter. C’est donc un raisonnement qui tourne en boucle : des problèmes, encore des problèmes, toujours des problèmes, rien que des problèmes ! Oui, c’est bel et bien le regard que je porte trop souvent sur les évènements qui rythment mon quotidien, et pour ne rien arranger, il est fort à parier que je ne soit pas le seul.

Car l’air de rien, cette habitude a fini par me conditionner en me faisant imaginer parfois le pire, ou le moins pire…Donc toujours le pire ! J’imagine déjà des difficultés partout, même et surtout là où il n’y en a pas encore. Avec mon état d’esprit et mon attitude, je vais même finir par les provoquer, je les fais survenir consciemment ou inconsciemment à force d’être convaincu de leur avènement proche ou lointain. Plus grave est encore la capacité à anticiper ma prise d’initiatives, ou à me replier pour ne courir aucun risque. Mon existence serait tellement plus appréciable, et mon niveau d’anxiété presque absent, si j’étais enfin capable d’évacuer ce réflexe anxiogène et d’apprendre à dire : « la solution est…. ». Dans cette société  pesante qui empêche chaque individu de mener sa propre vie comme il l’entend, toute personne qui a une déontologie et une moralité propre  doit être capable de comprendre qu’à l’heure actuel il est impossible pour beaucoup d’entre-nous de se dire « la solution c’est que… »

« Pourvu qu’il ne m’arrive rien » ou bien De la peur opposé à l’audace

Le citoyen n’a plus confiance envers la politique ou la justice, les services publics et parfois même envers le réseau associatif ; le salarié n’a plus confiance en son employeur/son manager ou ses collègues (et vice versa) ; le consommateur n’a plus confiance envers le commerce et notamment l’agroalimentaire ; le patient n’a plus confiance en son médecin, son chirurgien-dentiste, son ophtalmologiste, son psy ; certains internautes ou téléspectateurs trouvent à peine à faire confiance aux médias, etc. Soit nous sommes paranoïaques, soit schizophrènes, parfois les deux. La normalité humaine tend à disparaître, nous voyons le danger partout, nous cherchons par tous les moyens à réduire le risque en le contournant, voire à l’éliminer. Ce n’est pas de la caricature, voyez-vous même, cher  lecteur, vous en êtes vous aussi. Deux exemples flagrants : la falsification ou le trafic de faux documents (diplômes, certificats…) en vue de retrouver ne serait-ce qu’un simple emploi alimentaire plus facilement et, l’ubérisation de l’économie.  Pas moi me direz-vous ? Alors vous faites partie des minorités. Notre pays a instauré depuis 1969 le laxisme ; la France a toujours fait croire à son peuple que personne dans le monde ne menacera notre pays, les socialistes disaient que la France et les français ce sont les coqueluches de la planète. Qu’elle n’a rien à craindre, que l’insécurité, le racisme -à notre égard- le mal-être, le chômage et la pauvreté ne sont que fumisteries et croyances mentales à traiter via une ordonnance médicale pour en guérir. Cette ordonnance qu’est notre constitution largement méprisé par la nouvelle civilisation. La berceuse illusoire : « prend ton cachet et va te coucher cela ira mieux demain », C’est ce que les pouvoirs publics nous ont toujours dit, au fond . Le réveil est brutal ? n’est-ce pas. Vous n’avez rien vu et moi non plus d’ailleurs. Nous n’en sommes qu’au début des problèmes.  Une chose au fond de notre cœur est à rappeler et il ne faudra pas l’oublier : surprotéger une famille, un individu, un peuple -d’autant plus si la protection est superficielle et inefficace- affaiblit. Abruti. Entreprendre aguerrit, renforce. Être acteur de sa vie rend fort et éveille notre conscience la remplissant de lucidité, de stratégie, de bon sens.

Quand les français cesseront de gémir sur les boulevards avec leur banderoles ? Quand le droit de grève sera t-il remis en question ? Mais aussi quand comprendront-nous qu’une protection de l’État est nécessaire à condition qu’elle soit juste, équilibré, rationnelle et nécessitant la transparence avec le peuple ? C’est un paramètre nécessaire pour l’estime de soi, pour que chaque membre de la Nation puisse retrouver confiance en lui même. Personne bien sûr n’aspire à un monde totalement impérialiste -bien que nous en approchons de plus en plus faute d’une gauche plus forte- un monde intégralement individualiste sans aucune règle de vie commune où l’anarchie serait la règle et où l’on ne prendrait pas en considération l’état du monde que nous pourrions laissé aux futures générations. En attendant, l’inaction est de mise et l’action de moins en moins prioritaires. Plus de Rsastes, de chômeurs de longue durée, de moins en moins de salariés et d’entrepreneurs. L’Histoire s’accélère, les années défilent de plus en plus vite, et la facture de l’immobilisme s’alourdit chaque jour davantage. C’est pas moi qui vais changer cela sur moi-même ! C’est aux élites politiques, aux associations, aux organisations syndicales et aux dirigeants d’entreprises de prendre les meilleures décisions pour nous autres, puisque c’est eux qui décide de l’état de notre économie et de notre vie sociale !

Ce sera tous ? Eh non, j’ai encore des choses à vous faire lire. Ou bien : De l’indifférence à l’opposé de l’empathie

On peut d’ores et déjà cité Anatole France : « J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».

A une époque où nous avons tous le sentiment d’avoir réponse à tous grâce aux millions de ressources que l’on peut trouver sur le web, pourquoi irions-nous voir notre employeur, notre psy, notre famille, nos contacts et discussions sur Viadeo ou LinkedIn, Facebook, Twitter, doctissimo, Comment Ça marche etc. qui souvent n’en savent pas plus que nous, ou qui à l’inverse nous perçoivent comme des imbus d’esprit ou des a-progressistes ne comprenant rien à rien ? Ne souriez pas, car notre incapacité à faire rêver les autres est en partie due au manque d’envie qui nous caractérise désormais et qui nous entraîne dans les à priori sur autrui. A force de renoncer à mes projets faute d’argent, s’installe jour après jour la résignation sur moi-même. Quand comprendrons-nous que la solidarité collective n’est pas seulement une qualité humaine nécessaire pour ses proches, mais une arme stratégique en n’importe circonstances et pour tous ? Cette aptitude à comprendre et à ressentir les sentiments et les émotions des autres est la clé de base à un encouragement vers la solidarité nationale. Et son absence, l’explication de nombreux échecs, le libéralisme et les inégalités. Ce n’est pas le « système » qui fait les gens. Ce sont les citoyens à travers les urnes aussi, que le « système » peut changer.

Vivement la retraite ? ou bien : De la souffrance en opposition au plaisir.

Citation de Schopenhauer : « Aujourd’hui est mauvais, et chaque jour sera plus mauvais que la précédente, jusqu’à ce que le pire arrive ».

C’est effectivement quand on a touché le fond et qu’on a tout perdu -sans domicile et sans revenu, sans amis et famille et sans emploi- que l’on prend conscience de soi : la véritable raison de son existence et son but, qui je suis et que dois-je faire ? Où vais-je et pourquoi ? Que vais-je faire maintenant et comment ? Sinon ? Et vous ça va ? Hommes ou femmes de toutes classes d’âges du plus jeune travailleurs au senior, un nombre croissant de nos concitoyens semblent aujourd’hui partager la même ambition : quitter au plus vite le monde du travail, devenu pour eux un véritable enfer. Et pour nous autres un univers devenu inatteignable. Sur tous les sites des réseaux sociaux et notamment Facebook, Doctissimo…je lis des commentaires d’internautes probablement salariés qui semblent haïr leur job autant que leur entreprise ou leur manager, au point d’y voir l’origine de tous les problèmes de leur vie personnelle. Je lis aussi d’autres commentaires qui visent les chômeurs, mis à l’index.  A la télévision il existe une caricature humoristique  du monde du travail et particulièrement à propos de la fonction public : le succès de la mini série Sophie & Sophie sur Canal+, cette caricature des administrations notamment ministérielles et préfectorales à la française, dont les deux comédiennes incarnent la paresse du monde du travail. Râleuses, prétentieuses, moqueuses, irrespectueuses, les deux secrétaires d’accueil franchouillardes du XXe siècle participent dramatiquement à la banalisation de « l’environnement bureau » ;  on se plait à croire d’ailleurs que « c’est partout comme cela que ça se passe ; tous secteurs, toutes tailles d’entreprises, publics ou privé.

Faut-il être mal dans sa vie pour avoir à ce point envie d’en changer au plus vite ? Pour les chômeurs de longue durée la réponse coule de source ; pour les salariés c’est une autre affaire ! Ces « victimes » se rendent-elles compte de la chance qu’elles ont d’obtenir un emploi et d’avoir un salaire, ne serait-ce que la moitié du SMIC ! De vivre dans un pays où la dictature latino-américaine ou iranienne a peu de chances de voir le jour ? Un pays où l’accès à la santé via une mutuelle permet d’avoir une belle paire de lunettes, des dents bien soignés, un remède contre la grippe la plus mortelle ? Nulle part ailleurs des institutions comme chez nous existent. Pas même en Allemagne. Si dans les autres pays européens le marché du travail est plus flexible, en revanche le fonctionnement institutionnel est plus limité. Sait-on au moins que la vieillesse ne vient pas seulement par la calvitie ou la blancheur des cheveux, le vieillissement des cellules ou l’assèchement de la peau, mais elle vient d’abord par l’esprit : on devient vieux quand nos regrets prennent le pas sur nos rêves et que l’on n’a plus de projet ou l’envie de se projeter dans l’avenir. Sondés par CSA en octobre 2011, 62 % des français estiment que le travail est avant tout « un moyen de gagner de l’argent » et seulement 37% y voient d’abord « un moyen de s’épanouir ».

Des hommes et des femmes qui ne peuvent s’empêcher de traiter les chômeurs comme assistés et travaillent d’arrache-pied 60h par semaine jusqu’au burn-out pour se faire bien voir de leur employeur. Sont-ils conscient de la dérive de leur esprit abrutis par le besoin de plus d’argent et de notoriété. D’appartenance. Sinon. Les patrons se complaisent à penser en secret quand ils rencontrent leur salarié en début de journée : Combien allez-vous me coûter aujourd’hui ? Plutôt que brave salarié rentable comment allez-vous ? Ces salariés ont-ils conscience des dégâts causés par des objectifs inatteignables, l’absence de reconnaissance, la pression des actionnaires auprès de la direction exécutif, la dictature du court terme ? Mesurent-ils le péril qui menace, s’ils s’avèrent incapable de renouveler leur motivation et celle de leur équipe s’ils sont manager ? Car ne nous y trompons pas : rien n’est définitivement acquis au XXIe siècle, tous s’achète et tous se vend. Votre personne peut être remplacé au même titre qu’une simple photocopieuse de couloir implanté entre les toilettes et le comptoir d’accueil, votre compte courant bancaire peut se fermer et vous pouvez vous retrouver sur le fichier Banque de France d’un simple clique-ment de souris. Vous pouvez être effacé d’un simple système informatisé et d’une réalité sociale devenu trop complexe pour vous y maintenir comme citoyen de droits. Nul n’est pourtant condamné à souffrir si une nouvelle révolution voit le jour : un printemps arabe à la française bien de chez nous.

 Et maintenant direz-vous cher lecteur : il est bien gentil de nous raconter sa vie…mais il raisonne mal et a forcément tort ; ou bien : De la méchanceté opposé à la compréhension

Faites ce test que voici : Allez sur Google, tapez « con » et « gentil »… et vous tomberez sur la célèbre citation « trop bon, trop con »,  dont la variante « trop gentil, trop con » va avec ; cette dernière variante viendra également en tête de vos recherches. Moi je l’ai fait pour vous montrer, mais vous vous en rendrez compte si vous le faites vous-même :

https://www.google.fr/search?q=con+et+gentil&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=efPzVoWDEoeDO-3gotAC

A l’origine du syndrome de la schizophrénie, il y a le « décalage entre l’univers d’Amélie Poulain que les japonais et les américains ont dans la tête à propos de Paris et la réalité de la vie parisienne ». Le décor correspond à une caricature du français urbain ; à contrario de la vraie vie  :  Hypocrisie, dénigrement à l’égard des français non issus de la diversité, stress, angoisses du lendemain ; le mythe du parisien des années 50 a bel et bien disparu. Au dernier classement de TripAdvisor décryptant les témoignages de 75000 internautes dans le monde, Paris et sa banlieue se place au 33e rang sur 40 pour la convivialité de ses habitants. D’après un autre sondage international réalisé en 2008 les français sont désormais considérés comme les touristes les plus odieux, au niveau mondial. L’explication est donné : le grand remplacement dénoncé par Eric Zemmour ! Si l’on approfondit les résultats du sondage en y ajoutant des critères tels qu’ethnie, religion, implantation géographique etc. on pourra constater de quels français il s’agit ! Et ce, un pays classé 19e sur 21 évalués ! Mal élevés, peu respectueux des valeurs du pays de destination balnéaire, peu respectueux des coutumes locales et notamment des personne issue de communautés ethniquement différentes. Détritus etc. Évidemment ces « français » n’auraient pas cette attitude en Afrique et notamment au Maghreb ou proche de l’équateur. Seulement chez les autres bien sûr, surtout à l’égard de ceux et celles qui ne leur ressemblent pas.

Il est vrai que nous autres avons deux défauts : l’avarice et le manque de volonté d’apprentissage des langues étrangères. En revanche nous passons notre temps à revendiquer, à nous plaindre, à refuser ne serait-ce que la moindre réforme si peu qu’elle puisse améliorer le sort des plus miséreux ; Aucune population au monde ne descend dans la rue pour tous et n’importe quoi comme nous le faisons, préférant depuis des siècles faire la révolution  plutôt que des réformes. Le français syndiqué va à la manifestation avec la même jubilation apparente que s’ils se rendaient à un pique-nique, banderoles, pétards ou lacrymogènes, et hauts-parleurs en plus ! Encouragés par la lâcheté de ses dirigeants politiques et autres chroniqueurs intellectuels du « dimanche »  plus soucieux de leur carrière que d’honneur vis à vis du peuple et des promesses non tenues, pourquoi les grévistes qui ont toujours une place bien au chaud dans leurs multinationales se priverait-il de ce moyen festif et efficace pour obtenir le retrait des réformes qui font mal ou qui dérangent, ou pour sauvegarder le maintien de leurs avantages acquis, fussent-ils parfois dramatiquement inutiles ? Un pays qui compte autant de manifestants « professionnels » prenant plaisir à réciter des slogans ou des phrases toutes faites a-t-il un avenir ? Personne ne nie les difficultés auxquels nous sommes confrontés. Tous les débats sont utiles, et toutes les opinions respectables.

Ça ne marchera jamais, ou : Du pessimisme en opposition à l’optimisme

Et si… ça ne marchait pas, en effet ? Pas facile ensuite de remonter la pente et de vaincre les doutes. Non pas tant ceux des autres, dont le geste et/ou le regard suffit parfois à m’anéantir, alors que je devrais m’en affranchir. Mais bien les miens, qui n’attendent qu’une chose pour remonter à la surface dès lors que j’avais réussi à les enfouir dans un petit coin de mon inconscient. Le simple fait de se poser ce type de réflexion me terrifie. Et s’il me venait à penser qu’un nouvel échec surviendrait sur un futur engagement… Acheter un appartement ? J’ai 40 ans au moment où j’écris ce billet ; je n’ai pas de ressources ni de capacités à emprunter donc c’est sans illusion. Vivre une passion ? Laquelle ? Je n’ai pas la volonté de me poser la question. La seule question que je me pose aujourd’hui est plutôt de savoir comment m’alimenter, au jour le jour. Se lancer dans un challenge sportif au delà de mes limites ? La volonté n’y est pas. La solitude y est pour quelque chose dans cet état d’esprit. Déménager dans l’une des villes où j’ai toujours voulu habiter ? On revient toujours au même problème : l’argent. Dire « merde » à tous les consultants en recrutement et les DRH de nos entreprises françaises par téléphone/mail en dénigrant leur proposition d’embauche pour un emploi alimentaire quand ceux-ci le font ? Je ne peux pas me le permettre.  Si un jour par miracle j’obtenais un emploi je pense qu’il me faudra adopter la même position que les salariés actuels : accepter des valeurs qui ne sont pas les miennes, encaisser les mépris et préjugés de ma hiérarchie et de mes collègues, me rendre chaque matin sur mon lieu de travail avec l’estomac en tire-bouchon.

Rares sont ceux d’entre nous pouvant sérieusement affirmer ne jamais avoir renoncé à la véritable liberté : celle de retrouver son enfance quand tout petit, nous n’étions inquiets de rien. Notre entourage familiale et nos amis, nos collègues ou voisins nous rappellent à chaque instant que l’enfance est bel et bien fini, que nous sommes responsables de nous-mêmes, des autres, on nous rend même responsable de ce qui se passe ailleurs en France et dans le monde. N’oublions jamais que nous sommes d’abord et surtout, des êtres humains doués de raisons et d’émotions, doués de sentiments et de fantasmes, d’imagination et de raisonnements. Mais nous sommes aussi influencés et influençables. Nous sommes donc normalement constitués : nous avons alors le droit d’être inquiet sur nous-même et à propos de la société dans laquelle nous vivons. Le désespoir n’est jamais loin, il nous attend à chaque tournant au bout de la rue, mais l’espoir aussi. La crainte d’échouer empêche le challenge. Je fuis quand c’est plus facile de fuir, je relève le défi quand celui-ci me paraît simple à relever. Je renonce au progrès quand il ne sert pas mes intérêts. Je dis oui à l’innovation et au progressisme s’il me rend service à moi aussi. Nous sommes tous pareil. Notre ego d’abord.

Ne pas oublier qu’un message négatif peut parfois se substituer à dix messages positifs. Garder le moral en toutes circonstances. Avoir envie d’un autre avenir que celui-qui m’est fort probablement imposé et croire en moi quoiqu’il arrive. Savoir différencier le provisoire du définitif, le transitoire du permanent, se dire que « ça passera » en cas de coup dur et reconnaître qu’il y a rarement mort d’homme ; et que ailleurs dans le monde, il y a certainement ne serait-ce qu’une personne qui vit une situation plus dramatique encore. Ne jamais croire qu’un échec est définitif ou fatal quelque soit sa nature et sa cause quand bien même quelques mauvais esprits se plairaient à me prétendre le contraire. Voir les solutions ou compter sur « sa bonne étoile » là où les autres ne voient que des problèmes ou des obstacles. Et imaginer que l’optimisme se propage partout et sur tous le monde. Le plus difficile pour y parvenir est de me débarrasser des préjugés et des à-priori. Mes propres croyances résultantes du vécu ou non, mes expériences passées, le regard des autres sur ma personne, les moqueries -même les plus ridicules- de mon entourage sur ma prétendue existence en ce bas-monde. Pour abandonner le Pourquoi du pessimisme, je devrais adopter le comment de l’optimisme actif, celui qui ne renonce jamais parce que c’est compliqué ou difficile, et qui persévère tant qu’il n’a pas atteint son but, ou tant qu’il n’a pas trouvé le moyen d’y parvenir. Michel Audiard disait : un con qui marche va plus loin que deux intellectuels assis

Voltaire écrivait : j’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. Sigmund Freud et Joseph Murphy deux psychanalystes passionnés des pouvoirs de l’esprit disait : l’esprit a des pouvoirs sur le corps et sur les capacités de réussite sociale. Des chercheurs de Harvard auraient ainsi analysé les résultats de 200 études reliant les fluctuations émotionnelles aux risques de développement de maladies cardio-vasculaires. D’autres résultats avancent que les optimistes de nature vivraient plus longtemps, réagiraient mieux face aux maladies et guériraient  plus rapidement, tandis que des travaux scientifiques prouveraient que la gratitude et la bienveillance font gagner des années de vie en plus, avec un corps en bonne santé. Je persiste donc à croire en mon potentiel individuel bien plus grand que je ne pourrais le croire et que ce que les autres pourraient penser à mon sujet.

Et si ça marchait ?

Mon pays : la France. Ou de ma fierté d’appartenance opposé au dénigrement sous prétexte que la mondialisation est un progrès

Gandhi disait : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Oui. Mais sans l’aide du monde je ne peux incarner le changement, ou disons que le changement ne peut s’opérer sans l’entraide simultané de tous. Avant de chercher à changer le monde, il faudrait déjà d’abord penser à ses pairs qui souffrent. Notre civilisation de souche, puis notre continent. Donc la France puis l’Europe. Je revendique donc le titre de ce chapitre sans gêne mais avec nostalgie. J’intègre ce chapitre dans ce billet car il n’est pas hors sujet de penser que les formules de politesses ne viennent pas seulement des personnes mais aussi de cette mondialisation libérale qui a contribué à changer les esprits ; les gens passent leur temps à se mépriser en se souhaitant bon courage/bonne continuation comme si de toute manière leur destinataire ne pouvait compter que sur lui-même ou en tous cas pas sur celui qui souhaite un malheur quelconque par de tels formules à son égard.

La France de Voltaire, de Rousseau, de Bonaparte, de Jaurès, de Marchais, Mendes France etc. n’est plus. Nos générations actuelles ont tendance au fil des années à dire que la France n’a jamais eu de passé à elle, que la France est un pays d’immigration, qu’il n’y a jamais eu un peuple mais des peuples. Que la France n’est rien d’autre qu’un pays de migrants et c’est à eux qu’elle doit sa fierté ? Voici les expressions qui reviennent souvent au XXIe siècle : « Les Français de souche ? Tous des nuls ! Y’en a marre ! C’est foutu !  Ce n’est pas de ma faute si tous ces français sont racistes et limités, je n’y suis pour rien ! Ce n’est pas mon problème ! Et puis quoi encore ? Ça m’est égal, avec ce que je gagne !… » Derrière tous ces clichés à propos de notre civilisation une seule et même posture face aux difficultés du moment :  rien n’est de ma faute, plus d’avenir ici, courage fuyons ! Ces français issus de la diversité sont devenus les champions de la critique stérile ; la diversité se plait à être aussi le champion de la victimisation. « Si je ne râle pas, je n’existe pas. Si je veux voir disparaître ces têtes blondes de mon petit univers alors je dois systématiquement chaque fois que c’est possible les dénigrer, et quand je peux, les faire passer pour raciste, sinon pour imbu d’esprit. » C’est leurs pensées profondes. Ils ont un travail, on en a pas. Ils ont un logement à Saint-Germain-des-prés ou à Gennevilliers et peuvent en changer tous les ans s’ils n’en sont pas satisfait, on peine nous autres, à obtenir ne serait-ce qu’un logement social qu’importe l’endroit et le quartier.

Rien n’y personne ne trouve grâce à leurs yeux s’ils ne sont pas de la même communauté ou proche, et s’ils ne pensent de la même manière. Pas même la France désormais objet de tous les mensonges frustrants et de la plupart des violences verbales ou physiques, des murs salis d’immoralité, des détritus et des mollards sur les trottoirs. Et s’il est une expression qui incarne mieux que tout autre la relation compliquée que nous entretenons avec Marianne, c’est bien celle consistant à désigner sans cesse « CE » pays plutôt que « NOTRE » pays, à chaque fois qu’une critique est à formuler. Et Dieu sait si les occasions sont nombreuses. L’objectif est évident : affirmer un mépris à l’égard des français d’origine aryennes ou proche de l’aryen -comprenez français blanc qu’importe la couleur des cheveux- ou de ceux qui dirigent quand ils ne servent pas les intérêts de la communauté diversifiée, nous démarquer des uns comme des autres et surtout n’être jamais solidaires de ces mêmes français à propos des décisions qu’ils prennent ou des choix qu’ils font pour « ce » pays qui, bien que pays de naissance n’est pas le nôtre. C’est là l’un des but de ces français issu de la diversité.

Cette incroyable capacité au détachement des communautés ethniques dans leur environnement naturel leur permet d’établir une frontière étanche entre ce qu’ils pensent être leurs immenses qualités personnelles qu’il nous faut à tout pris idolâtrer, sous peine d’être exclus de ce système ; et l’incompétence attribuée à nous autres ; c’est d’autant plus surprenant que ce communautarisme nommé « diversité » est considéré malheureusement par la majorité de la population comme parfaitement naturelle et légitime. Camouflé par ailleurs d’un mensonge populaire : le refus de les intégrer. Si j’avais l’opportunité d’engager la conversation avec des personnes ouvertes d’esprits issu de ma communauté, tranquillement, je dirais que je n’ai rien à voir avec le prêt-à-penser du moment, et que si j’étais amené à gouverner mon pays la France ne serait certainement plus la même. En tout cas les choses iraient beaucoup mieux. Évidemment me croit qui veut. Je peux me tromper, mais je serai prêt à parier  que si un homme ou une femme politique  -de préférence nationaliste ET de gauche- qui s’obligerait à ne plus jamais parler de CE pays, mais systématiquement du SIEN, marquerait des points dans l’opinion. Car à l’instar des images ou des messages subliminales qui s’adressent à notre inconscient, insérées par des propagandistes manipulateurs, nul doute que le dénigrement de notre communauté pour des motifs dites « démocratiques » finit toujours par discréditer leurs auteurs.

Cette propagande se fait aussi au sein même des entreprises, entre salariés, parfois entre managers et un ou plusieurs membres de leurs équipes. Combien se font licencier pour motif personnel ou économique ? Parmi ceux-ci, combien d’entre-eux réussissent à rebondir s’ils sont d’apparence aryenne ?  Puis combien parmi ceux et celles qui ne rebondissent pas et finissent dans la catégorie des pauvres sans travail ont-ils accès aux réseaux associatifs sinon aux dispositifs d’insertion mises en place par le gouvernement du moment ? L’histoire personnel de chacun(e) d’entre-eux est-elle au moins écoutée attentivement par les travailleurs sociaux sensés aidés tout être humain qui trouve à peine de quoi vivre ? Et au sommet de l’organigramme social combien parmi nous admettent qu’effectivement les vrais victimes de la discrimination sous toutes ses formes sont bel et bien les blancs ? Les autres diront bien sûr que c’est de la propagande « d’extrême droite ». Autant de questions laissées sans réponses qui en disent long sur l’absence total de démocratie participative réelle, de liberté d’expressions, de fonctionnement démocratique des institutions et des structures associatives, un sentiment de non-appartenance à la France en somme et la volonté de se différencier de la France « profondément » française, à tout pris.

Le dénigrement existe aussi à l’extérieur de nos frontières, où il est facile de mesurer l’écart grandissant qui nous sépare de nos voisins allemands et américains par exemple, « Quelle différence avons-nous avec la France ! Quel contraste entre leur énergie communicative et nos avancés technologiques, nos flexibilités pour l’emploi, quelles chances de ne pas avoir les grèves et manifestations permanentes empêchant le pays français d’avancer ! quel bonheur de travailler avec des gens qui sont dynamiques et motivés a contrario des fainéants français qui veulent toujours travailler moins et avoir plus ! » A peine posé le pied sur le sol américain ou asiatique, nos pairs en vacances ou pour le travail à la solde de leur entreprise seraient tentés d’approuver des avantages que nous n’avons pas. Et la tentation est grande de dénigrer l’Hexagone à chaque fois qu’un des habitants de notre pays  tant visité nous interroge sur la situation française… Du Moyen-Âge à la Révolution en passant par le siècle des lumières au début du XVIIIe siècle ; les exemples abondent de cette détestation liée à la jalousie de notre culture et de notre Histoire, et de cette incompréhension aussi, généralisée. Mais soyons honnêtes. Quelle satisfaction retirons-nous de cette passion française, si tant est qu’elle soit au moins connu ?

Dénigrer est producteur de haines, de communautarisme ; et nous met dans l’incapacité  à agir faute de moyens et d’un nombre suffisants de français blancs. Au fond de nous-mêmes si nous écoutons notre voix intérieur, ne ressentons-nous pas de temps en temps une forme de gêne, voire de haine, face à de telles mépris de notre existence ?

« Y’en a marre. »

OK. Marre de quoi, de qui ?

« Tous des nuls ! »

Pour quels motifs sont-ils nuls, et que proposes-tu ?

« C’est foutu »

Et donc ?

« Je n’y suis pour rien »

Ah oui, vraiment ?

« On a déjà tout essayé »

Ah bon, vraiment ? cherchez bien, prenez votre temps !

Bien sûr, puisque l’on teste en boucle depuis des années les mêmes vieilles recettes, et que l’on répète toujours les mêmes arguments, que l’on a toujours les mêmes préjugés ! Aucun progrès n’est atteignable sans une forme minimale d’appartenance à une  communauté. Aucun pays ne peut s’épanouir si chaque individu de souche n’y met pas un peu de bonne volonté pour ses pairs. La solidarité commence d’abord par l’entraide entre semblables, avant de l’envisager pour d’autres communautés puis, au delà de nos frontières ; en vérité une solidarité avec des inconnus qui nous méprisent spontanément aux premiers abords est-elle nécessaire ? Il est grand temps de s’en souvenir, et d’arrêter de critiquer « CE » pays…

L’étranger ou De la xénophobie opposé à l’ouverture

L’étranger… Cet être que l’on définit ainsi selon les convictions de chacun d’entre-nous :

  • Pour certains, il est celui ou celle qui n’est pas encore en Europe mais qui s’apprête à s’y rendre.
  • Pour d’autres il est déjà sur place, sur le territoire mais n’a pas encore obtenu la carte de séjour.
  • Pour d’autres encore, il est sur le territoire et remplis bien les règles d’autorisation administrative : la carte de séjour est valable jusque la date de péremption qui y figure ; il devra penser à se rendre en préfecture pour la renouveler si obtenir la Nationalité française ne fait pas partie de ses projets.
  • Une autre catégorie de population encore, considère qu’il/elle est étranger(e) tant qu’elle n’a pas obtenu(e) la nationalité française, ou bien si la naissance ne s’est pas faite sur le territoire.
  • Enfin, combien sommes-nous, moi en tout cas, considérons qu’une étrangère/un étranger n’est rien d’autres que ce qu’il/elle est : une personne né sur le territoire ou non, de nationalité française ou non, dès lors  que l’une des cinq premières générations précédentes proviennent du continent africain.

J’invite tous les lecteurs de mon blog à préciser leurs convictions racistes, à segmenter leur xénophobie non plus envers tous les étrangers mais exclusivement à l’égard des personnes issus du continent africain : noirs et civilisations arabes. Ils nous détestent et nous le rappellent tous les jours à travers les reportages médiatiques ; mais encore dans notre immeuble, dans notre quartier, le commerce, les services publics et le secteur marchands : rendons le leur ! Certes à l’égard des étrangers en général la xénophobie et le racisme sinon l’antisémitisme ne sont jamais loin, c’est tellement plus facile de détester que d’aimer. Mais ceci nous empêchent de voir dans l’autre, un alter ego avec qui nous pourrions utilement échanger, vivre, travailler, décider : il s’agit de s’ouvrir au monde indien, asiatique, israélien voire palestinien, amérindien, continent américain dans sa totalité, russe, australien… Tous sauf les africano-maghrébins quelques soient leur lieu de naissance ; ces derniers étant de comportements malsains à notre égard. Ils ont tous. Constatez aussi que les autres étrangers n’ont rien tous comme nous autres. En l’occurrence je n’encourage aucun d’entres-vous à vous conduire en raciste à leur égard car ils le font largement à notre place, mais surtout de ne pas se rabaisser à leur niveau de comportement quel-qu’ils soient. Pour plus de détail cf ceci :

https://jeremiedeniscolombes92.wordpress.com/2015/10/17/un-combat-pour-la-france-je-suis-nous-sommes/

Cependant il est nécessaire de se poser quelques réflexions à leur propos : Que vient-il faire ici ? « Leurs » écoles de médecin sont-elles aussi bonnes que les « nôtres » ? Est-il vraiment compétent, s’il est franco-maghrébin, ou de couleur ? Je suis tenté de dire « Vive le local, puis l’Europe d’abord et sus au global ! Des incompétents embauchés plus facilement, des entrepreneurs moins efficaces et moins respectueux de leurs clients que nos congénères bien français sinon d’autres étrangers bien meilleurs. Avec les résultats que l’on sait. Autrement à l’échelle de notre territoire les conséquences de leur présence sont déjà connu : Chômage persistant, croissance en berne, banlieues à feu et à sang, multiplication des délocalisations, explosion des revendications types SOS RACISME et Cie multinationale de la victimisation et du prêt-à-penser, montée des extrémismes pour ne rien arranger, fuite des cerveaux, évasion fiscales, perte d’influence en Europe et dans le monde, système éducatif inadapté et santé publique en voie de précarisation, disparition de la reconnaissance des personnes motivées à leur travail (quand ils en ont un), négligence des droits aux RTT (dont les mauvais esprits  préfèrent l’appeler « Reviens de Temps en Temps »), déficit abyssal sans fin, divorce entre salariés et dirigeants d’une part, des dirigeants et des chômeurs d’autre part, enfin des salariés et des chômeurs, discrédit de la classe politique, incapacité à expérimenter des voies nouvelles, pressions de la rue, déficit du dialogue social sinon des minorités inaudibles, institutions incompétentes, etc.

Dans les entreprises il est d’interdit de dire, ou d’exprimer son rejet de l’autre sous peine de perdre son emploi ; et pour cause : la majorité -comme déjà dit plus haut- qui s’y trouve est issue de la diversité ! Toujours désireux de s’internationaliser encore et toujours, les dirigeants d’entreprises veulent faire évoluer les esprits et les pousser à voir désormais la planète comme un terrain de jeu habituel. Et gare à celui ou celle qui s’oppose à la diversité : il sera catalogué au banc des chauvinistes imbus d’esprit. Faut-il les appeler nos voisins, Nos collègues ? Nos collaborateurs locaux ? Faut-il se contenter de citer leur pays d’origine comme des fans -ou leur « double-nationalité » que nous autres n’avons pas- comme des idolâtres dans l’extase d’admiration de leur existence ? L’essentiel du prêt-à-penser est de rayer définitivement le mot « étranger » de notre vocabulaire afin d’éliminer tout risque de connotation négative voire d’amalgame anachronique. Ouvrons-nous aux autres mais pas à n’importe qui ! Apprenons d’eux quand ils s’intéresseront à nous. Mutualisons nos bonnes pratiques. Observons nos différences et copions-nous mutuellement afin de compenser l’insuffisance ou le manquement de l’autre. Prenons l’air du large, et si l’on peut voyager, partons sans a priori ni œillères à la découverte de tout ce qui ne nous ressemble pas, si peu que l’autre fasse de même pour nous.

Nostalgie : c’était mieux avant ou De la lâcheté opposé au courage

Un jour, en rentrant chez moi, je me suis fait insulté par un jeune dont je ne donnerai pas plus de 13 ans, de « vieux con ». J’ai 40 ans. Je ne me suis pas arrêté, quel genre de conversation aurai-je pu avoir avec un esprit en début d’apprentissage de la vie ! Un phénomène souvent appelé au sens large, au delà de ma personne, celui de cette même injure : « vieux con ». Et puis il y a les expressions qui se transfèrent d’une génération à l’autre : « De mon temps… », « Quand j’étais gamin », « à mon époque… », etc. Autant d’expressions que les gens de ma génération finiront peut-être par utilisé sans même nous rendre compte du ridicule de nos propos. Un phénomène qui dure probablement depuis au moins trois siècles. Et puis, il y a la formule nostalgique : « C’était tellement plus facile avant ! » Réponse de l’interlocuteur destinataire : « Ah oui, vraiment ? » A ce moment là moi je serais tenté de lui dire Oui, vraiment. En fait tous dépend pour qui. C’est un peut comme l’étranger au chapitre précédent ; il y a le « bon » étranger avec la définition que chacun voudra donner, puis le « mauvais » étranger. Eh bien pour la nostalgie c’est pareil : Il y a « la bonne nostalgie » et la « mauvaise ». Tous dépend du passé de chacun et de quoi l’on parle.

La mauvaise nostalgie reprendra quelques exemples comme le suivant :

    • « Peut-on imaginer ce que représentait la perspective du goulag qui a plané pendant des décennies au dessus de la tête de tous ceux qui osaient exprimer des opinions contraires au pouvoir en place dans l’ex-Union Soviétique ? »

Publié par jeremie92

Je suis un professionnel disponible, autodidacte et motivé : je mets à disposition mes compétences en freelance, soit en portage salarial à distance en télétravail ou sur place au choix de l’entreprise : Rédacteur web sinon blogueur professionnel pour les entreprises. Je peux aussi me rendre disponible pour des tâches en fonction support tels que la gestion administrative commerciale, l’achat, les moyens généraux, les ressources humaines et même la comptabilité. Mon taux journalier s’élève à 50€. Il est demandé un acompte de 50% pour couvrir les frais. Je n’ai pas de préférence sur les conditions et l’aménagement du temps de travail, mais j’ai une petite préférence pour les branches d’activités : sociologie, médias, radios et audiovisuel. Ce qui ne veut pas dire que je me ferme à d’autres opportunités ; je suis plutôt flexible, ce que je demande en tout bonne foi c’est de la sincérité et de l’authenticité

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