Comment sera le monde en 2020

Le rapport de la CIA selon Alexandre ADLER

Comment sera le monde en 2020 (Alexandre Adler- 2005- édition Robert Laffont)_Analyse

Nous sommes en 2016 : faisons le point

VERS UNE MONDIALISATION PLUS MALHEUREUSE

Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Amérique s’efforce de comprendre le monde, de le façonner à son image, de le protéger, de le modifier, toujours dans son intérêt !

En 1820, malgré l’exellence de sa marine de guerre, l’Amérique n’avait aucun moyen militaire, même indirect, de faire prévaloir sa volonté jusqu’à l’isthme de Panama. Et dès 1860, l’Amérique  n’a pas su anticiper la situation de 1900, où elle s’avérerait être surtout une des belles affaires des migrants européens attirés par le nouveau Continent en raison des bouleversements économiques et sociaux européens (religion, sous-production, pauvreté, antisémitisme).

Constatation : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_etats-Unis#Naissance_des_colonies_britanniques

On assigne à juste titre l’idéalisme parfois naïf du président Woodrow Wilson, et dans l’opposition à son projet de Société des Nations, l’isolationnisme  égocentrique de l’Amérique profonde. En vérité c’est pour se séparer définitivement de la Grande Bretagne en particulier (l’indépendance de 1776) et de l’Europe de l’ouest en général que l’Amérique du Nord a refusé d’adhérer à la SDN ; les républicains du congrès en ont été les principaux décisionnaires et furent  les parlementaires majoritaires en 1920, et c’est pour cette raison que l’on parle d’isolationnisme.

Constatation :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Societe_des_Nations#La_Societe_des_Nations_:_la_critique

Les plans Dawes et Young aboutiront plus tard à un mécanisme circulaire de paiement des réparations allemandes, facilité par d’importants investissements d’outre-Atlantique en Europe centrale qui dynamiseront la croissance allemande et par le paiement de la dette française envers les Etats-Unis au moyen des contributions d’outre-Rhin. Bien qu’aucune somme définitive ne fût fixée pour la réparation des dommages causés par la guerre, elle fut fixée à un milliard de marks dès la première année pour atteindre deux milliards et demi de mark or en 1928. Ce plan comprenait un emprunt de huit cents millions de marks or et permit une réorganisation monétaire de la Reichsbank. Ce plan fut un échec et en 1929 : la surveillance financière de l’Allemagne par les vainqueurs fut abolie et le total des réparations définitivement fixé par le plan Young. Cependant, ce plan Young n’a jamais vraiment été appliqué, à la suite de la crise de 1929.

Constatation :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Dawes

C’était l’histoire de l’Amérique des XIXe et début du XXe siècle. Mais revenons au sujet principal de mon billet, mon article. Il s’agissait, pour l’auteur, avec les simulations formelles envisagées par les services secrets américains, d’une réflexion globale du monde de demain sur les 15 prochaines années. L’équivalent d’un tel ouvrage résultat du fruit d’ateliers et de conférences organisées existe t-il aujourd’hui, en 2016, en Europe ? A ma connaissance, non. Toujours pas. Allons tous de suite à l’essentiel : la méthode des scénarios alternatifs. Elle comporte à l’évidence un inconvénient majeur : celui de carricaturer une réalité complexe pour la faire rentrer dans un schéma trop contraignant, en chassant certaines objections évidentes. Mais elle a l’avantage de démonter, comme pour un moteur, les rouages du raisonnement principal.

En imaginant les conséquences extrèmes des 4 scénarios envisagés, elle nous fait saisir les éléments singuliers de ces récits qui, détachés ensuite de leur structure initiale, constitueront la trame du récit final sur lequel d’autres auteurs d’autres livres peuvent s’engager si ce n’est déjà fait. Prenons donc, comme en mathématiques, les deux positions limites que sont le maxima et le minima -ce sont l’étude des fonctions étudiés en seconde et en enseignement supérieur. Ces deux positions qui nous permettent de mieux analyser le monde dans lequel nous avons une certaine probabilité de retomber à terme. Un peu comme un cycle, partant du principe que l’Histoire se répête. Seuls les circonstances, les raisons, les civilisations et les mentalités changent.

Maxima (l’angle de l’avenir sous un oeil le plus optimiste possible) : la pax americana. Elle indique la relative période de paix entre les pays occidentaux et les autres grandes puissances, de la fin de laSeconde Guerre mondiale, en 1945, à nos jours, coïncidant avec les dominations économique et militaire des États-Unis, sans forcément l’aval des Nations unies.

Constatation :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pax_Americana#cite_ref-1

Une gouvernance mondiale -un pax- au final qui a fait son temps : http://www.leconomiste.com/article/lamerique-commence-douter-de-la-pax-americana-brpar-francis-ghiles.

La crise allemande, combinée à des critères de convergence économique très stricte pour l’instauration de la monnaie unique, entraînait toute l’Europe dans un accablement déflationniste dont débute la victoire finale de l’adoption de l’€uro pour une douzaine d’états européens (la CEE), victoire qui n’aura pas suffit à relancer la machine de la croissance. En effet, l’Allemagne est resté séparé en deux jusqu’en 1990, ce qui empêcha en vérité, la réunification parfaite de l’Europe occidentale ensuite.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemagne_de_l’Ouest

L’Angleterre, en partie suivie par les pays nordiques, en profitait pour reprendre sa place  au milieu de l’Atlantique afin de poursuivre sa croissance indépendamment des autres pays européens. A cette époque, le gouvernement travailliste britannique se montrait particulièrement méfiant à l’égard de toute initiative visant à introduire la supranationalité dans les questions d’une création de CEE. Elle n’avait pas à s’y contraindre car elle n’avait pas été battu durant la seconde guerre mondiale, comme la plupart des autres nations d’ailleurs, seule la France et la Pologne furent sous l’occupation allemande d’Adolf Hitler.

http://www.persee.fr/doc/polit_0032-342x_1965_num_30_1_2250

Le prix des matières premières, particulièrement des hydrocarbures, a beaucoup progressé depuis. Sans doute la combinaison d’une instabilité géopolitique lancinante et la poursuite d’une expansion chinoise, encore insuffisamment accompagnée de gains de productivité mais quantitativement impressionnante, jouaient-elles en faveur d’une hausse durable, comme le dit le rapport du NIC. (National Intelligence Council- Conseil des agences de renseignements américain). https://books.google.fr/books?id=hVcLAwAAQBAJ&pg=PT148&lpg=PT148&dq=Rapport+du+National+Intelligence+Council+sur+la+hausse+des+matieres+premieres&source=bl&ots=coDbRIay8M&sig=_pooRq84M68JW8XW5JsHYSSqvts&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjUyuPViqzJAhVFPRoKHcNqCZQQ6AEIIDAA#v=onepage&q=Rapport_du_National_Intelligence_Council_sur_la_hausse…

A l’instar de tout phénomène historique profond, cet état des choses a deux faces :

  1. Pour une part, il apaise certaines tensions sociales fortes, par exemple en Arabie Saoudite, à terme en Irak, et surtout en Afrique du Sud. Cet apaisement contribue effectivement à la stabilisation globale d’un monde aux tendances instables et inégalitaires.
  2. D’un autre côté, ce décaissement lié à la hausse des prix est opportun à tous égard pour les pays de l’OCDE -Organisation de coopération et développement économiques.

Tous cela permet une répartition des richesses démagogique qui remet en selle l’Islamo-fascisme en Iran et finance sans problème la prédication intégriste musulmane ; puis la mise en oeuvre du programme terroriste d’Al-Qaïda.

http://proletariatuniversel.blogspot.fr/2011_01_16_archive.html

A cette toile de fond qui restreind tout de même la liberté de manoeuvre de la puissance américaine dans le monde, ajoutons seulement à présent les simples éléments qui ont varié sur le plan politique. Une contestation, elle-même mondialisée, de la pax américana a marqué partout dans le monde des points significatifs. Au lieu d’un glissement à gauche de toute l’Amérique latine, il y a à présent le duumvirat mexicano-brésilien (Salinas/Cardoso) ; soit l’alliance entre les deux présidents de ces deux pays ; alliés des Etats-Unis et partisan de l’instauration d’un marché commun jusqu’au Canada. Le Brésil au moins est une puissance économique très à cheval avec le libéralisme. Seule la Colombie continue à faire des siennes. Une Amérique latine diversifié humainement, moins individualiste que les USA, mais qui a su se remettre en question face à la politique pesante de Washington, et d’une mondialisation de plus en plus sauvage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Amerique_du_Sud#cite_ref-PPP_GDP_5-0

Et même constat au Moyen-Orient où  le fondamentalisme l’Islamique traditionnelle était encore dans les années 90 proche du socialisme radicale -pour ne pas dire communisme- un islam conservateur ; Le Qatar a troqué ce courant hostile archaïque et anti démocratique contre la mondialisation libérale, le libre-échange, la diplomatie…du moins en apparence seulement.

http://reunion.orange.fr/video/actu/campagne-france-info-le-qatar-integre-la-zone-euro.html

Il n’est pas jusqu’à l’Europe continentale qui n’ai connu une phase aiguë d’anti-américanisme : en Allemagne oui, mais Schröder n’y est pour rien ; d’abord l’ancienne Allemagne de l’Ouest se caractérisait par son américanophilie en raison du soutien américain après la Seconde Guerre mondiale : le plan Marshall et la réaction américaine au blocus de Berlin sont l’une des raisons du miracle économique des années 1950. En revanche, l’antiaméricanisme fut cultivé en République démocratique allemande par le régime communiste. Aujourd’hui, il continue d’y être exploité avec succès dans les Länder de l’Est par les partis d’extrême droite NPD et DVU (par exemple en assimilant le bombardement de Dresde à un holocauste), par la mouvance néo-nazie et par les communistes du PDS. La politique, qualifiée d’« unilatérale », du président George W. Bush, notamment en termes d’interventions militaires et d’écologie, a contribué à l’émergence d’un sentiment antiaméricain y compris dans les partis politiques de gouvernement. La réelection du chancelier en 2003 n’est seulement qu’une circonstance électorale choisi volontairement par les électeurs allemands, choix réalisé sur la base d’un programme et non pour raison d’anti-américanisme. Seule l’élection surprise (2004) du socialiste Zapatero en Espagne, reproduite à l’identique au Portugal à la fin de la même année justifient un anti-américanisme. Malgré un sentiment antiaméricain dans la population, l’Espagne a rejoint l’OTAN et participa, sous le gouvernement de José María Aznar et contre l’avis d’une majorité écrasante de la population, à la guerre en Irak aux côtés des États-Unis. En2004, la population élisait le candidat socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, qui promettait un désengagement immédiat des troupes espagnoles d’Irak, ce qu’il fit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Antiamericanisme#Europe

À partir de 2002, la diplomatie française s’oppose de plus en plus frontalement à la volonté de l’administration américaine d’intervenir militairement en Irak. Le 14 février 2003, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours s’opposant fermement à l’entrée en guerre ; c’est le plus grand contentieux entre les deux pays. Cependant, la France décide d’ouvrir son espace aérien aux avions militaires américains qui sont utilisés pour bombarder l’Irak. Parallèlement, s’accentue en France un sentiment négatif à l’égard de la politique des États-Unis. Lors d’un sondage CSA-La Croix, réalisé le 22 septembre 2004 à l’occasion des élections présidentielles américaines, 33 % des Français se disent « inquiets » à la volonté des États-Unis d’entrer en guerre contre l’Irak, contre 12 % quatre ans auparavant. Et 87 % d’entre eux auraient voté pour l’opposant John Kerry. George W. Bush remportera finalement ces élections, au regret de nombreux Français qui craignent que cette réélection empêche une véritable reprise des relations politiques. Mi-2004, le commerce bilatéral a repris une activité normale et certains Américains ont même proclamé que la France avait eu raison de ne pas intervenir militairement…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_les_etats-Unis_et_la_France#La_crise_de_la_guerre_dIrak

En 1999, en Inde, le Bharatiya Janata Party (BJP, droite nationaliste), devenu au fil des années 1990, le principal opposant au Congrès, parvient à former un gouvernement de coalition qui, pour la première fois, se maintient au pouvoir jusqu’au terme de son mandat de cinq ans. Cependant, en 2004, le Congrès remporte les élections et forme l’Alliance progressiste unie. Cette coalition est largement défaite par le BJP en 2014. L’actuel Président de l’Inde est Pranab Mukherjee depuis 2012, issu du Congrès national indien. Aujourd’hui, l’Inde est reconnue comme une puissance émergente. Après avoir lancé le Mouvement des non-alignés sous l’impulsion de Jawaharlal Nehru, elle tisse désormais des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : les États-Unis dans le cadre du programme Next Steps in Strategic Partnership (NSSP), la Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d’un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays. Le pays a également avancé sa candidature auprès du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inde#Contexte_politique

Un autre cas est à mettre en évidence : celui de la Corée du Sud, qui jusque 2013 se sentait toujours menacée dans ses oeuvres vives par une Corée du Nord paranoïaque , cette dernière avait conféré le pouvoir à une gauche populiste et anti-américaine. Elle avait conduit une stratégie politique tournée vers le rejet de la défense nationale, la recherche d’une garantie directe de la Chine, qu’elle voyait remplaçante de la présence américaine. Fin mai 2013, un accord de paix est proposé à Séoul pour officiellement mettre fin à la guerre entre les deux États coréens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Coree Apres-guerre

C’est ici que commence le sénario de l’hypothèse le plus pessimiste. Il est énoncé de la sorte. Minima : Le cycle de la peur dans les termes du NIC, c’est à dire, pour parler clair, Le chao mondial. Prenons le monde des années 1930, où l’on a distinctement le sentiment que plus rien n’empêche à la volonté de puissance de l’instauration des fascismes, encadrés par Hitler à partir de 1933, et ce jusque ses premiers échecs de 1940-41 dans le ciel de Londres et aux portes de Moscou, malgré l’occupation allemande d’un pays capitulant, la France. Pourtant, à y regarder de plus près, les futurs alliés de la coalition anti-hitlérienne remportent tout de même quelques succès partiels qui devaient s’avérer fort utiles au coup suivant :  par exemple, les succès de politique intérieure de Roosevelt qui immunisaient les Etats-Unis, l’abdication du roi Edouard VIII en Angleterre, qui décapitait le parti pronazi à Londres, l’échec du putsch des officiers les plus favorables à l’Allemagne nazie au Japon en 1936, l’épuisement physique du fascisme espagnol qui conduira Franco à renoncer à toute entrée en guerre en  1940. Tous ces petits cailloux sur le chemin de Hitler ont beaucoup fait pour son échec final, quand bien même l’axe Berlin-Rome-Tokyo remportait les plus grands succès apparents.

A fortiori, aujourd’hui, le modèle minimal imaginé en 2005 est devenu réel en 2015. L’industrie aux États-Unis était un secteur important de l’économie. Les États-Unis occupaient la première place mondiale pour la production industrielle en 2004. Mais le rapport Global Trends 2015, publié par le National Intelligence Council (NIC) en 2000, prévoyait, parmi d’autres scénarios, une diminution de l’influence américaine dans les affaires internationales en raison d’une économie intérieure stagnante et d’une reconfiguration de l’ordre international. Fin 2012, le rapport du NIC Global Trends 2030 confirme l’évolution du système international vers une géopolitique multipolaire, et questionne pour la première fois l’avenir du leadership des Etats-Unis dans le système international, alors qu’il était tenu pour acquis dans les versions précédentes des autres rapports annuels.

http://ceriscope.sciences-po.fr/node/551

Cependant, les Etats-Unis restent en 2015, le premier producteur du pétrole au monde. malgré la hausse des prix.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/11/20002-20150611ARTFIG00208-les-etats-unis-deviennent-le-premier-producteur-de-petrole-du-monde.php

En tous cas d’après l’auteur, six irruptions catastrophiques sont encore repérables, puisqu’il reste encore 5 ans, avant la vérification définitive de la crédibilité du livre :

  • La posture économique des Etats-Unis

Poussé par des forces populistes et démagogiques, le protectionnisme réapparaît aux Etats-Unis, suivi par l’Europe et le Japon, mais dans la mesure où chacune de ces régions du monde agissent depuis 2014 dans leur propre intérêt. Pour l’Europe c’est un échec. L’Europe est le seul territoire économique au monde ouvert et offert à ses concurrents sans qu’elle impose la moindre réciprocité. En matière de marchés publics (1000 milliards d’euros par an), le taux d’ouverture européen est de 90 % mais de 32 % aux États-Unis, 28 % au Japon et de 0 % dans les «pays émergés»! L’Europe est pour l’essentiel soumise aux normes techniques américaines comme à des législations protectionnistes, nord et sud américaines, russe et chinoise : Bruxelles interdit ainsi les aides publiques et les concentrations en contradiction avec tous nos concurrents, lancés depuis longtemps dans la constitution de géants industriels. 

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/05/15/31001-20140515ARTFIG00296-alstom-de-l-echec-au-sursaut-national.php

Ailleurs les priorités ont changé et se sont concentrées sur le Moyen-Orient et la guerre contre le terrorisme.https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_la_Chine_et_les_etats-Unis#cite_ref-40

  • La perturbation de la mondialisation entraîne en Chine le triomphe des forces autarciques

Lors d’une réunion avec le ministre chinois des Affaires étrangères Chang Wanquan,  le ministre russe de la défense Shoigu a souligné que les liens militaires de Moscou avec Pékin étaient sa « priorité absolue ». Dans une autre rencontre bilatérale, les gros bonnets de la défense iraniens et russes ont confirmé que leur coopération sera une des pierres angulaires d’un nouvel ordre multipolaire et que Moscou et Téhéran étaient en harmonie quant à leur approche stratégique des États-Unis. L’idée de coopération dans la défense entre la Chine, l’Iran et la Russie, contre le bouclier antimissile de l’OTAN est restée d’actualité depuis 2011. Dès lors, l’Iran s’est rapproché pour devenir un observateur dans l’OTSC -Organisation du Traité de Sécurité Collective dirigée par la Russie et les pays l’imitrophe- comme l’Afghanistan et la Serbie.

Après la rencontre de l’élu politique iranien Hossein Dehghan et la délégation iranienne avec leurs homologues russes, il a été annoncé qu’un sommet tripartite se tiendrait entre Pékin, Moscou et Téhéran. L’idée a été avalisée ensuite par la délégation chinoise.

L’ancien grand conseiller en politique des états-unis et de la sécurité américaine de 1977-1981, Zbigniew Brzezinski, a mis en garde les élites américaines contre la formation d’une coalition eurasienne « qui pourrait éventuellement chercher à contester la primauté de l’Amérique ». Selon Brzezinski, une telle alliance eurasienne pourrait naître d’une « coalition sino-russo-iranienne » avec Pékin pour centre. Dès lors en cette année 2015, la Chine est une puissance résolue contradictoire face aux Etats-Unis.http://www.solidariteetprogres.org/russie-chine-iran-otan.html

  • Le retournement chinois entraîne à son tour d’autres puissances hésitantes dans un nouvel axe antimondialiste

Depuis un an l’Ukraine est plongée dans la guerre civile. Une guerre qui a déjà provoqué la mort de 6000 personnes, l’exode de plus d’un million de réfugiés et provoqué des destructions considérables dans le Donbass, la région la plus industrialisée du pays. Une guerre qui risque de se poursuivre et de s’étendre en dépit du cessez-le-feu laborieusement négocié à Minsk le 12 février sous l’égide de Hollande et Merkel, mais aussitôt violé.

Pourquoi cette guerre dans un pays en plein cœur de l’Europe ? Pourquoi des peuples, ukrainien et russe, que des siècles d’histoire commune lient, qui vivaient, il y a encore 25 ans, dans le même ensemble politique, économique et culturel, l’Union soviétique, sont-ils dressés l’un contre l’autre ?

Pour les dirigeants occidentaux et les journalistes qui les relaient, la réponse est simple : tout est la faute de Poutine. Selon eux, après la fuite de l’ex-président Ianoukovitch sous la pression des manifestations démocratiques du Maïdan, à la place centrale de Kiev ; un gouvernement pro-européen a été légitimement mis en place. En réponse, Poutine a annexé la Crimée après un référendum qualifié «d’illégal », avant de provoquer la sécession du Donbass -un bassin houiller à la frontière est de l’Ukraine avec la Russie- et de fournir armes et troupes aux séparatistes. Pour les Occidentaux, le gouvernement Porochenko, aujourd’hui au pouvoir à Kiev, et son armée se battraient donc pour défendre la démocratie, l’intégrité territoriale de l’Ukraine et son indépendance face à l’agresseur russe.

Si les responsabilités de Poutine dans la guerre en Ukraine sont incontestables, cette présentation de la crise ukrainienne n’en est pas moins une propagande digne de la guerre froide ! Car cette fable cache bien mal le soutien occidental à un gouvernement ukrainien qui ne représente pas plus que le précédent les intérêts de la majorité de la population et qui s’appuie sur des partis politiques réactionnaires dont plusieurs sont ouvertement d’extrême droite. Elle sert surtout à camoufler aux yeux de l’opinion publique, les grandes manœuvres des puissances occidentales pour soumettre les pays issus de l’éclatement de l’Union soviétique aux intérêts de leurs groupes industriels et financiers.

https://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/un-quart-de-siecle-apres-l

  • La montée en puissance de l’axe eurasien ( Chine, Russie, Iran) provoque un profond trouble en Occident (Europe et Amérique latine)

Le 14 décembre 2008, le Monténégro dépose officiellement sa candidature d’adhésion à l’UE. Le 1er janvier 2009 la Tchétchénie prend la présidence de l’Union Européenne, et la Slovaquie adopte l’€uro. Le 26 mars 2009 : accord du Parlement européen sur le grand marché transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis.
Le 7 mai 2009 : le Sommet pour le Partenariat oriental se tient à Prague. 3 novembre : le président tchèque, Vaclav Klaus, ratifie le traité de Lisbonne ; la République tchèque demeurait le seul état membre qui ne l’avait pas encore ratifié.

2013 :

1er juillet :
adhésion de la Drapeau de la Croatie. L’Union européenne compte dès lors 28 membres. Présidence lituanienne du Conseil de l’Union européenne

Ainsi, comme nous pouvons le constater en citant ces quelques dates, l’Europe unifiée par son économie et partiellement par l’€uro en 2003, est cassé aujourd’hui, non pas en deux…mais en mille morceaux. Car vu le nombre de membres et l’étendue de la zone €uro en cette année 2016, les principes et les valeurs écrites de 1957 à 1992 sont bafoués, vidés de leur sens et comme nous l’avons constaté en 2005, l’avis du peuple, le référendum, n’a plus de valeurs pour nos élites, sauf évidemment si elle va dans le sens de leur ligne idéologique.https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_lUnion_europeenne#2006

Quant à l’Amérique latine, Aujourd’hui, le reflux de la vague de démocratisation globale et une géopolitique éclatée via les rivalités régionales fortes (Syrie/Turquie, Irak, État Islamique, Inde/Pakistan, Iran/Arabie Saoudite, Corée du Nord/Corée du Sud, Chine/Japon…) imposent une feuille de route difficile pour la sauvegarde de la stabilité. Cette amplification des préoccupations de stabilité acquiert une signification particulière en raison de la montée en puissance de ce continent, avec par ailleurs l’Asie et l’Afrique ; le déplacement de l’axe de gravité du monde vers le Pacifique et l’Océan Indien, le nouveau pivot des mers.http://www.ieri.be/fr/publications/wp/2015/janvier/eurasie

  • L’islamisme radical conserve toutes ses chances au Moyen-Orient

Certains constatent que les Américains n’incarnent plus les « policiers de la planète », mais plutôt les premiers générateurs d’un chaos mondial. Les jalons de l’Amérique ? Elles s’appellent Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Ex-Yougoslavie, Ukraine. Autrement dit, le Liban. L’empire US ne veille qu’à ses intérêts propres. Il ne connaît que des pays qui se soumettent à son diktat ou des pays qui s’y opposent et qu’il faut combattre. Les USA ne sont plus qu’un propagateur économique destructeur et, l’OTAN agit dans l’intérêt américain. Leur instrument obéissant. Il est aussi probable que le futur de l’Europe se fera avec la Russie et non pas contre elle. C’est justement cette collaboration que les américains essaient par tous les moyens d’empêcher, sachant qu’il en émergerait un formidable contre-pouvoir économique, social, culturel et peut-être militaire. Un retour au communisme en Occident ? A débattre.https://louyehi.wordpress.com/category/diverses-infos/

  • Dernier étage de la fusée : les braises mal éteintes d’Al-Qaïda sont repartis de plus belle

Là, on peut valider -du moins partiellement- les prévisions faites en 2005 : pas mal pensent aujourd’hui que l’Amérique est coupable du tour pris par les attentats, et que l’immense révolte barbare qui balaye le monde en partie en Afrique et au Moyen-Orient n’est que la juste rétribution d’un occident coupable notamment d’avoir permis l’instauration de l’Etat d’Israël. J’ai toujours pensé que les civilisations arabes étaient autant -si ce n’est plus- antisémites que les nazis et les européens du XXe siècle… Mais concrètement, qui doit « être sur le banc des accusés » ? Google. Et Google c’est qui ? quel pays ? quels relations entretient-elle avec la CIA, les services secrets ? Vous connaissez les réponses….http://www.contrepoints.org/2015/11/21/229910-on-a-trouve-le-coupable-des-attentats-cest-google


Le rapport du NIC en 2005 envisageait deux scénarios pas si dramatiques, mais contradictoires : le monde de Davos et Un nouveau califat.

Le monde de Davos serait en gros, pas de changement : avant la bulle financière de Lehmann Brother (en 2008) suivie de la crise économique élitiste que l’on connaît le monde tournait pas trop mal : le marché de l’emploi se tenait peu ou prou car ceux qui perséveraient arrivaient à se faire embaucher, les banques se tenaient bien, les transactions intérieures et extérieures de biens de consommation étaient bonnes, les alliances, la diplomatie internationale…donc la période 2005 à 2006 qui continuerait ainsi jusqu’en 2020, soit dit sans les attentats, le terrorisme, l’insécurité, et l’effondrement de 2008. Trop d’intérêts fondamentaux de la Chine vont dans le sens de bonnes  relations avec l’Occident et et une partie de l’Union méditerranéenne -conçu par Sarkozy- pour que l’on arrive à une victoire durable du nationalisme pur et dur. Dans le même temps, le rapport notait toutes les évolutions positives des sociétés civiles que permet internet, avec un accès de plus en plus direct à toutes les sources d’informations, les échanges liés à l’immigration par contre sont devenus différents : vu la masse de migrants sur notre sol depuis octobre 2015 ; là en l’occurence Eric Zemmour a raison : c’est « vraiment le grand remplacement » mentionné dans son livre (le suicide francais).  Sinon ne retenant que les aspects positifs de ce monde, on pourrait voir ces migrants comme de la main d’oeuvre, un besoin comblé. Le tourisme de masse, les solidarités religieuses qui s’éloignent de la religion chrétienne pour aller vers le catholicisme, puis du catholicisme vers l’évangélisation, la dérivation sectaire des mormons, des témoins de Jéhovah. Autrefois, le christianisme était proche des gens et incontournable. Aujourd’hui les gens sont en quête de vérité, ils ne croient plus aux valeurs cultuelles d’autrefois, certaines femmes blanches vont même jusqu’à se convertir à l’Islam. Selon la définition des Nations unies un immigré est une« personne née dans un autre pays que celui où elle réside » ; en 2013 l’immigration en France représente 7,4 millions de personnes, soit 11,6 % de sa population, dont environ 5,5 millions (8,3 %) nées hors de l’Union européenne…mais ce sont les statistiques, quels sont les critères de recensement ? combien passent outre ? En un mot le scénario Davos , lequel court en réalité sur toute la surface du globe comme une onde puissante et souterraine, représente un courant de pensée euphorique -un monde sans frontière où l’on est frères et soeurs, la libre circulation des biens et des personnes- que des évènements douloureux peuvent contrarier mais difficilement interrompre.

« L’onde de Davos » aurait donc demeuré un ensemble de forces permanentes de stabilisation de la planète en matière d’économie, de sécurité, de vie sociale… Mais les mêmes forces agissent-elles effectivement sur la crise des société islamiques ? Non, sans doute, pusique le scénario « Ben ladenien, merahen… » d’émergence radical demeure encore et toujours, et tous prête à croire que cela ne fait que commencer. Comme le dit si bien la Bible, « l’homme ne vit pas que de pain ». Certes, l’islamisme contemporain a des racines sociologiques dans l’urbanisation brutale du monde musulman au cours du dernier demi-siècle. Tous les petits chefs d’Al-Qaïda appartiennent aux classes moyenne du Moyen-Orient, du Téhéran, de l’Irak, du Pakistan, de la Syrie à présent. Des aristocrates de naissance pour la plupart. Derrière chaque Emir diplomate il y a toute une organisation mafieuse locale en faveur du terrorisme, du radicalisme, à l’échelle grandeur nature d’un continent comme l’Europe ; c’est un réseau qui n’a que pour objectif final l’anéantissement des occidentaux. Les premiers alliés du mouvement islamiste traditionnaliste sont aussi des négociants forts riches, des ingénieurs et des avocats, le petit commerçant du coin sous l’enseigne Sidi Brahim ; ils sont tous situés dans l’Union Méditerranéenne et ce sont pour une partie d’entres-eux des membres de la famille royale saoudienne, des officiers plein d’avenir au Pakistan, en Egypte et au Maroc. A l’instar du cycle fasciste qui s’était emparé des classes populaires européennes bouleversées par la Première Guerre Mondiale, le cycle islamiste mobilise avec une idéologie relativement cohérente les classes moyennes du monde musulman, bouleversées et humiliées jusqu’à la rage par la perte d’influence de leur monde, face à l’ascension du monde chinois (Indonésie, Malaisie…), de l’Inde (Pakistan, Bangladesh) d’Israël (Proche-Orient), de la culture occidentale, qu’elle soit française, anglo saxonne ou même russe (Caucase et Asie centrale), voire devant la perte d’identité africaine (Soudan, Sahel, Mauritanie, Afrique orientale, Côte d’ivoire, Cameroun).

Est-il juste de ne considérer ici que l’intégrisme islamique, et de passer peu ou prou sous silence tous les autres courants de pensées rattachés à l’Islam ? Celle de L’islam européenne notamment, que l’on ose appeler « modéré » ou incarné par les musulmans républicains, de France etc. …? Pour les américains, la Russie n’a jamais consenti à se proclamer en guerre contre les musulmans, qui ne sont pas des citoyens russes, mais contribuent à fournir en pétrole, en énergie…. Vladimir Poutine en 2015 s’est mis d’accord avec Bachar El-Assad président syrien pour lutter contre le terrorisme local ; puis François Hollande nous avait expliquer au Congrés de Versailles que c’est la Syrie et son président qui sont responsables des attentats, que c’est Daesh qu’il faut viser ?

Le scénario Califat ne peut pas aboutir en tous points. Pas davantage que le scénario euphorisant de Davos. Mais de même que le premier ramenait peu à peu les européens vers la Pax americana (dans le meilleur des mondes, maxima), le second nous fait vite approcher du Chaos (minima, la pire situation). Point n’est besoin d’imaginer  une unification totale des musulmans de la planète pour concevoir l’effet d’entraînement d’un tel phénomène insurrectionnel sur le reste du monde. Cela n’arrivera plus en Amérique Latine, Chavez est mort en 2013. Donc du moins pas au Venezuela.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugo_Chavez. La chine est devenu la deuxième puissance économique mondiale : la majorité des biens importés en Europe et aux USA proviennent des chinois, et le pakistan est déchiré depuis 2008. http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/pakistanterritoires Le Pakistan est endetté, connaît une instabilité avec le territoire du Cachemire, ses relations étroites entre l’Inde, et la Chine reposent sur la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs le Pakistan n’est pas abandonné par la Chine. Les alliances stratégiques et économiques continues, mais indépendamment des intérêts américain. Moscou assouplit sa mise en quarantaine des relations diplomatiques avec le Téhéran. La vielle politique arabe organisé par l’URSS dans les années 80 revient…Le téhéran décide de s’éloigner des djihadistes sunnites.

http://www.24heures.ch/monde/Moscou-assouplit-son-embargo-envers-Teheran/story/24921233

Ce n’est pas bien sûr le niveau essentiel malsain qui distingue tellement les islamistes des autres intégristes dispersés sur la planète, c’est surtout leur capacité qualitativement supérieure à mobiliser et à recruter par internet,  des jeunes esprits au service de leurs ambitions du moment, et dans un second temps, par un mélange subtil d’intimidation et d’ébulation, d’aider à coaguler d’autres forces antimondialistes majoritairement communistes ou d’extrème gauche, lesquelles peuvent rapidement conduire contre toutes attentes au chaos et à la guerre généralisée, non pas militaire comme au XXe siècle, mais guerre civil des pays en perte d’identité, les guerres psychologiques et le communautarisme en France ayant déjà commencé. Par ailleurs, le nationalisme français a dépassé les 30% ! Ce qui est le symptôme de rejet de cette société.

Personnellement, je trouve tel théologien islamiste -quelque soit son courant de pensée dans l’Islam global- illuminé par l’intensité et la ferveur brûlante de sa foi. Dangereux. Ce qui ne fait pas de moi pour autant un chauviniste ou un nationaliste anti moderniste et aveugle du monde qui l’entoure ! Un islamophobe ? Plutôt arabophobe dans ce cas. Mais mon pêché coquin est d’être attiré, je l’avoue, par les antimondialistes contemporain de ce jour comme Eric Zemmour, Michel Onfray -qui souhaite une europe plus humaine que celle-ci auquel cas dans les circonstances actuels il est contre ce mondialisme si j’ai bien suivi la ligne de ses idées- je pourrai encore citer Marine Lepen bien que je sois plutôt de gauche sur les plans économiques et sociaux. Je veux dire très à gauche. Au delà du PS. Mais la nocivité des uns, dans une société qui s’imbibe de leurs discours -les partisans de l’Islam quand cela n’est pas le discours social-démocrate pro-européen bien de chez nous- est incomparable à celle des autres, les minorités en fin de compte parce qu’anti-conformistes, qui se sentent déjà obligé de s’autocensurer dans un système des valeurs qui les condamnent d’emblée : celui de notre France hypocrite qui se dit véritablement laïque et démocratique : ce sont ces mêmes minorités : Zemmour, Onfray, Polony….

Le mouvement intégriste, dont Al-Qaïda n’est qu’une force spéciale d’avant garde, est devenu très majoritaire en Syrie, et, même s’il est divisé et modérés contre les extrémistes, en Irak et en turquie.http://michelduchaine.com/2015/12/02/troisieme-guerre-mondiale-des-milliers-de-soldats-russes-foncent-vers-la-frontiere-turque-pendant-que-les-avions-americains-fuient-le-ciel-syrien/

Les intégristes sont à présent chez eux en Palestine, notamment à Gaza. Leur implantation est sans doute puissante en Syrie et en Libye. En Algérie comme au Maroc, les tentatives de récupération par le pouvoir civil confèrent une légitimité croissante à ce mouvement intégriste qui y est déjà implanté. Sans pour autant réduire réellement les marges d’action des forces les plus radicales, tels la plupart des anciens combattants de l’AIS en Algérie. (Armée Islamique du Salut).

Comment y répondre ?

Le 3 décembre 2015, un nouveau message audio d’Abu Moussab Abd Al-Wadoud, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a été mis en ligne. Abd Al-Wadoud y annonce que le groupe djihadiste basé au Mali, Al-Murabitoun, a rejoint AQMI. La branche du Sahara d’AQMI et Al-Murabitoun ont perpétré la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu à Bamako, capitale du Mali.http://www.memri.fr/2015/12/06/le-chef-daqmi-annonce-la-fusion-du-groupe-avec-al-murabitoun-et-menace-la-france/

Nos amis américains marchent toujours sur des oeufs…quand il s’agit de sécurité internationale, de diplomatie outre atlantique. Et mes analyses ne sont qu’incomplètes, ce billet pourraient être indéfiniment réactualisable, contestable ou approuvable par quelques-uns d’entres-vous chers lecteurs de mon blog. Pour l’instant je me débrouille en récoltant des informations çà et là pour justifier mes arguments par des preuves médiatiques ou en prenant appui sur d’autres blogs, réseaux sociaux etc… pour appuyer mes dires. Quand c’est possible ! les paragraphes précédents qui n’ont pas de liens url je les considère tellement évidents que je n’épprouve pas le besoin de les justifier… A vous cher lecteur, d’en tirer vos analyses, vos convictions… D’après l’auteur, en 2005, le consensus de Washington portait sur trois éléments stratégiques, je ne reprendrais que celle qui sont encore d’actualité en 2016 :

  1. Tout mettre en oeuvre pour ouvrir et aérer le monde de l’Islam en renforçant ses affinités avec ses voisins. C’est déjà chose faite en Indonésie et en Malaisie (cf lien URL ci-dessus). ; qui ont opté pour une identité, en vérité plus arabophile qu’asiatique. C’est la raison stratégique fondamentale du soutien américain de la candidature turcque à l’UE et auparavant de l’appui fourni aux revendications bosniaque et albanaise dans les Balkans, voire, un pont trop loin, de l’appui fourni aux séparatistes tchétchènes dans une phase initiale. La même idée s’applique plus laborieusement au Pakistan dont Washington aimerait faire ressortir l’identité profonde, indienne, pour engager la véritable pacification avec Delhi sur la base d’une conversion durable des deux sociétés civiles. Et même au Soudan où les américains, en jouant à fond la carte de l’Union Africaine, essaient de réintégrer l’Etat islamo-négrier de Khartoum dans une réalité régionale à laquelle son arabité revendiquée lui fait tourner le dos.
  2. L’alliance de plus en plus étroite des Etats-Unis et de la plupart des chiites arabes et indo-pakistanais décourage à l’évidence l’agressivité de Téhéran….
  3. Forcer la main aux régimes autoritaires alliés, afin qu’ils consentent enfin à des élections libres. Contraindre les islamistes modérés à assumer la nouvelle logique intégratrice qu’ils prétendent incarner et couper l’avant garde Al-Qaïdien voire Salafiste de sa base organisée par les Frères musulmans et certains groupes apparentés.

Tous le risque calculé est bien là. Certes, il existe en effet des mouvements nés de l’Islamisme, et ayant partagé initialement ses convictions xénophobes notamment à l’égard des occidentaux et des américains, des russes aussi…bref les civilisations blanches. Des convictions qui ne valent pas mieux que nos chers chauvinistes bien de chez nous : intolérantes, antisémites, philofacistes ; qui ont opéré un véritable tournant vers un conservatisme musulman semi-moderne sans restriction mentale vis-à-vis du pluralisme politique et culturel. Autour de l’actuel gouvernement turc, des adhésions se sont produites chez les islamistes albanais de Macédoine, les islamistes progressistes des frères Khatani en Iran, et dans le parti de la justice  et du développement du Maroc, candidat à la cooptation islamique anti-occidentale par le trône.

L’accumulation de ces trois stratégies ci-dessus  revient à avouer que pour le troisième scénario (la montée du Califat), l’Amérique n’a en réalité aucune stratégie véritable (le contraire serait impressionnant).

Le scénario Davos se poursuit en 2016, du moins en apparence, en tout cas quoiqu’il arrive, en toile de fond mais sans pouvoir réellement peser sur toutes les occurences catastrophiques d’ici à 2020 qui se présenteront inévitablement ; la preuve en est depuis janvier 2015 : Charlie Hebdo, la Seine Saint-Denis. Et le Bataclan boulevard Voltaire le 13 novembre dernier… Et ce n’est que le début ! Pour faire face d’ici aux cinq années à venir, il faut avant toute chose se concentrer sur les scénarios pessimistes, le Califat et le Chaos, afin de les anticiper, de les minimiser avant qu’elles n’arrivent.

Pour cela, je dirais qu’il faut commencer par le commencement : remonter le fil d’Ariane vers ce big bang du choc des civilisations chez nous, que fut l’année de l’attentat de Port Royal à Paris : le 25 juillet 1995 Station du RER Saint-Michel Notre Dame. Et oui. L’origine n’a pas commencé depuis le 21 septembre 2001 avec Ben Laden. Le terrorisme, l’Islamisme radical anti-occidentaux avait commencé bien avant. Souvenez-vous :

Entre juillet et octobre 1995, la France est touchée par huit attentats à la bombe qui feront huit morts et près de 200 blessés. Ceux-ci furent officiellement attribués au Groupe islamique armé (GIA), basé en Algérie, pays qui fut frappé par la guerre civile, bien que certains points demeurent obscurs.

Un projet que visait apparemment un des auteurs de ces attentats, l’Algérien Smain Aït Ali Belkacem, incarcéré à la centrale de Clairvaux. Quatorze personnes, soupçonnées d’avoir planifié une évasion, ont été interpellées mardi en région parisienne et dans le Cantal, parmi lesquelles l’islamiste Djamel Beghal, qui sera condamné à dix ans de prison pour avoir préparé des attentats en France en 2002, par la suite. Une chasse à l’homme est organisée pour arrêter Khaled Kelkal, suspect numéro un après la découverte de ses empreintes digitales sur la bombe d’un TGV. Le fugitif est tué le 29 septembre 1995, près de Lyon, par des gendarmes sur lesquels il venait de faire feu. Une opération de police menée à Paris, Lyon et Lille les 1er et 2 novembre de la même année permet d’arrêter les auteurs présumés des principaux attentats, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem, issus de la mouvance algérienne du Groupe islamique armé (GIA).
Reconnu coupable d’avoir posé la bombe du RER C le 17 octobre 1995, Smain Aït Ali Belkacem et Boualem Bensaïd ont été condamnés à la prison à vie en 2002, peine confirmée en appel en 2003.
– Djamel Beghal avait été arrêté aux Émirats arabes unis en juillet 2001 après un séjour dans un camp d’Al-Qaeda à la frontière afghano-pakistanaise, extradé, puis condamné à dix ans de prison en 2005 à Paris pour avoir projeté un attentat-suicide en 2002 contre l’ambassade américaine à Paris et assigné ensuite à résidence.
– Le 13 octobre 2009, l’Algérien Rachid Ramda, considéré comme le financier des attentats de 1995, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de 22 ans de sûreté pour son implication dans trois des attentats. http://www.lepoint.fr/societe/en-1995-une-vague-d-attentats-islamistes-frappe-la-france-18-05-2010-456348_23.php

Par ailleurs tout porte à croire que l’Iran dispose hélas d’une vraie bombe comme on en fait plus depuis le début du XXIème siècle. Une bombe H. Concrètement ils n’ l’ont pas mais possèdent tous les composants pour la concevoir. Par ailleurs nous avons notre part de responsabilité vis-à-vis d’Israël. C’est notre erreur qui, ensuite, a permis à l’Iran de se doter à son tour, par ses propres moyens après avoir eu comme principal fournisseur d’Uranium et de Plutonium Israël,  les composants  pour concevoir la bombe la plus terrible. http://www.devanture.net/news.php?id=139223

Aux Etats-Unis l’empire du milieu a mieux à faire avec ses excédents de balance commerciale que de financer à nouveau les excès diplomatiques du parti républicain. Pour ce qui concerne l’extrême orient, il faut faire passer sa classe dirigeante du stade du Japon communiste de 1929 à celui du Japon keynésien et civiliste de 1950, le capitalisme ; en lui épargnant et au reste du monde par la même occasion, l’épreuve d’un passage au totalitarisme isolé et chauvine, suivie de la ruine et de l’humiliation. C’est déjà possible : à l’extrème orient les marchés sont déjà ouvert à l’expansion industrielle chinoise, ce qui a renforcé au delà des espérances les plus conservatrices des tendances trop mondialistes… Un mondialisme devenu mauvais pour l’Europe. Donc un mauvais capitalisme. Le capitalisme n’a jamais été bon pour le peuple. Le National-socialisme du XXI siècle ? Osons. (cf Mon billet : Un combat pour la France…)

L’Union méditerranéenne, celle des civilisations arabo-musulmanes, s’est tourné vers l’Europe et le vaste monde, potentiellement démocratiques, car ils sont déjà tous réellement pluralistes, républicaines, démocratiques voire abusivement démocratique…à la limite du laxisme ; c’est parce que leurs civilisations est entretenu de façon honteuse, au détriment du français, de l’européen langda. Ils ont accès aux emplois de toutes sortes, au logement, à l’aide sociale et aux actions humanitaires, que nous autres n’avons pas ou peu (Cf. mon billet : Un combat pour la France : je suis nous sommes). La justice à leur égard est d’une tôlérance…. Et ce qu’importe, né français ou non. « Le grand remplacement » dénoncé par Zemmour. On s’est fait berner bien avant la fin du nazisme de Hitler, ce dernier était aveugle et ne voyait pas la vraie menace…

Le pacte américano-arabe :

  • Le Pakistan, virtuellement depuis sa fondation en 1947, et jusque la fin de la guerre afghane en 1989, fut le partenaire officiel  des Etats-Unis dans toutes ses guerres.
  • L’Arabie Saoudite, quasiment dès l’entrée en scène du consortium pétrolier de l’Aramco depuis 1931 -soit 2 ans avant l’arrivé du IIIe REICH- et sans aucun doute depuis les accords Ibn Saoud-Roosevelt de 1945, connut une sorte de protectorat bienveillant des américains.
  • L’Egypte, depuis la conclusion de la paix avec Israël de 1977, devint le principal allié arabe de Washington.

La solution politique évidente est bien sûr de favoriser dans ces trois grands pays le changement de système politique, mais à condition de savoir que celui-ci passe nécessairement par l’affrontement. Affrontement interne d’abord entre chrétiens, musulmans modérés et radicaux. Confusion des esprits, pertes des identités entre arabes en somme. Puis, après recrutement en Europe de tous les arabes, un affrontement vis à vis de l’Europe, enfin, pour servir l’Amérique : l’UE remplacé par l’UI. Union Islamique.

A propos du président du CNR -Conseil National du Renseignement en 2005

La carte du monde futur repose sur le même modus operandi qu’à la précédente étude, en recourant à des démarches et des méthodologies diverses, notamment avec le lancement de consultations approfondies auprès d’un large échantillon d’experts gouvernementaux et non gouvernementaux :

  • Le rapport Tendances mondiales 2010 était issu d’une série de conférences organisées dans le district de Washington, auquelles avaient assisté des figures éminentes, du milieu universitaire et du monde des affaires, dans le cadre d’un échange avec des experts de la communauté du renseignement. Les discussions ont abouti à ce que l’on sait : un système bancaire instable, des entreprises sans identité, flottante qui s’implante où bon leur semble à la recherche du marché pas cher et de meilleurs profits, des inégalités, des pauvres de plus en plus pauvres.
  • Les Tendances mondiales 2015 se voulait un travail de réflexion ambitieux et novateur, qui a permis d’identifier 7 moteurs essentiels du changement mondial : la démographie (le changement des civilisations blanches par cette race si inférieur provenant du continent africain : le grand remplacement non seulement en Europe mais sur toute la planète ; et pour cause : ils se reproduisent plus que nous…) ; les ressources naturelles et l’environnement ; la science et la technologie ; l’économie mondiale et la mondialisation ; la gouvernance mondiale et internationale (ONU, OMS, FMI etc…) ; les conflits à venir d’ici à 2020 et le rôle des Etats-Unis.
  • Ces conférenciers ont fait appel davantage à des scénarios pour une prise des consciences : efforcer les populations à saisir et anticiper ces interactions que les tendances dominantes prévues seraient susceptibles de déclencher.

LE PAYSAGE MONDIAL EN 2020

Certitudes relatives
  1. Mondialisation largement irréversible, pour un monde déjà moins occidentalisé.
  2. Une économie mondiale assurément bien établie
  3. Une minorité d’entreprises de taille mondiale, dont on a du mal à localiser la maison mère, le pays de création, facilite la propagation des nouvelles technologies, des conférences, des associations ou établissements privés dérivés portant la même raison sociale. Ceci afin de semer la confusion dans les esprits des salariés et des chômeurs, avec une croyance dominante que ces entreprises sont inattaquables. Ces mêmes entreprises qui ont plus de pouvoirs que l’Etat de chaque pays !
  4. Un pouvoir existant des acteurs non étatiques (ONG entre autres).
  5. L’Islam -un état dans l’Etat- (cf mon billet : un combat pour la france...) est une force puissante.
  6. Un arc d’instabilité qui englobe le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique.
  7. L’impossibilité de voir un conflit entre puissances majeures dégénérer en guerre totale. Mais en revanche de plus en plus de guerres civiles dans chaque pays, de pertes des repères, d’identité, d’origine… compte tenu de la montée de l’Islam, du grand remplacement que j’ai déjà précisé plus haut par cette nouvelle civilisation arabo-africaine.
  8. Des questions environnementales et éthiques encore plus au premier plan ; l’exemple d’une envie d’écologie forte en France et la COP 21 à Paris en ce mois de décembre 2015.
  9. Les Etats-Unis ont perdu un peu de leur prestige unique sur les plans économiques, technologiques et militaire ; la raison s’explique par le développement de la Russie de Vladimir Poutine, et de la Chine.
  10. La tendance à une population vieillissante du fait de l’insuffisance de naissances au sein de notre civilisation ethnique (de peau clair majoritairement en Europe, aux Etats-Unis et en Russie).
Interrogations pour les 5 ans à venir :
  1. La profondeur de l’écart entre « les plus chanceux ou les réussissants » et « les laissés-pour-compte » ; la régression des démocraties les moins libérales ; la gestion et la maîtrise de la crise financière à durée indéterminée (depuis 2008).
  2. L’inaptitude de l’Union Européenne à adapter la force ou les compétences des travailleurs, leur système de protection sociale et l’intégration (forcée, au détriment des européens) des population immigrés provenant majoritairement du continent africain.
  3. La faiblesse et l’inefficience des Etats et des institutions internationales politiques à s’imposer ou à négocier vis à vis des acteurs non étatiques.
  4. L’impact des courants religieux sur l’unité des Etats et leur conflictualité potentielle ; la montée de l’idéologie djihadiste.
  5. Des puissances nucléaires moins nombreuses dans l’optique d’une recherche plus orientée vers l’écologie ; la faculté des terroristes à acquérir des armes de toutes sortes par des moyens détournés : biologiques (des médicaments vendus dans le commerce dont les effets seraient désastreux, mis en place à l’abri des autorités publiques, par des terroristes par exemple) ; chimiques (même concept avec les produits alimentaires) ; radiologiques (par les ondes, les radios, la télévision) ; ou par voie aérienne (la respiration dans l’air empoisonné d’un toxique qui ne tuerait que l’être humain : on pourrait faire référence à la science fiction comme le film « phénomène »).
  6. Les évènements accélérateurs conduisant au renversement de certains régimes ; qu’ils soient reposés sur l’humanisme ou sur le totalitarisme ; afin de les soumettre à un capitalisme semi-islamisme mondialisé.
  7. Aucun pays n’osera défier un autre pays et les Etats-Unis commencent à perdre leur avance scientifique et technologique.

METHODOLOGIE

DEVELOPPEMENT DES SCENARIOS

Si les projections en ligne droite sont utiles pour établir une base de travail et énoncer un scénario d’ensemble, elles présentent en règle générale une vision unidimensionnelle des évolutions futures, et tendent à focaliser l’attention de façon exclusive sur la « prédiction ». Les scénarios offrent une vision plus dynamiques de ces futures possibles, et se concentrent sur leur interactions sous-jacentes, susceptibles de révéler une signification politique particulière. Ils sont surtout utiles à la réflexion sur l’avenir en périodes de grande incertitude, évaluation estimée aujourd’hui non plus aux 15 prochaines années, mais aux 5 dernières années, tenant compte du fait que nous sommes en 2016, et que les analyses décrites par l’auteur sont : soit totalement impossibles/non réalisés ; soit semi-réalisés ; soient réalistes mais avec une forte probabilité réelle d’arriver tenant compte des circonstances actuelles au moment où je rédige cette article. Nous sommes en janvier 2016… Ces scénarios aideront mes lecteurs à y voir plus clairs, à se réveiller, à rompre avec la pensée conventionnelle et les hypothèses les plus élémentaires, pour favoriser la prise en considération d’un plus large éventail de possibilités -non sans tenir compte des risques et des opportunités.

Les 6 ateliers internationaux auquel a participé l’auteur ont livré en 2005 une énorme quantité de données et d’analyses sur les principaux éléments moteurs des mutations régionales (au sens mondial donc les pays) à l’échéance 2020. L’équipe du projet NIC -National Inteligencia Council- 2020 avait mené des recherches complémentaires il y a 10 ans, publié des ébauches de mémoires et lancé des tables rondes et des conférences de suivi. Ils ont analysé  les conclusions de ces ateliers et mis en évidence les tendances régionales fondamentales comportant des incidences planétaires. Un examen a été réalisé sur la totalité des moyens techniques élaborés du point de vue territorial mais limité à certains espaces, pour cerner des tendances dominantes à l’échelon transrégional : l’ensemble du continent américain, l’UE, la méditerrranée, l’Eurasie, le Proche-Orient et l’extrème-Orient. Enfin, ces conclusions primordiales ont été gardées en réserve pour servir de base au développement des scénarios planétaires ainsi envisagés.

Pour lancer leur élaboration, l’équipe du projet NIC 2020 a créé un Groupe de pilotage scénarios (SSG). Ce petit ensemble composé de membres respectés de la communauté des politiques, de « think tanks » et d’analystes du monde du renseignement a pu examiner les synthèses des données collectées. Les synthèses ont permis au groupe d’envisager des concepts scéniaristiques tenant compte de l’interaction entre certaines composantes déterminantes du changement mondial. Le SSG a examiné la production de ces ateliers internationaux et exploré les bases de scénarios auquels ils ont donné lieu, afin d’évaluer leur crédibilité et leur pertinence politique. L’étude attentif des travaux de prospection a été mené dans le secteur public et le secteur privé qui recouraient eux aussi aux techniques de scénarios. Les meilleurs ont été retenu, avant d’élaborer une démarche en combinant l’analyse de tendance et la méthode du scénario. Parmi les études qui ont influencé le travail de tous, on peut citer les travaux de Goldman Sachs,  du ministère britannique de la Défense et de Shell International. Ces scénarios étant explorés depuis bien longtemps maintenant, critiqués et débattu au sein du SSG et avec les autres groupes constitués par le NIC, 8 scénarios particulièrement riches ont été retenus et élaborés. Le NIC a ensuite ouvert un atelier de finalisation,  composé d’un groupe d’experts plus large. Ils ont examiné les 8 scénarios, discuté les mérites et les faiblesses, pour réduire à 4 le nombre d’hypothèses intégrés dans le document final. Ce sont ces 4 scénarios que je reprendrai en détail dans cet article qui ont été sélectionnés en fonction de leur degré de pertinence en 2005, pour les décideurs politiques de l’époque ; et je vais pouvoir apprécier leur crédibilité à présent en cette année 2016, bien qu’il y ait encore 5 ans avant de valider ou non, la crédibilité de ces 4 hypothèses.  Ce ne sont pas des prédictions, mais des suppositions….c’est ce que prétend l’auteur. Et ces 4 possibilités ne s’excluent pas les unes des autres, elles peuvent se combiner, se succéder…

OUTILS INTERACTIFS

Nouveauté significative, le projet NIC 2020 emploie aussi des technologies informatiques et des outils analytiques qui n’étaient pas disponibles au XXe siècle. Et qui sont à peine utilisé au début de ce XXIème siècle, il vous faudra donc être indulgent ou exigeant sur votre analyse de lecture de mon article selon le cas. La portée et le champ planétaire du projet exigeaient un engagement sur un dialogue futuriste qui pour nous, est devenu le passé ou le présent, et le futur proche pour 2020… ininterrompu à l’échelon mondial. Autre chose la CIA a toujours une avance sur tous le monde ; y compris les médias et les pouvoirs publics… Le fameux site dont fait référence l’auteur n’existe plus : htttp://cia.gov/nic. et vous allez atterrir sur rien, au mieux sur un autre site totalement hors sujet. Essayez vous allez voir… Tenez moi au courant !

RESUME OU MISE AU POINT

Au delà de sa spécificité, c’est la magnitude et la vitesse du changement induit par une planète déjà mondialisée qui constituent déjà le trait dominant du monde de 2016, et qui le sera encore en 2020. Retenons aussi quelques traits fondamentaux de ce monde futur : la montée continuelle des nouvelles puissances, de nouveaux défis pour les modes de gouvernement et un sentiment d’insécurité omniprésent, compte tenu du terrorisme notamment.

DE NOUVEAUX ACTEURS MONDIAUX

La force de l’Europe devrait résider dans sa capacité à proposer aux puissances montantes un modèle de gouvernance mondiale et régionale ; ce que déjà avait tenté Nicolas Sarkozy en parlant d' »Union méditerranéenne » en 2010 et ce qu’essaie de faire François Hollande petit à petit sans consulter la population française. Il faut ajouter un peu plus de libéralisme pour conforter le projet commun entre républicains et socialistes : Soit les membres de l’UE adaptent leur main d’oeuvre, réforment leur système de protection sociale, leur éducation et leurs systèmes fiscaux, et accueillent des populations immigrés en volume croissant (en provenance surtout des pays musulmans), soit ils seront confrontés à une longue période d’immobilisation économique. Voire une dépression… N’est-ce pas déjà le cas en ce moment même ?

La Russie détient tout le potentiel nécessaire pour rehausser son rôle international, en raison de sa forte position d’exportateur de pétrole et de gaz. Pourtant, elle affronte une grave crise démographique, résultant d’un faible taux de natalité, d’un système de santé médiocre et d’une épidémie de sida potentiellement explosive. La prostitution est courante à Moscou, très peu de famille, beaucoup d’hommes et de femmes célibataires avec peu de ressources. Si ces facteurs politiques et sociaux limitent la portée de son rôle d’acteur mondial majeur, Moscou est toujours un important partenaire pour les deux grandes puissances actuelles, les Etats-Unis et l’Europe, et pour les puissances montantes que sont la Chine, et le Moyen-Orient ! Nous sommes en 2016 !

Le repli sur soi et le communautarisme pèsent sur les relations internationales, même si cela se voit très peu. Pour compenser ou camoufler ce problème identitaire on vit à présent dans un monde découpé en Etats et multinationales, reliés par des flux de télécommunications, de marchandises, et de capitaux. La compétition pour l’appat du gain contre la réussite sociale est devenue difficilement accessibles pour les partis politiques qui veulent la combattre : ces partis assoiffés de réformes sociales, humaines.

L’IMPACT DE LA MONDIALISATION

Nous voyons la mondialisation comme une mégatendance incontournable. Tous ceux et celles qui sont contre ou ne s’adaptent pas sont d’ores et déjà marginalisés, jugés comme facistes, antimodernistes, ignorants, sans intelligence. Il s’agit là d’une force si omniprésente qu’elle va modeler avec subtilité toutes les tendances dominantes dans les 5 ans à venir.  Certains aspects de la mondialisation sont irréversibles : les technologies de l’information et les réseaux sociaux. Pourtant, il es possible que le processus de mondialisation soit ralenti ou même stoppé en tout cas restreint, à l’instar de 1929 lorsqu’est arrivé une crise économique majeure et une dépression mondiale. Puis la 2e guerre bien pire que la première. Si on écarte un tel reversement, l’économie mondiale va certainement continuer de croître et deviendra générateur d’inégalités sociales majeures : d’ici à 2020 ce ne sont pas les revenus qui poseront problèmes bien que d’ici là elles auront augmenter ne serait-ce qu’un peu, mais le niveau des prix, du surrendettement des ménages de plus en plus important et non plus pour des projets mais pour s’alimenter. Enfin une consommation non plus liée aux besoins vitaux, mais une consommation psychologique « pour ne pas être exclu » du monde. L’économie mondiale entre 2016 et 2020 ne deviendra plus qu’une variation instable et successive de crises cycliques tant financières qu’économiques, sociales, civilisationnelles. En revanche l’Asie peut devenir le seul continent survivant : Un continent qui peut compter sur des marchés de grande consommation jouissant de la croissance la plus rapide, avec de plus en plus d’entreprises accédant à la catégorie des multinationales de dimension mondiale et, une envergure scientifique et technique consolidée. Elle remplace l’UE et les USA dans la dynamique économique internationale. Des flux migratoires d’Europe ou de l’Amérique vers la Chine et le Japon seront tout à fait possibles d’ici à 2030.

Cependant, les bénéfices de la mondialisation ne seront pas mondiaux. Les puissances montantes voient leur exploitation en phase d’accroissement significatif mais cependant convoitée toujours par les puissances existantes de l’OCDE. Enfin, de vastes poches de pauvreté persistent, même dans les pays « gagnants ».

Les plus gros avantages de la mondialisation sont aux pays et aux groupes qui peuvent accéder aux nouvelles technlogies et les adopter. En fait, le niveau de réussite technologique est déjà assuré par les grandes puissances que sont l’Europe, les USA, et la Chine, au détriment des autres pays en voie de développement. Mais on peut constater tout de même que des flux unidirectionnels de matière grise dans le domaine de la high-tech entre le monde en voie de développement et l’occident commencent à faire leur chemin. L’un au détriment de l’autre ; beaucoup de nos congenères français émigrent au Canada, en Asie pour trouver un travail, ou créer leur affaire afin de fuire les contraintes administratives et fiscales et trouver des partenaires « efficaces » ; de la matière grise il n’y en a plus en Europe. Le changement de la population, encore une fois. Aussi, une part sans cesse croissante de la population active à l’étranger, dans certains pays comme l’Inde ou l’Indochine, a su acquérir des connaissances informatiques, entre autres. Enfin, les efforts consentis par certaines entreprises de taille mondiale pour diversifier leurs activités dans le domaine du high-tech alimenteront la propagation des nouvelles technologies. Les percées dans ce secteur sont nombreux : on ne parle plus de secteur tertiaire, mais bientôt de secteur quartenaire. Mais l’écart entre les nantis et les laissés pour compte grandit, à moins qu’un jour les valeurs s’inversent : les pays pauvres deviennent les puissants de demain et ces derniers mènent des politiques de soutien à l’application des nouvelles technologies, de l’instruction, de l’alimentation… On peut alors supposer que nos descendants blancs deviennent les futures migrants vs l’Afrique et le Moyen-Orient :

  • La prochaine révolution attendue dans le domaine de la haute technologie, supposant une convergence des nano- et des bio-technologies, des technologies de l’information et des matériaux permettant de concevoir les futurs appareils électroniques, pourrait encore davantage soutenir les perspectives de la Chine et de l’Inde. Ces deux pays qui investissent dans la recherche fondamentale sur tous ces champs d’activité et sont bien placés pour acquérir une position de tête dans un certain nombre de secteurs clefs. Concernant certaines de ces technologies, l’Europe est à la traîne déjà.
  • Les firmes qui accèdent à la dimension mondiale sont de plus en plus nombreuses, et celles qui opèrent sur la scène planétaire seront plus diversifiées, tant par leur taille que par l’origine de leur création -le pays où la multinationale a vu le jour- et plus orientées vers l’Asie que vers l’Occident. Ces entreprises, en englobant les grandes multinationales actuelles, échappent déjà au contrôle des Etats voire ces derniers sont à « la botte » de leurs volontés. Elles sont les acteurs clefs, du changement. D’ici à 2020, cette mondialisation va d’autant plus s’américaniser au risque d’un écroulement mondial et chaotique des économies de chaque pays, en faveur de l’Asie qui va devenir pour beaucoup d’entres-nous, le futur Eldorado de la réussite sociale.
  • Quant à l’Europe, elle est déjà forcé de développer son réseau avec le continent africain et la Chine, mais aussi la Russie ; étant donné son interdépendance avec l’Est et le sud… notamment pour les énergies. La COP 21 qui s’est terminé avec nthousiasme au mois de décembre ne laisse rien présager de bon, détrompez-vous !
LES NOUVEAUX DEFIS DU GOUVERNEMENT

Une connectivité sans cesse accrue s’accompagne d’une prolifération de communautés virtuelles d’intérêts partagés, de nature à compliquer l’aptitude des Etats à gouverner. En particulier, Internet accentue la création de mouvements idéologiques encore plus mondialisés, émergeantes sur la scène internationale. Pour une part, cette pression exercée sur les modes de gouvernement génère de nouvelles formes politiques identitaires, sortes de sociétés civiles parallèles aux partis qui n’ont plus d’offres crédibles ou ne répondent plus aux besoins de TOUTES les communautés. Centrées sur les convictions religieuses quand cela n’est pas tous simplement sur des critères ethniques. C’est surtout l’Islam politique qui, vers 2020, aura un impact d’autant plus mondial qu’aujourd’hui en 2016, et très significatif, ralliant des groupes ethniques et nationaux disparates, et peut-être même créant un nouvel Etat non pas rattaché à une nation, un territoire géographique donné, mais à une civilisation raciale, ethnique, religieuse sensiblement de même de culture proche ; un Etat qui transcendra les frontières devenu dépassées dans l’esprit de l’opinion publique ; malheureusement.  Une combinaison de facteurs – la poussée de la jeunesse dans nos cités françaises, de médiocres perspectives économiques notamment en matière d’emploi, l’influence de l’éducation religieuse et la propagation des restaurants dits « Hallal », l’islamisation d’institutions associatives, syndicales et politique (notamment le Front de Gauche qui a lâchement abandonné les valeurs de son pays défendues par Pierre Mendès France ou Georges Marchais)- assurera à l’Islam politique la sérénité, l’épanouissement de son statut de force majeure au détriment des autres civilisations différentes. A l’extérieur du Moyen-Orient, l’Islam politique continue de séduire nos français musulmans attirés plus par l’économie souterraine que par les opportunités d’emploi, ces français issu de la diversité qui ne se reconnaissent pas ou plutôt qui ne veulent pas se familiariser avec une culture qu’ils perçoivent comme étrangère à leurs valeurs, voire hostile. Ces gens qui retiennent plus souvent les blancs pour ce qu’ils étaient dans le passé : collaboration au nazisme, colonisation, chauvinisme etc…

Une force qui domine l’autre : un régime autoritaire se substituant à un régime chrétien et voltairien du passé en vue de l’instauration d’une nouvelle démocratisation, fragile et aussi chauviniste mais efficace ; à l’instar des nazis qui se disaient plus démocrates et pensaient que les communautés juives devaient disparaître « pour le bien du peuple allemand et autrichien ». En 2020, la prétendue « troisième vague » de la démocratisation risque de subir un renversement au moins partiel. Le régime répressif du Moyen-Orient continue de plus belle, et devient le « nouveau Goliath » de notre histoire chrétienne…sauf qu’il y a fort à parier que ce coup-ci ce ne sera pas David qui triomphera…. Avec des flux migratoires en augmentation dans plusieurs régions du monde depuis l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient vers l’Europe, depuis l’Amérique latine et les Caraïbes vers les Etats-Unis, mais aussi de plus en plus fréquemment du sud-est asiatique vers les régions de l’hémisphère nord. La fin des civilisations, remplacée par le mélange des genres. Notre pays et nos partenaires sommes déjà confrontés au défi de l’intégration des immigrés dans un corps social qui n’existe plus pour nous autres déjà ; car nous sommes dans le surrespect de l’identité ethnique et religieuse des nouveaux arrivants, au détriment des autres, de nos semblables ; la peur et/ou la culpabilité du passé, l’excuse indéterminée d’être différent d’eux ; la discrimination que l’on ose appeler « positive ». Et Pékin se moque bien de la « démocratie occidentale » ; Le communisme chinois continue mais se déguise en système capitalo-démocratique pour l’image de la diplomatie.

UNE INSECURITE OMNIPRESENTE

D’ici à 5 ans et cela a déjà commencé il y aura un plus fort sentiment d’insécurité. Alors même que la plus grande partie de la planète s’enrichit, la mondialisation a déjà ébranlé le « Statu Quo », en profondeur ; le mal être citoyen est bien présent. Depuis l’entrée de la Chine et de l’Inde dans le flux de l’économie mondiale, des miliers voire des milions de personnes vont être pauvres faute d’avoir accès au travail. Une minorité seulement, les mieux lotis, les plus chanceux en termes de diplômes, de qualification, de lieu de naissance pourront trouver refuge et réussite dans un marché planétaire de plus en plus homogénéisé mais inaccessible aux laissés pour compte.

  • La transition est douloureuse pour une partie de la population mondiale mais un antidote pour les assoiffés d’utopie. Elle frappera tout particulièrement  les classes moyennes du monde développé qui sont déjà déclassé en vérité vers la classe populaire. En provoquant un renouvellement rapide des métiers et en réclamant une véritable capacité  de mutation professionnelle. Une délocalisation à grande échelle, le détachement des travailleurs d’un pays à un autre, les migrants…

 

  • L’arrivé d’immigrés renforcent le mouvement antimondialisation, ce que l’on appelle dans les médias le populisme. Où mènent ces pressions ? Cela dépend de la réaction des élus politiques, de la flexibilité du marché du travail et du niveau général de la croissance économique,  selon qu’elle est solide à absorber des travailleurs pouvant s’adapter à des entreprises de plus en plus exigeantes sur les besoins de compétences.

 

  • Des gouvernements faibles, des économies retardataires, l’extrémisme religieux et le changement des mentalités juvéniles se conjuguent pour créer des tensions, des sources de conflits.

Certains affrontements intérieurs, en particulier ceux qui concernent des groupes ethniques à cheval sur plusieurs frontières, risquent de connaître une escalade des conflits d’échelle régionale. Dans leur version la plus extrème, ces conflits intérieurs pourraient rendre certains états défaillants ou les tenir en échec, avec des portions de territoire et des populations privées de tout contrôle gouvernemental effectif. Exemple : la crise des banlieues en décembre 2005, les actes antisémites de Seine-Saint-Denis en 2013 par les musulmans… De telles poches sont aujourd’hui les sanctuaires de recrutement djihadistes ; du pain bénis pour les terroristes anti-occidentaux (Al-Quaïda). La mafia du crime crée localement dans nos cités et les cartels de la drogue bien organisés. (comme en colombie et dans le bronx de New York).

La dépendance croissante vis-à-vis des réseaux financiers et commerciaux  mondiaux contribue à prévenir les conflits inter-étatiques sans en éliminer la possibilité. Ces réseaux pouvant être remplacé ne serait-ce que partiellement par l’économie collaborative voire l’économie sociale et solidaire ; les transactions ou négociations entre particuliers, la disparition progressive des institutions bancaires et des entreprises anonymes, voire le retour au troc ; l’entreprenariat, le travail à domicile, le Freelance ; mais, il y aura encore des laissés pour compte dans cette économie collaborative.

LA TRANSMUTATION DU TERRORISME INTERNATIONAL

Facilité par des systèmes de communication planétaire, l’identité musulmane se développe et propage ses idées tant à l’intérieur du Moyen-Orient qu’à l’extérieur notamment en Asie du sud-est, en Asie centrale et en Europe de l’ouest, où le christianisme est devenu presque inexistant, extrèmement faible. Un renouveau accompagné d’une solidarité accrue entre musulmans entraînés dans des combats séparatistes, comme en Palestine, en Tchétchénie, en Irak… C’est la corruption, la perte identitaire, la propagande communiste en faveur de la « diversité » dans l’opinion publique et l’inefficacité gouvernementale qui ont permis à l’islamisme de se propager et de se renforcer. Chez les jeunes au chômage, la dépendance sociale gonflera les rangs de ceux qui se révèleront les plus vulnérables au recrutement terroriste.

D’ici à 2020 Al-QuaÏda deviendra la problématique principale de tous les pays. Les technologies informatiques, en autorisant une connexion, une communication et un apprentissage instantanés, permettront à la menace terroriste de se décentraliser. De plus en plus, les terroristes évolueront sous forme d’un cercle de groupes intellectuels, de cellules et d’individus qui n’ont pas besoin de quartiers généraux fixes pour protéger et exécuter des opérations. Les matériels d’entraînement, les conseils sur le choix des cibles, le savoir-faire dans le maniement des armes et la récolte des fonds vont devenir incontrôlables (autrement dit, s’effectueront en ligne, sur internet). Les terroristes auront toujours une mesure d’avance sur les services secrets de tous les pays. D’autant plus que ces terroristes -les premiers- ont été formé par le KGB en Russie, et la CIA aux  USA. Qui, aujourd’hui s’en mordent les doigts d’avoir créer leurs propres poulains, ces derniers sont aujourd’hui devenu des adversaires défendant des idéaux opposés à leur employeurs.  Le terrorisme fera moins preuve d’originalité  dans les technologies ou les armements qu’il utilisera que d’innovation au niveau de ses conceptions opérationnelles. Autrement dit, il fera porter ses efforts sur l’envergure, la conception ou les dispositifs logistiques, et ses attaques témoigneront de cette orientation. Le grand intérêt que portent les terroristes à l’acquisiton d’armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires augmente le risque d’une attaque terroriste majeure engagée au moyen d’armes de destruction massive. ll est également possible à ce que ces groupuscules lancent des attaques cybernétiques visant à perturber des réseaux d’échanges d’informations essentielles et, plus probable encore, à provoquer des dégâts matériels dans les systèmes informatiques. Supposez quelques secondes, cher lecteur, que l’ensemble des applications Google -moteur de recherches inclus- soient au main de ces terroristes.

FUTURS POSSIBLES

D’ici à 2020 soit dans les 5 ans à venir, les grandes mutations mondiales ont déjà revêti plusieurs formes, depuis une grave mise à l’épreuve du système de l’Etat-Nation jusqu’à l’instauration d’une mondialisation plus vigoureuse et plus diversifiée, mais aussi plus perverse. Au coeurs de cette réflexion, l’auteur et ses partenaires ont chercher à décliner leur conception de l’avenir en 4 scénarios « fictions » élaborées à partir des grandes tendances de fond déjà abordées ci-dessus. Ces scénarios n’étaient pas fondés comme de véritables prévisions,  mais ils décrivent des mondes possibles au seuil desquels nous nous trouvons déjà sans doute. En l’occurence, tout dépend aussi de la manière dont ces tendances s’affirme au jour le jour au moment où j’écris cet article et s’influenceront mutuellement si ce n’est pas déjà le cas :

  • Le monde selon Davos  fournit une illustration de la manière dont, au cours des 5 ans à venir l’économie pourrait remodeler le processus de mondialisation, ou d’un retour aux frontières. En lui conférant un visage moins occidental, elle transformerait aussi le champ politique.
  • Le Pax americana se penche sur la manière dont les Etats-Unis pourront survivre au changement du paysage politique mondiale dont elle n’a plus la main.
  • Un nouveau califat présente l’exemple d’un mouvement mondial attisé par des politiques identitaires religieuses et radicalisées, susceptibles de constituer un défi pour les règles et les valeurs occidentales en tant que fondements du système mondial.
  • Le cycle de la peur montre comment les inquétudes sur la prolifération de menaces terroristes, d’islamisation, pourraient conduire à des choix politiques nationalistes par la population de chaque pays, principalement la France. Des mesures de sécurité interventionnistes jugés trop pesantes contre le déclenchement d’attaques mortelles risqueraient en retour de jeter les bases d’un régime totalitaire européen ; le monde selon Orwell (1984).

Naturellement, ces 4 scénarios tout à fait plausibles aujourd’hui n’illustrent que quelques futurs possible qui risquent de se déployer d’ici aux 5 dernières années. Mais la vaste palette de possibles offerts à l’imagination permet j’espère d’anticiper une période caractérisée par des mutations de plus en plus fortes, présentant un contraste particulièrement marqué avec l’immobilisme actuel. Et ces scénarios ne s’excluent pas mutuellement : nous pourrions voir 3 ou 4 de ces développements prendre forme sous des combinaisons diverses, ou une panoplie plus vaste d’autres hypothèses se développer.

LES IMPLICATIONS POLITIQUES

Pour l’instand très peu d’alliances ont été faites entre l’Europe et l’Asie, mis à part le COP 21. L’Europe abandonne peu à peu l’OTAN dont elle ne croit plus à l’efficacité comme dans les années 90. L’affaiblissement de la défense militaire européenne sur la scène mondiale se décline laissant place peu à peu aux deux grandes puissances que sont la Russie et les Etats-Unis bien que moins forts qu’ils ne l’étaient en 2005.

La dépendance américaine à l’égard des approvisionnements extérieurs en pétrole rend les Etats-Unis plus vulnérables. En même temps la compétition pour un accès sécurisé à ces sources d’approvisionnements extérieurs devient de plus en plus vive, et les risques de rupture de flux du côté des pays producteurs augmentent.

En attendant la diplomatie semble fonctionner bon gré malgré. La seule chose à craindre est la possession d’armes biologiques, bactériologiques et/ou chimiques par l’Iran…

La campagne antiterroriste conduite dans chaque pays dépend aussi pour chacun d’entres-eux du choix politique et des méthodes utilisées pour lutter contre le terrorisme sur son propre sol. Les efforts de l’antiterrorisme dans les années à venir représenteront un défi plus difficile à définir et un objectif plus complexe à atteindre. Aujourd’hui la menace n’est plus territorial reliée à une nationalité mais à un courant d’idées que les musulmans nés en Europe pourrait tout à fait adopter pour anéantir leur voisin local de tous les jours. Une stratégie antiterroriste qui aborderait le problème sous plusieurs angles offrirait les meilleures chances de parvenir à contenir une telle menace et à la faire disparaître. Le développement des systèmes politiques et des modes de représentation plus proches des citoyens, des référendums populaires réguliers, une gamme plus vaste d’opportunités économiques qui noierait le poisson et la responsabilisation pénale des Imams devant la loi seraient perçus comme des menaces par les communautés musulmanes de France. En effet, on peut constater aujourd’hui  que ces communautés soutiennent timidement mais assurément les projets des extrémistes islamistes. En contribuant à dresser la carte du monde du futur ; 2016 à 2020, les Etats-Unis finiront par admettre qu’ils sont loin d’être les héros hollwwoodiens dont on rêve tous. L’Américain sauveur de la planète contre les méchants est bien révolu.

AU COMMENCEMENT

L’ordre international est au milieu du chemin à parcourir. Il subit en effet un profond changement :  à aucune autre période, depuis la formation du système de l’alliance occidentale, en 1949 (création de l’OTAN), la nature et la forme des systèmes d’alliance à l’échelon international n’ont connu de mutations comparables à celles de la dernière décennie 1990-1999. En 1990 François Mitterrand crée avec l’Allemagne la Confédération Européenne des Pays de l’Est -CEPE-Traité de Maastricht de 1992 ; en 1995, la France perd la présidence du Conseil de l’UE. Le 3 février  Lors d’une interview, François Mitterrand suggère une réunion avec les pays membres de l’UE sur l’Algérie. Le pays connait alors une guerre civile opposant l’armée algérienne aux milices islamistes. Tollé dans les milieux proches du pouvoir algérien. Dans le même mois Charles Pasqua expluse 5 agents de la CIA du territoire français ; sans doute soupçonné d’avoir fait de l’espionnage politique sans autorisation… Le 26 mars les accords de Schengen : ouverture des frontières. Le 25 juillet c’est le début des attentats :  la station RER Saint-Michel. Le 17 août : attentat de la place de l’Etoile à Paris. 26 août : découverte d’une bombe sur la ligne du TGV Sud-est près de Lyon. 3 septembre : attentat manqué sur le marché parisien du boulevard Richard-Lenoir. 4 blessés. 4 septembre : tentative d’attentat dans des toilettes publiques à Paris. 5 septembre : reprise des essais nucléaires à Moruroa. 7 septembre : attentat à la voiture piégée contre une école juive de Villeurbanne. 14 blessés. 10 septembre : Le ministère de l’intérieur, Jean-Louis Debré réactive le plan Vigipirate. Suspension provisoire des Accords de Schengen. Retour du contrôle aux frontières.
29 septembre : le terroriste Khaled Kelkal est abattu près de Lyon. 6 octobre : attentat de l’avenue d’Italie à Paris, à proximité du métro Maison Blanche. 12 blessés. 17 octobre : attentat terroriste à Paris entre les stations RER du musée d’Orsay et Saint-Michel. 30 blessés. 5 décembre : la France réintègre le commandement de l’OTAN. En 1996, le 3 décembre : attentat à Port-royal (le RER). Le 3 mars 1999 le traité d’Amsterdam est adopté ; le 13 juin les premières élections européennes. Les 26 et 28 décembre la tempête…message divin ?

Cf la chronologie francaise suivante ( vous pourrez en trouver d’autres année par année notamment en France) : https://fr.wikipedia.org/wiki/1990_en_France

En conséquence, le monde d’aujourd’hui et ce, jusque 2020 est devenu à l’évidence différent de notre Europe des années 90 et, dans les années qui séparent l’an 2000 jusque 2020, des défis internationaux sont devenus de plus en plus lourd de conséquences et de plus en plus souvent…. L’amplitude et la rapidité même du changement généré par une planète mondialisée constitue des traits déterminants. Parmis les autres caractéristiques de cette évolution citons :

  •  Les contradictions de la mondialisation ;
  • Les puissances émergeantes : un paysage géopolitique  qui change ;
  • de nouveaux défis dans le mode de gouvernement compte tenu du pouvoir patronal et des banques qui prennent de plus en plus d’ampleur affaiblissant l’Etat ;
  • Un sentiment d’insécurité de plus en plus omniprésent ;

Comme lors de précédents bouleversements, les graines du grand changement auront été semées dans le sillon de certaines tendances déjà manifestes aujourd’hui. Un certain nombre de ces tendances sont intégrées dans les grandes lignes de forces énoncées plus haut, qui se recouvrent et s’influencent mutuellement :

  •  Une économie mondiale étendue ;
  • Le rythme accéléré du changement scientifique et la diffusion des technologies à double usage ;
  • Des inégalités sociales persistantes ;
  • Des puissances émergentes ;
  • Le phénomène du vieillissement et de la disparition des civilisations blanches  à l’échelle planétaire ;
  • Le coup d’arrêt à la démocratisation ;
  • Une idéologie islamiste en propagation ;
  • Un terrrorisme déclencheur de paranoïa certain
  • Des pressions accrues exercées par les institutions internationales à l’égard des Etats-Nation.

Par ailleurs les Etats-Unis ne sont plus en situation de gouverner ou d’influencer les autres pays ; ils ne peuvent seulement servir que de conseiller sur les décisions à prendre pour lutter contre le terrorisme, rendre la vie des citoyens dans le monde la moins désagréable possible ; tout du moins en apparence seulement.

2016 : LA CARTE DU MONDE ACTUEL

Les questions traditionnelles  des inégalités, du commerce et de l’assistance Nord-Sud s’impose de plus en plus.

D’autres divisions, en dehors du champ de l’économie, risquent de modeler notre vision du monde. Je pense à mon tour qu’il s’agit surtout des valeurs civilisationnelles, la religion notamment. Ces valeurs qui, chez beaucoup d’individus, jouent un rôle dans la définition de leur identité. Pour beaucoup de sociétés, les scissions entre groupes religieux, et au sein même de ces groupes, pourraient tracer des frontières idéologiques aussi marquantes que les frontières territoriales. Les divisions sont toujours présentes en Asie du sud-est entre chrétiens d’orient et musulmans d’une part, entre musulmans et juifs d’autres part. Les scissions internes au monde de l’Islam, entre communautés islamiques et sunnites,  et d’éventuels mécontentement ethniques ou religieux en Europe, en Russie et en Chine, autant de facteurs préoccupants actuels tant du point de vue civilisationnel qu’ethnique au sein d’un même territoire ou d’un continent que dans le monde entier.

Il est un concept actuel encore en 2016, qui pourrait se maintenir dans les 5 ans à venir. Il s’agit de l’arc d’instabilité ancré en Asie du Sud-Est, où l’on assiste à la montée d’un islam radical et de terrorisme, et qui se prolonge vers l’Asie central, une région qui présente des états pas encore tout à fait au point sur le plan démocratique ; un arc comprenant aussi bien le continent africain et le Moyen-Orient, de toute évidence. Surtout la mondialisation a déjà remplacé l’ancienne ligne de partage qui traverse l’Occident : l’espace Schengen n’existe plus que dans les textes et les esprits. et l’Europe occidentale n’est plus industrialisée excepté l’Allemagne. L’Est communiste n’est plus communiste, les pays non-alignés dont la population tend à migrer vers l’Ouest ou le Nord, le tiers-monde. Il n’y a plus d’alignement réel pour ces pays, c’est la communauté mondiale qui se substitue aux limites des territoires.

LES CONTRADICTIONS DE LA MONDIALISATION

Au cours des années 1985-2005, la mondialisation s’es développé progressivement, du fait de l’acceptation par la Chine de faire l’effort d’adapation au capitalisme américain et occidental. Moins de communisme pour s’adapter au monde. Mais aussi de l’effondrement de l’Union soviétique – la chute du mur de Berlin a été le point symbolique de l’enclenchement d’un libéralisme mondial renforcé-  et de la révolution des technologies de l’information à l’échelle du globe. Cependant, en ce moment même et dans les 5 ans à venir, la mondialisation sera mise à l’index par l’opinion publique, étant génératrice dans l’esprit de celle-ci d’inégalités, de mal-être. Cette mondialisation en 2016 est perçue comme un système bureaucratique inefficace, aveuglé par les dettes des Etats, les capitaux et les marchandises, en oubliant trop souvent les hommes.  Conjointement, presque partout, elle remet en cause le « statu quo »…

D’ici à 2020 la libéralisation des flux de populations au-delà des frontières se confrontera de plus en plus à des obstacles sociaux et politiques, même lorsqu’un besoin pressant visuel de travailleurs immigrés existe réellement. Au détriment des travailleurs européens sans emploi, qui eux aussi ont des besoins, mais les institutions et les entreprises, les associations, les partis politiques et les organisations syndicales refuseront de les voir.

Qui plus est, le caractère même de la mondialisation va sûrement évoluer encore, suivant le modèle du capitalisme qui a changé au cours des XIXe et XXe siècles. Si les nations les plus avancées -telles que l’Allemagne et la Chine- resteront des forces importantes capable de drainer des capitaux, de la technologie et des biens, il est vraisemblable que la mondialisation, d’ici à 2020, revêtira de plus en plus un aspect non occidental ; la fin de l’Allemagne réussissant, cédant la place de la puissance mondiale non pas aux USA ou à la Russie, mais bel et bien à la Chine.

  • Déjà armées pour largement diffuser et promouvoir le progrès économique dans le monde en voie de développement, les entreprises multinationales vont chercher à devenir « citoyennes » à leur manière, en favorisant des modes de fonctionnement non occidental, moins libéral, sur les sites où elles opèrent : on parle d’économie sociale et solidaire locale, d’économie collaborative…

 

  • Les nations qui ont déjà bénéficié du processus et qui sont désormais en position de peser, réclameront davantage de pouvoirs aux instances internationales, sinon s’inclineront devant Bruxelles, l’OTAN… En fait, elles chercheront à exercer une influence accrue sur « les règles du jeu ».

 

  • L’auteur et les experts avec lesquels il a collaboré, ont constaté que les citoyens de nos pays respectifs ont une tendance fermement opposée à ce qu’ils perçoivent comme une « américanisation » de la société civile et économique. Ils considèrent en effet qu’elle constitue une menace pour leurs valeurs culturelles et religieuses. La confusion entre « mondialisation » et valeurs américaines a alimenté l’antiamércanisme d’extrème gauche, dans certaines régions du monde, notamment en France avec Mélenchon.

En fait, il est fort à parier que d’ici à 2020 on vivra une période où des contradictions et des incertitudes sur une planète mondialisée occupera de plus en plus le devant de la scène.

UNE ECONOMIE EN VOIE DE TENSION ET D’EXCLUS

Etant donné l’énorme population de la Chine la valeur en $ du PIB chinois occupera bientôt la première place en 2020, mettant les USA au deuxième rang.

« Les pressions d’une concurrence déloyale ainsi que l’existence présente d’une économie parallèle qui n’obéit pas aux règles du jeu libéral -soit dit l’économie collaborative- forcent les entreprises implantées dans les économies industrialisées à délocaliser de plus en plus les emplois, seul les cols bleus (ouvriers et employés qualifiés) et les cols blancs (les agents de maîtrise et les cadres du tertiaire) pourront s’adapter ».

Avec l’intégration effectuée de la Chine, de l’Inde et bientôt d’autres pays en voie de développement dans le cadre de l’économie planétaire, des centaines d’êtres humains en âge de travailler ne pourront plus suivre les exigences d’un marché mondial du travail de plus en plus interdépendant, du fait des flux d’échanges commerciaux et d’investissements.

  • Cette énorme force du travail -pour partie de plus en plus diplomée- constitue déjà une source attractive et concurrentielle de main d’oeuvre à bas prix. Simultanément, l’innovation technologique élargit la palette des emplois à mobilité mondiale, voire sédentaire ; on peut envisager la possibilité que d’ici à 2050, la majorité des emplois dits « tertiaires » et bureautiques pourront se faire à domicile. La dématérialisation, l’extension des progiciels professionnels non plus installés en réseau local via un DVD-ROM avec une licence, mais mis en ligne via intranet ; puis la webcam, le chat, les courriers électroniques avec les certificats ou signatures sécurisés ; tous ceci sont des facteurs qui peuvent encourager à ce nouveau marché de l’emploi futur. Par exemple : demain, je fais un entretien d’embauche avec un DRH à Hong Kong en ligne depuis chez moi, à Colombes (92- France), je suis recruté, je reçois mon contrat par mail que je retourne avec la signature numérique certifiée par l’entreprise que j’ai validée, je reçois à distance tous le process de mon poste de travail (espace de connexion, documents de travail, ERP en ligne, annuaire des salariés de l’entreprise etc…). L’inconvénient que l’on peut y trouver, c’est que la salariat -autrement dit, l’obligation de ponctualité, la convivialité et l’encadrement humain- n’existera plus. Remplacé par un statut dit en anglais nommé « freelance ». Travailleur indépendant pour le compte d’une entreprise rémunéré non plus sur des horaires de disponibilité mais en fonction de l’avancement du travail accompli.

 

  • La concurrence induite par les nouveaux travailleurs accélérera la rotation des emplois, imposera de nouvelles exigences en matière de formation professionnelle qui ne seront plus adaptée à chaque pays comme au XXe siècle, mais plutôt mondialisée, des certifications ou des diplômes connus dans chaque pays ; il est fort à parier que le SMIC viendra à disparaître ; les organismes syndicales, les négociations collectives et le droit de grève n’existeront plus. Tous ce qu’à mis en place nos chers enfants d’antan du front populaire, nos jacobins et enfants des lumières, ce profond socialisme auquel nous sommes tant attaché va s’effondrer comme neige au soleil. Ca va ? tu ne déprimes pas trop, cher lecteur ? Je continue. Les conséquences de ces pressions concurrentielles dépendront de la réaction encore une fois des leaders politiques et des décideurs publics. Sur un arrière-plan de récession mondiale que personnne ne voudra reconnaître, l’arrivée de telles ressources de main-d’oeuvre pourrait déclencher des sentiments protectionnistes, nostalgiques, largement répandus. L’isolement, le fait d’être travailleur à domicile coupe toute communication, asocialisent les peuples, les individus.

 

  • Le grand nombre de nouveaux métiers qui se créeront encore dans quelques années dans le secteur des services, en Inde et ailleurs dans le monde en voie de développement, dépassera le nombre de demandeurs d’emplois européen qui pourtant, resteront probablement chômeur de longue durée ; les entreprises ayant de plus en plus pour stratégie de recruter la nouvelle population méditerranéenne, jeunes de préférence, pour ensuite s’en séparer dès l’âge fatidique de 40 ans.

 

  • La rotation des emplois dans les économies avancées continuera de s’étrangler tant par le changement technologique et le manque de communication dans les organigrammes virtuels que par la compétition internationale. On assistera donc à l’évolution d’une planête divisée en deux : d’un côté la mobilité, la réussite : les nantis. De l’autre, les traînards, les chômeurs : les laissés pour compte.

 

  • Qui plus est, les pays qui choisissent de ne pas se rattacher au mécanisme de l’économie mondiale continueront de souffrir. Les prévisions les plus optimistes admettent que la croissance économique alimentée par la mondialisation abandonnera les pays qui ne pourront plus avoir un PIB positif. Une dette à payer ? La France. Les scénarios développés par la Banque mondiale indiquaient en 2005 ainsi que, en ne retenant que les plus optimistes, l’Afrique subsaharienne seraient très en retard. Nous sommes en 2016, et il y a fort à parier que d’ici à 2020, le continent en viendra à se vider  de toute sa population qui migrera en Europe.

Cette pauvreté et ce mauvais système de gouvernement du continent africain -et non pas seulement subsaharien- du Moyen-Orient et de l’Amérique latine perdurent, et ce sont les endroits fertiles du terrorisme, du crime organisé et des maladies pandémiques. Seul l’Eurasie semble s’en sortir, grâce à l’influence de Vladimir Poutine. Les migrations forcés -comme celle du mois d’octobre provenant de la Syrie- en sont une composante maladive :  la délinquance -pour ne pas dire le crime- de nos banlieues, les actes de terrorisme sur le territoire français… La communauté internationale ne sait plus quoi faire quant au moment, à la manière, et au coût de pertes humaines d’une intervention tant locale, qu’internationale.

LA REVOLUTION TECHNOLOGIQUE

La tendance d’une diffusion rapide de la technologie de l’information sur toute la planète va se poursuivre. Pourtant, déjà, cette intensification de la révolution technologique ne profitera pas à tous le monde de manière égale.

  • Parmi les éléments moteurs de cet accès élargi à la technologie, citons quelques facteurs déterminants : les flux d’échanges de matière grise entre les pays en voie de développement et les pays occidentaux, la part croissante de la population active dotée de connaissances technologiques de base  dans certains pays en voie de développement, et les efforts déployés par les entreprises multinationales pour diversifier leurs activités dans les secteurs de haute technologie. Des nouvelles applications technologiques favorisent des améliorations en matière des connaissances humaines autant que du bien-être des individus. L’expansion des technologies sans fil que sont la tablette, le GPS, le smartphone, l’ordinateur tout-en-un etc… et les techniques de traduction des langues vivantes facilitent les affaires, le commerce et même les relations politiques à l’échelle transnational. Ainsi dans quelques décennies il est probable que l’apprentissage des langues à l’école n’aura plus aucun intérêt compte tenu de la facilité de traduire d’une langue à une autre un écrit, un mail, un courrier… On parle déjà depuis 2013 d’un audio-transcripteur qui verra le jour avant la fin du XXIème siècle, une sorte d’appareil que l’utilisateur aurait à l’oreille qui permettrait d’avoir une traduction instantanée dans sa propre langue ce que dit autrui dans la rue ou ailleurs, en pleine conversation avec l’utilisateur. En outre, les tendances de la technologie du futur ne se limiteront pas à des progrès rapides touchant à quelques technologies prises isolément. On assiste déjà à une convergence synchronisée quasi-instantanée susceptible de multiplier toutes les connaissances technologiques à un instant T. Les bénéfices de la technologie sont aux nations occidentales, américaines et chinoises principalement. Le fossé entre les nantis et les laissés pour compte se creuse et les profits de la mondialisation eux s’accroissent. En fait le degré de réussite de ces nations dans ce domaine est dû au fait que, le niveau d’investissement dans l’intégration et l’application des nouvelles technologies disponible à l’échelle mondiale, se maintiennent, malgré un risque d’endettement, excepté la Chine qui se porte à merveille. Que ce soit dans la recherche au service de la Sécurité Nationale de chaque nation en question aussi bien que les biens de consommation qui sont produit et vendu par les multinationales auprès des particuliers qui ont les moyens de les acheter.
  • En fait, cest tout le contrôle des droits de la propriété intellectuelle qui subit d’ores et déjà une mutation radicale, à l’échelon international. Certains écrivains voient leurs oeuvres dénigrées du fait de leur courant d’idées jugé un peu trop dangereux : Eric Zemmour, Renaud Camus, Laurent Obertone, Philippe De Viliers, Alain Finkelraut, Michel Onfray etc… D’autres auteurs se voient privés de leur droit sans avoir la possibilité de se donner justice ; leur oeuvre est publié sur le net à titre gratuit, exploitée, transformée, faisant l’objet de commentaires injurieux ou méprisants. D’autres encore, peinent à trouver un éditeur faute de leur manque de notoriété ou de leur solitude « trop voyante » à l’égard des populations réussissantes. Enfin il y a les auteurs tranquilles qui ont, et auront toujours une appréciation de l’opinion publique, un éditeur pour signer un contrat, les médias pour les accueillir. Mais des pays comme la Chine et l’Inde font leur petit chemin dans le monde des intellectuels littéraires, politiques, économiques ou autres… La force d’attraction de ces vastes marchés élitiques amène l’ensemble des multinationales à ne plus tenir compte de ses devoirs à l’égard de la propriété des droits intellectuelles, qui n’affectent leur bilan comptable et leur image de marque que dans des proportions marginales. Enfin, comme on peut s’attendre dans les 5 ans à venir ; beaucoup de progrès technologiques qui concernent la médecine, des pressions associatives voire politiques et syndicales de plus en plus puissantes vont s’exercer en vue d’une « libéralisation » des droits de propriété « pour le bien de l’humanité ».

 

  • Dans le royaume de la technologie, les pratiques d’un pays concernant, notamment les aliments génétiquement modifiés, l’industrie des abatoires d’animaux destinés à remplir nos assiettes, la protection de la vie privée, la recherche en biologie des matières premières plus écologiques (moins polluantes), les appareils de biométrie, sont de nature à soulever certaines questions éthiques. Ces contrariétés jouent un rôle de plus en plus important dans les politiques commerciales…

DES INEGALITES SOCIALES PERSISTANTES

Malgré tout le potentiel de ces progrès techniques et la diffusion des technologies nouvelles capables de contribuer à réduire les sentiments d’inégalités, des disparités marquées sur le plan de la protection sociale se voient de plus en plus… et notamment de plus en plus visibles dans les pays de l’OCDE.

D’après l’UNESCO, depuis 2005, les jeunes mineurs sont de moins en moins analphabètes…Ils se sont trompés ! En France on peut constater que les jeunes entrants en classe de 6e ne savent toujours pas lire et écrire, voire compter.

SCENARIO-FICTION : LE MONDE SELON DAVOS

Dans ce scénario, les géants asiatiques et quelques autres Etats en voie de développement ne cessent de creuser l’écart avec les économies « occidentales ». Les marchés intérieurs immenses de ces pays, tournés vers le consommateur, deviennent l’épicentre du commerce et de la technologie planétaires.

Profiteur de la hausse des prix et de l’énergie, le Moyen-Orient est la deuxième puissance alternative et, il devient de plus en plus menaçant dans la mondialisation actuelle et future.

PUISSANCES EMERGENTES : UN PAYSAGE GEOPOLITIQUE EN MUTATION

  • La population européenne de l’ouest à l’est -jusqu’au confins de l’Ukraine- qui a tenu lieu d’épicentre à l’essentiel de l’histoire du XXe siècle démarre un déclin timide.
  • Du seul fait de sa masse, la population de Chine n’a pas besoin de se rapprocher des niveaux de vie occidentaux pour que sa puissance soit reconnu comme une importante puissance économique.
  • La Chine est à présent classé au 2e rang mondial après l’Allemagne comme producteur mondial de la manufacture : au cours des années 90, sa part est passé de 4 à 12% de productivité mondiale. Aujourd’hui 2016, nos téléviseurs, nos ordinateurs, nos machines à laver etc…sont construits pièces par pièces par la population chinoise et importés en Europe, voire mondialement. En produits manufacturés elle a dépassé le Japon, non seulement en parts de marchés mais aussi pour les exportations à l’échelon mondial. A cet égard on sait que la concurrence n’a aucun effet, depuis 2016, sur les prix de ventes « chinoinisés » en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest qui tendent à fixer leur prix selon les moyens de la population locale. Un Smartphone dernier cri qui sort des usines chinoises coûtent 1€. Quand l’appareil arrive en Europe et/ou aux USA, le prix est fixé à près de 100€ ou $.

LA MONTEE DE L’ASIE

L’Inde cherche à étoffer sa coopération locale à la fois pour des raisons stratégiques et sa volonté est d’accroitre son influence vis-à-vis de l’Occident, notamment au sein d’organisations comme l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Tous comme la Chine, l’Inde risque d’être sujette à des faux pas et de subir une certaine précarité politique et économique, en raison des contraintes qu’elle exerce sur ses ressources naturelles qui s’intensifient en même temps qu’elles se modernisent. Par exemple, l’Inde rencontre des contraintes écologiques et démographiques : surpopulation, eaux pollués tant en surface que sous terre.

D’AUTRES ETATS EMERGENTS ?

L’âge de la retraite n’aura plus aucun sens en Europe dans les années à venir, étant donné le déséquilibre budgétaire des cotisations faute d’une population au travail insuffisante ; les salariés versant des cotisations pour la population inactive jusqu’au début des années 2000 , ensuite à partir de 2010 le système des pensions de retraite devient semi-répartitionnel laissant place progressivement de plus en plus aux assurances-vies ; ainsi le système par répartition tend donc à disparaître pour laisser place à une retraite par capitalisation ; en d’autres termes, ne nous cachons pas derrière les mots : une retraite financé par l’individu lui-même. Seulement, comme il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent s’autofinancer, le financement des retraites finira aussi, par disparaître. Les tendances ultra-socialistes proposent un revenu universel plus ou moins équivalent à 1000€ par mois, que je propose révisable tous les ans comme le SMIC, sur la base de l’évolution des prix indiqué par l’INSEE.  Cette idée est à peine conçu dans l’esprit des parties politiques. Mise à part en Suisse, pour les libéraux français c’est inacceptable et c’est donner d’entretenir encore plus d’assistanat. Oui, mais. Qui a crée la pauvreté, l’assistanat ? Ce ne sont pas les chômeurs qui ont choisi d’être au chômage.

De l’autre côté, la population juvénile qui tend à rester étudiants le plus longtemps possible selon les moyens de la famille, restera persuadée qu’elle n’aura pas d’emploi à sa sortie scolaire. Les autres jeunes issus de parents immigrés et ouvriers qui sont laissés sur le « banc de touche » dès la 3e au collège vont s’engager dans l’économie souterraine, parallèle voire collaborative s’ils peuvent.

L’Etat émergent peut être la Russie, qui, avec Vladimir Poutine, tend à quitter la bureaucratie communiste du XXe siècle pour s’adapter petit à petit au capitalisme européen mais timidement ; Poutine accepte le pluralisme à condition que les intérêts russes ne changent pas… En revanche aucun étranger n’est attiré par un investissement russe pour l’instand. Sur le plan militaire et diplomatique les problèmes que va rencontrer la Russie le long de ses frontières méridionales vont probablement empirer encore jusqu’en 2020. Un appareil de reconnaissance a été éliminé par la turquie fin novembre 2015. Vladimir Poutine veut exprimer qu’il paieront pour ce qu’ils ont fait. En attendant, tous porte à croire que la Corée veut déclarer la guerre à la Turquie. La Russie, même si elle est en proie à des troubles de relations internationales, elle s’impose comme un partenaire important aussi bien pour les puissances encore reconnus médiatiquement comme les Etats-Unis et l’Europe, que pour les puissances émergentes comme la Chine et l’Inde. Enfin, la Russie possède les outils nécessaires pour avancer et peser davantage dans la mondialisation, du fait de sa position d’exportateur net de gaz et d’électricité pour l’Allemagne et la France bientôt.

L’Afrique du sud est devenu très communautariste, et la pauvreté est largement répandues malgré une apparence de sites touristiques chics et paradisiaques pour les européens saisonniers.

LES PUISSANCES « VIEILLISSANTES »

Si ses forces militaires sont devenus quasi-inexistantes, en manque d’effectifs, de stratégies de combat et d’équipements, l’Europe continue à croire qu’elle peut toujours se défendre et rester une puissance dans le monde…Les pays comme la France et l’Allemagne croient durs comme fer que l’UE est inébranlable ; il est probable que tous deux décident d’éliminer par voie constitutionnelle territoriale leur gouvernement respectif pour créer avec l’accord des autres pays membres un modèle de gouvernement régional (l’UE) unique avec un président élu au suffrage universel (ou non) puis mondial par la suite pour se rapprocher des puissances émergeantes ; grâce à un engagement multilatéralisme.

Des populations vieillissantes et une main d’oeuvre ouvrière qui tend à disparaître dans la quasi-totalité des pays européens ont un impact important sur le continent. Un taux de pauvreté plus accrue, un chômage de masse à l’échelle européenne est à prévoir : une europe divisé en deux à l’instar de l’Allemagne est-ouest du XXe siècle ; ce coup-ci non pour des problèmes d’ordre politique ou diplomatique mais structurelle : les laissés pour compte d’un côté, les nantis de l’autre. Indépendamment des appartenances de partis : un pauvre votera à droite, un nanti peut être tenté de voter communiste. Quant à l’appartenance ethnique des communautés : des métissé, des personnes issues du continent africains ou des DOM TOM voteront à l’extrème droite, quand d’autres civilisations aux cheveux « très clairs » ou de peau blanche seront tenté par l’extrème gauche. Mais les individus de part et d’autre continueront à se regarder du coin de l’oeil se considérant selon leur physionomie. Quant aux partis, ils est peu probable qu’ils changent leurs idées et l’électorat qu’ils visent. Les économies des pays de l’Europe de l’Ouest auront besoin de trouver plusieurs milions de travailleurs, non pas parce que l’offre est supérieur à la demande, car ce ne fut jamais le cas et il est peu probable que cela arrive un jour, mais en raison des problèmes de coûts sociaux et des préférences culturelles du patronat : les migrants venant de l’Union Méditerranéenne serviront de proie pour servir les valeurs libérales. Un salaire au rabais pour toute l’Europe, la fin du contrat de travail remplacé par des contrats projet à durée déterminée, la suppression du code du travail, des conventions collectives caduques. Le salariat deviendra l’exception adressé à ces personnes, l’économie collaborative pour les autres  ! les français langda. Les systèmes fiscaux, de protection sociale, l’éducation nationale seront remis en question en profondeur tout en accueillant des immigré(e)s majoritairement musulman(e)s de plus en plus nombreux ; faute de quoi, les pays européens seront confrontés à une période de stagnation économique prolongée, qui pourrait menacer les immenses acquis obtenu avec difficulté, grâce au front populaire par exemple.

DES DEMANDES ENERGETIQUES CROISSANTE ?

  • En dépit de la tendance à une utilisation de nos énergies traditionnelles plus efficace, la consommation d’énergie des ménages reste constante et n’a donc pas beaucoup augmenté depuis 2005 ; quand bien même l’augmentation d’achats de PC bureautiques et multimédia par foyer a augmenté, équipements très gourmand en énergie électrique, les familles ont tendance à rechercher l’économie budgétaire. L’expansion énergétique du XXe siècle est révolu ; en revanche l’approvisionnement en pétrole pour les matières plastiques et  le comblement de nos stations d’essence est de plus en plus important ; mais le prix au litre devient de plus en plus chers, tous comme nos chers canapés et sièges de maison.

 

  • Un pacte républicain contre le réchauffement climatique dont l’objectif est de ramener l’augmentation de la température moyenne mondiale de la planète à +2°C a été signé par les pays de l’OCDE à Paris début décembre 2015 : l’ensemble des textes ont fini par trouver un accord commun et des signatures ; du moins un accord de principe pour lutter contre la pollution mondiale, réduire l’effet de Serre et lutter contre le réchauffement climatique. Si les membres signataires s’engagent véritablement à mettre en pratique le pacte sans trop tarder, d’ici à 2020 les sources d’énergies renouvelables, comme l’hydrogène liquide, l’énergie solaire et éolienne vont représenter une part non négligeable des approvisionnements en énergie ; tant pour les entreprises que pour les familles…On peut supposer un taux d’utilisation d’environ 22% à la place des 8% annoncé par l’auteur en 2005. La Russie, la Chine, et l’Inde vont donc devoir réviser voire annuler leur projet nucléaire ; l’énergie de l’atome va donc diminuer pour laisser place à « un peu d’air frais ».

 

  • Les analystes économiques vont donc en déduire que la Chine et l’Inde vont devoir remettre à plus tard leur objectif de taux de croissance compétitif.

 

  • Pékin a certes besoin d’énergie domestique pour sa population et ses entreprises ont aussi un droit de réserve sur le pacte évoqué plus haut ; en tâchant de diversifier ses approvisionnements énergétiques plus vers la qualité que la quantité, la Chine va se sentir vulnérable face aux deux pressions que sont la Russie et les Etats-Unis. Pour éviter une agression de politique énergétique de ce dernier à l’encontre de l’extrème orient, il est probable que la Chine renforce tout de même son rôle actif par voie diplomatique avec l’Eurasie, l’Afrique et l’Amérique latine notamment.

 

  • De 1995-2005, les dirigeants des multinationales chinoises ont ouvertement soutenu que la politique de productivité consistant à investir et vendre à l’étranger, était plus sûre qu’une politique d’importations acquises sur le marché international. Les entreprises à partir de 2005 ont reçu pour directives d’investir dans des projets dans la région de la Caspienne, en Russie, au Moyen-Orient et en Amérique du sud, afin de s’assurer une part non négligeable de puissance économique mondiale.

Jusque 2020 les besoins énergétiques de l’Europe ne vont vraisemblablement  pas croître dans la même proportion que ceux du monde en voie de développement. C’est en partie depuis 10 ans du fait que la croissance est faible sur le Vieux Continent, voire superficiel. Il n’y a plus de croissance dans l’UE. C’est seulement l’Allemagne qui maintient une apparence -trompeuse- de réussite européenne.

LA PUISSANCE UNIPOLAIRE DES ETATS-UNIS : UN MYTHE ?

On a toujours cru que notre monde était centré autour d’une seule superpuissance demeurant un cas de figure unique dans les temps modernes. Pour cette année 2016 qui s’achève, on peut constater par différentes sources que les USA en vérité n’ont jamais été puissants. Tous du moins si ce n’est aussi puissant que les autres pays. Mais le libéralisme américain est toujours de rigueur sur la planète et personne dans le monde ne veut prendre les devant pour concevoir un courant d’idées alternatif concurrentiel : le communisme, ou encore le National-Socialisme moderne. Parce que jugé soit utopique, soit dangereux.

En attendant que cela nous plaise ou non, nous vivons dans ce capitalisme et sommes tous obligés de s’en accommoder. Sinon, appliquant d’autres formes d’échanges, les gouvernements tenteront de trouver des moyens de « monter dans le train en marche » ou de lier leur programme d’action à celui des Etats-Unis, parant ainsi à l’opposition de ces derniers sur d’autres politiques.

SCENARIO FICTION : PAX AMERICANA

Ce scénario se penche sur la manière dont la prééminence américaine pourrait survivre aux mutations du paysage politique mondial, Washington restant le pivot central de la politique internationale. La coopération Etats-Unis et Union Europénne qui existe depuis le choix de Mitterrand en 1983 vers un pacte atlantique (soit le libéralisme au lieu du socialisme) a connu un renouvellement par la suite depuis 1995 et ce jusqu’en 2005 : par les alliances avec l’Irak, puis le Moyen-Orient au début des années 2000 ; un renouvellement loin d’être démocratique dans l’intérêt des populations.

On subit encore les conséquences de ces alliances en ce début d’année 2016 qui commence ; à commenecer par le Pax Americana, le traité Transatlantique de Mitterrand qui, aujourd’hui tout compte fait est bel et bien une escroquerie : tant pour la démocratie réelle que pour notre Ve république bien vieille qu’il serait temps de changer.

LES NOUVEAUX DEFIS DE LA GOUVERNANCE MONDIALE

Des régimes qui étaient encore capable de relever certains obstacles dans les années 1990 se sont laissés submergés par la mondialisation : l’Amérique latine notamment. Des forces contradictoires sont à l’oeuvre : des régimes autoritaires du moyen-orient sont confrontés à de nouvelles pressions vers la démocratisation, mais de jeunes démocraties encore fragiles sont en manque d’adaptation nécessaires à leur intérêt ; exemple dudit « printemps arabe » de 2010-2011 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C3%A9quences_du_printemps_arabe_aux_%C3%89mirats_arabes_unis

Avec une immigration en augmentation dans plusieurs régions du globe : de l’Afrique vers l’Europe notamment ; les pays multiethniques -en particulier la France- et de plus en plus islamisés sont aussi plus nombreux. Ils ne peuvent pas en vérité, intégrer voire assimiler ces nouveaux migrants au sein de leurs sociétés, dans le respect des valeurs souverrannistes identitaires, ethniques. Ces pays, si rien ne change d’ici à 2020, ne pourront que se soumettre à la volonté islamique, et pas la plus modeste ou la plus tolérante à l’égard des occidentaux, des chrétiens.

UN COUP D’ARRET AUX PROGRES DE LA DEMOCRATISATION

La croissance économique mondiale n’est plus là ; mais la mondialisation la plus injuste -celle qui sert une minorité des élites- possède tous le potentiel nécessaire pour étrangler la démocratisation réelle.

La Chine suit sa « voie asiatique » vers une démocratisation mais différente de notre France ; une démocratie qui comprend des élections au niveau local et un mécanisme de démocratie consultative à l’échelon national. En d’autres termes, le Parti communiste chinois conserve toujours la maîtrise du gouvernement central ; il n’y a pas d’alternative ou de courant de pensées comme en UE.

  • La plupart des observateurs réunis lors de la conférence établi en présence de l’auteur à l’origine de ce livre croyaient néanmoins que les dirigeants de l’OCDE de 2005 et leurs successeurs actuels  resteraient lucides sur la question de la démocratie. Leur démocratie. Pas la nôtre. Ce qui les intéresse davantage c’est de mettre en place ce qu’ils jugent comme étant le modèle de gouvernement le plus efficace ; et pas forcément dans l’intérêt des peuples. La démocratie a du mal à faire son chemin, celle du peuple ; au Moyen-Orient par exemple, le processus semble ne pas fonctionner compte tenu des régimes répressifs encore existants. Mais sous un angle plus optimiste, l’implantation réussie d’une démocratie viable en Irak et en Afghanistan servirait d’exemple à d’autres états arabes. Et permettrait de lutter plus efficacement contre le terrorisme et l’Islam radical. Toutefois l’auteur fait allusion en référence au Freedom House -l’équivalent de notre INSEE en France- qui, d’après une parution en 2001, faisait état d’un obstacle incontournable et de plus en plus marqué entre le degré de liberté et de démocratie constaté dans les pays musulmans et le reste du monde. Mais il n’y a pas de démocratie dans les états musulmans. Les preuves sont infinis. Sur quels critères la FH considère un pays comme démocratique ? Au Moyen-Orient la notion de croissance économique existe à peine ; il n’y a pas de président républicain à proprement parler. Ce sont des rois. Fournisseur principal en énergie pour les USA et l’Europe mais vivant encore sous un système monarchique dont la religion fait l’Etat du pays et non l’inverse. Les experts régionaux américains sont sceptiques quant à la possibilité d’une réforme démocratique voire un autre printemps arabe plus significatif dans plusieurs de ces régimes à l’aube du renouvellement des générations.

 

  • Les dimensions de la montée de l’Islam et la manière dont ces régimes réagissent aux pressions religieuses ont des répercussions à l’échelle internationale vers l’Europe, la Russie et les Etats-Unis. Toutefois, les radicaux -tant de gauche que de droite- seraient tentés de s’attribuer davantage de pouvoirs : ils rêvent d’un changement des civilisations.

 

  • Une période prolongée des prix pétroliers à la hausse n’ira pas sans conséquences d’une autre crise économique, civilisationnelle et militaire peut-être…

 

  • Les rapports sur l’investissement consentis par les Emirs dans le développement de leurs infrastructures restent peu significatifs et les innovations apportés ne sont pas accessibles à la population ; de plus elles ne servent que l’Etat-nation local. l’Union Méditerranéenne seulement. Par ailleurs, ces infrastructures témoignent d’un potentiel évident de propagande d’idées antidémocratiques, anti-occidentales.

 

  • Google est le maitre à penser d’internet, il contrôle ses contenus ; mais au fur à mesure que les réseaux sociaux offriront de multiples moyens de communiquer, les défis à relever seront de plus en plus épineux. Une capacité de connexion de plus en plus diffuse s’accompagne aussi bien de la prolifération que de communautés d’intérêts virtuelles et transnationales. Cette tendance complique l’aptitude des Etats et des institutions planétaires à dégager un consensus et à appliquer certains de leurs décisions sur le plan intérieur. Ces communautés d’intérêts virtuels pourraient même d’ici à 2020 défier l’autorité de l’Etat et sa légitimité. Des groupes reposant sur des religions, des cultures communes ou des idées communs, des appartenances ethniques identiques ou proches seraient en effet déchirés entre la notion de souverrainneté et de patriotisme national et d’autres formes d’appartenance identitaire. Le potentiel de ces groupes est considérable. Un jour, ils seront capables d’orienter ou d’influencer une prise de décision politique au niveau national, européen et même mondial sur toute une série de questions appartenant normalement au seul registre des élus politiques.

 

  • Les thèmes populistes sont cristalisés comme une force politique et sociale importante, surtout lorsque les risques actuels de la mondialisation aggravent les divisions sociales en appuyant les lignes de fracture économiques, ethniques. L’essor de mouvements indigènes existe bel et bien malgré que ces mouvements soient invisibles. Jusqu’à présent, chaque « indigène » agissait seul ou en petit groupe,  maintenant ils agissent sous l’étiquette associative de défenseurs des droits, et se positionnant comme des victimes de discrimination ; ils envisagent maintenant le recours à des moyens plus radicaux, voire violents tant par l’intimidation ou la psychologie que par le corporel, pour obtenir ce qu’ils considèrent comme une dette à payer : le changement de notre civilisation par la leur, un pouvoir politique et de richesse en leur faveur.

 

  • Toutefois, comme pour la religion et la communauté, le populisme ne sera pas nécessairement hostile aux évolutions politiques, et il pourra servir à un élargissement de la participation au processus de décision publique. Le sentiment du progrès économique et l’espoir de sa continuité sont essentiels pour la crédibilité à long terme des systèmes démocratiques, à l’égard de l’opinion publique qui y croit encore.

POLITIQUES IDENTITAIRES

Pour partie, les pressions qui s’exerceront sur les spères dirigeantes proviendront de nouvelles formes de politiques identitaires centrées sur les convictions religieuses et l’appartenance ethnique. Déjà fin de l’année 2015 et pour la nouvelle année 2016 qui s’annonce, l’identité religieuse est un facteur de plus en plus central dans la manière qu’ont les individus de se définir. La tendance aux politiques identitaires est liée à une mobilité accrue, à la diversité de plus en plus marquée de groupes entretenant des relations d’hostilité mutuelle au sein d’un même Etat, notre Etat. Et à la diffusion propagée d’informations plus ou moins crédibles via les technologies de communication modernes.

  • La primauté des identités ethniques et religieuses apporte à ses sympathisants une communauté constituée de fait, qui leur tient lieu de « filet de sécurité » en des temps de nécessité, facteur surtout très important chez les populations immigrées issus d’Afrique et des DOM TOM principalement. De telles communautés fournissent depuis déjà bien longtemps des réseaux associatifs susceptibles de donner accès plus facilement que d’autre français blancs à des opportunités d’emploi ; mais encore d’aides de toutes nature. Plus le taux d’immigration s’élève, plus les communautés dans lesquelles se reconnaissent les migrants s’élargissent, avec l’aide, des « françaises ou français issus de la diversité » et des sympathisants de gauche (PS, PCF, PG principalement). La tendance semble s’orienter vers un nombre de convertis en hausse notamment ches nos femmes blanches, et un engagement religieux affirmé bien plus qu’au XXe siècle chez beaucoup de croyants musulmans.

 

  • Le marxisme décline, pas étonnant, La lutte des classes repose sur le matérialisme, l’argent et les modes de vie indépendamment de l’aspect spirituel.  Aux USA et en UE les sectes fondent leurs intérêts sur le désespoir, le chômage, les divorces : comme la scientologie, les mormons, et les témoins de Jéhovah.De même que la proportion d’évangélisation dérivés et sectaires dans les pays d’Amérique latine de forte tradition catholique ne cesse d’augmenter.

 

  • En 2014, la persécution des chrétiens en Chine et au Nigeria par l’Islam marque une  preuve d’intention : réussir de se substituer à cette communauté. http://thierry.taillefer.over-blog.com/page-8865265.html. Ce tournant porte influence sur les institutions occidentales traditionnelles fondées sur le christianisme, en leur donnant un aspect plus africain, plus arabe…Tant par l’architecture que par le renouvellement des effectifs salariales et de fonctions publiques en interne ; voire plus largement, une dimension foncièrement liée au monde en voie de développement, principalement arabe.

 

  • L’Europe de l’Ouest se distingue de cette « religiosité islamique » mondiale, sauf pour les communautés nées en Europe issues de l’immigration d’Afrique et du Moyen-Orient qui voient le vieux continent comme un enclos de brebis égarées ; un continent à rééduquer. Autrefois à l’ère de la Rennaissance des XVIe au XVIIe siècles les fonctions traditionnelles telles que l’éducation scolaire et la solidarité étaient assurées par l’Eglise. Elles sont maintenant remplis depuis la fin du XIXe siècle et au début du XXe par l’Etat.  La loi de la laïcité de 1901 s’est instauré, à l’égard de tous, y compris pour le Judaïsme. Et cependant, la laÏcité perd de son poids dans notre république actuelle, une république qui choisie de favoriser les valeurs culturelles des musulmans présents nés en France, ces mêmes valeurs que l’on retrouve chez leur congénères immigrés. En effet, les proviseurs d’enseignement secondaires et supérieurs peinent à interdir de porter des signes d’appartenance religieuse ; les musulmanes et leurs frères considèrent cette contrainte dans certains pays européens et notamment la France comme une discrimination.

 

  • Ils ont une vision du monde qui plaident pour un changement de société, une tendance à instaurer des distinctions conflictuelles entre le bien et le mal, et un système de croyance religieuse qui relie les conflits locaux à une lutte plus générale. A l’évidence pour eux le mal c’est le blond, c’est l’occidental, le brun, le roux, l’individu à peau clair de confession chrétienne voire non croyant. Ils ne font pas la différence entre les deux. De tels mouvements fondés sur la religion ont toujours été chose courante en France dans des périodes de trouble social et politique, et ils ont souvent constitué des forces communautaires cherchant à renverser le pouvoir en place ou encore à renverser la civilisation considérée comme hérétique contre la majorité implantée. L’exemple de Charles Martel, et l’empire ottoman cherchant à envahir l’Europe par l’est , puis l’avènement de Pépin le bref roi des francs en 754 est un exemple qui montre que la lutte entre civilisations d’un même territoire pour des raisons religieuses ou de modes de vies existe depuis des temps reculés en France… En même temps, plus proche de notre époque le désir des groupes militants de changer la société conduit souvent à d’autres troubles sociaux et politiques parfois violent. On pourrait citer Hiver 1954, ou mai 68. Mais il y a eu aussi la révolution de 1789, et la commune de Paris en 1848. En particulier il y a de fortes probabilités de tensions entre des communautés opposés tant politique que civilisationnelle, car ces militants tentent de faire des convertis au sein des autres groupes établis de plus longue date. Dans le droit-fil des convictions religieuses fortement enracinées de ces mouvements, les militants définissent leur identité par opposition à ceux qui ne sont pas des leurs, ce qui peut entraîner des troubles, des pertes de repères du mouvement visé au détriment du mouvement fort du point de vue stratégique.

 

  • L’Islam radical. La plupart des pays d’Europe qui connaissent un regain des « activismes » religieux enregistreront aussi des remplacements démographiques. C’est déjà le cas en France, et en Allemagne. Les spécialistes qu’a pu rencontrer l’auteur ont établi un lien avec la présence de nombreux militants radicaux, notamment les extrémistes musulmans.

 

  • Ces remplacements démographiques sont surtout très importantes, des pays du Moyen-Orient et de l’Ouest africain vers l’Europe, au moins depuis 2010 et cela ne va pas s’arrêter. Mais les effets vont se faire sentir bien longtemps après.

 

  • Au Moyen-Orient, l’emprise de plus en plus marquée de l’Islam reflète l’éloignement politique et économiques de beaucoup de jeunes musulmans nés en France par rapport à leur gouvernement, celui de Manuel Valls depuis 2012 ; François fillon de 2007-2012 ; Jean-Pierre Raffarin entre 2005-2007. Des gouvernements non représentatifs du peuple et non responsables. Cela va de pair avec l’incapacité de la mondialisation à recouvrir tous les Etats du monde en voie de développement qui tendent encore plus à la monarchie et au barbarisme qu’à une république. Jusqu’en 2020 et peut être après, on peut s’attendre à ce que la propagation de l’islamisme radical ait un impact planétaire non négligeable, en ralliant des groupes ethniques et nationaux très divers, et peut-être même en créant une autorité qui transcende les frontières nationales. Une partie des élites musulmans réside dans l’appel au retour des fidèles mais aussi des musulmans de France vers leurs racines, quand la civilisation de l’Islam occupait les avant-postes du changement mondial. Les sentiments collectifs et individuels de désaffection et de désunion sur lesquels mise l’islam ne risquent guère de se dissiper, en tout cas pas tant que les musulmans n’apparaîtront pas plus pleinement imposés dans l’économie mondiale, pour la transformer. L’Islam radical va continuer de séduire beaucoup d’immigrants musulmans, qui seront attirés par l’Occident plus prospère, pour les emplois offerts, mais qui ne se sentent pas de plain-pied avec ce qu’ils perçoivent comme des valeurs civilisationnelles en déçà de leurs attentes. Notre civilisation qu’ils considèrent comme inférieur à la leur. Des études montrent que les immigrés musulmans sont en train de remplacer les populations d’Europe de l’Ouest depuis 2005, à mesure que les gouvernements des Etats-membres mettent en place des choix politiques plus ouverts et plus diversifiés à leur égard, mais régaliens à l’égard du français de souche. Mais encore, beaucoup de « français issu de la diversité » de la 2e et jusque la 4e génération sont attirés par l’Islam radical, car ils rencontrent des obstacles sur le chemin de leurs intentions pleines et entières, et des barrières imposées à ce qu’ils considèrent comme des pratiques religieuses normales. Les différences de religion et d’ethnie contribuent déjà à des conflits, et si l’on ne fait rien pour que cela change, elles seront une cause de querelles civilisationnelles gravissimes.

 

  • L’Irak qui fut dominé par le chiisme encourage à présent un activisme plus vigoureux des minorités chiites dans d’autres nations du Proche-Orient, comme le Pakistan.

SCENARIO-FICTION : UN NOUVEAU CALIFAT

Ce scénario s’achève avant que le calife ne parvienne à instaurer une autorité temporelle et spirituelle sur un territoire, ce qui fut toujours le cas pour les califats précédents.

UNE INSECURITE OMNIPRESENTE

D’ici à 2020, nous anticipons un sentiment d’insécurité plus général, qui pourrait se fonder autant sur la perception psychologique des choses que sur des menaces physiques. Parmis les aspects psychologiques, on peut relever notamment les inquiétudes sur la sécurité et/ou l’accès à l’emploi ; que ce soit pour entrer dans la vie active que pour rebondir après un emploi précédent ; ainsi que les craintes tournant autour de l’immigration, tant dans les populations accueillantes de sensibilité d’extrème droite ou abstentionnistes, que chez les français issus de la diversité qui craignent un retournement politique du territoire dans lequel ils sont nés.

Le terrorisme et les conflits internes sont déjà entrain de ralentir le processus de mondialisation, en rehaussant sensiblement le prix de la sécurité des biens associé au commerce international, en encourageant les politiques de contrôle aux frontières : ce qu’ont fait la Hongrie et l’Autriche ; en affectant les circuits d’échanges commerciaux, et les transactions financières. Seule bonne nouvelle plutôt légère comparé aux menaces relevés : la prolifération des Armes de Destruction Massive (AMD) n’aura pas lieu.

LA TRANSMUTATION DU TERRORISME INTERNATIONAL

Les experts ont estimé en 2005 que la majorité des groupes terroristes internationaux s’identifieraient encore dans les années à venir à l’Islam radical. Cependant, les groupuscules sont aussi nationaux : ils attendent le feu vert de leur congénères de l’Union de la Méditerranée -l’UM- pour attaquer sur un territoire dont ils sont déjà implantés : en l’occurence non seulement quelques immigrés mais aussi nos chères têtes « issues de la diversité ». Le renouveau de l’identité musulmane crée un cadre de diffusion de l’idéologie islamique tantôt radical tant au Moyen-Orient qu’en dehors, notamment en Europe de l’Ouest, en Asie du sud-est et en Asie centrale.

  • Ce regain problématique s’accompagne d’un mouvement de solidarité en profondeur parmi les musulmans pris dans des affrontements séparatistes à l’échelon national ou régional, comme en Palestine, en Tchétchénie, en Irak, au Cachemire, à Mindanao ; voire départementale -la Seine saint-denis- ou communale (Ville Juif, Nanterre, colombes, Paris intra-muros) sinon par quartier (Barbès entre autres). C’est d’abord un mouvement de solidarité en France qui s’affirme en réaction à la répression des autorités policières, utilisant la corruption des familles qui se trouvent dans les quartiers et pour cause, ces dernières prennent la défense du voyourisme, de peur d’être ennuyé par ceux-ci. Conséquences de l’incompétence des gouvernements successifs.

 

  • Au Moyen-Orient,  la prise de contrôle des pays musulmans par quelques mouvements radicalisés a déjà déclenché une vague de terrorisme dans cette région du monde ; cette prise de contrôle inspire confiance à d’autres résolutions menaçantes : comme un nouveau califat.

 

  • Des réseaux informels de fondations caritatives comme les Secours catholiques, les secours populaires, les restos du coeur, SOS RACISME, mouvement des indigènes etc.  et d’autres entités publiques ne cesseront pas de proliférer et d’être exploités par des éléments radicaux.

 

  • Sous le coup du sentiment de désenchantement, les jeunes au chômage commencent à gonfler les rangs des groupes sociaux vulnérables au recrutement terroriste. Certaines informations laissent entendre  que le désir affirmé, chez les éléments radicaux islamiques, de provoquer une situation insurrectionnelle transnationale risquerait de séduire beaucoup de musulmans. Une telle insurrection, formentée par des extrémistes musulmans, viserait le renversement d’un certains nombres de gouvernements qui se disent « laïcs » voire athées, mais dont la population territoriale est à majorité musulmane.

 

  • L’antimondialisation de Marine Lepen et l’opposition aux politiques américaines par Jean-Luc Mélenchon pourraient cimenter un bloc non pas par ces deux élus directement mais par la société civile, les citoyens, des sympathisants, des financiers et de collaborateurs de divers milieux : au terrorisme islamique. Dans les années à venir on peut aussi supposer que Marine Lepen fasse le choix d’avoir une préférence électorale à l’égard des musulmans de France qu’elle dit patriote afin de lutter contre le radicalisme de gauche voire le terrorisme. Mr Mélenchon pourrait adopter toutefois, de son côté, des méthodes différentes : par ses penchants préférentiels vers les français issus de la diversité et son américanophobie il pourrait encourager quelques activistes stratégiques et ingénieux dans l’objectif de semer la peur et la confusion dans les esprits ; pour encourager cette société civile à préférer l’Islam et le cosmopolitisme plutôt que le libéralisme américain choisi par l’UE depuis plusieurs années maintenant.
Un ensemble d’acteurs dispersés

Les fortes contraintes exercées par les efforts concertés de l’antiterrorisme sur le plan international, allant de pair avec l’impact des progrès des technologies de l’information, vont pousser la menace terroriste à se décentraliser sans cesse davantage.  Elle évoluera de plus en plus vers une panoplie de groupes, de cellules et d’individus,  par sélection interposée des personnes endoctrinées ; les critères sont tant ethniques – donc pas forcément du fait de la nationalité administrativement-que psychologiques (opinions, personnalité, aptitudes). Les activistes pouront s’autoformer à distance via les réseaux sociaux, les réseaux associatives. Les activistes de la terreur n’ont plus besoin à présent de quartiers généraux fixes pour planifier et exécuter des opérations de propagandes psychologiques, ou de formation de résistance ou de combats. Les matériels d’entraînement, les orientations dans le choix des cibles, l’apprentissage du maniement des armes et la collecte de fonds vont revêtir un caractère de plus en plus distancé, à travers la formation à distance ; en ligne sur le web.

Le noyau dur d’Al-Qaïda ne rétrécit pas pour l’instant, mais d’autres groupes inspirés par la cellule djihadiste, basés régionalement, ou des individus simplement soupçonnés comme djihadiste vont certainement conduire encore des attaques terroristes. Le 1er Janvier 2016, la tour de Dubaï est incendié…ce n’est peut-être que la suite des épisodes françaises. Les membres d’Al-Qaïda partaient s’entraîner en Afghanistan au début de ce siècle, ils se dispersent peu à peu, leur projet : l’infiltration dans les pays européens et, l’USA. D’ici à 2020, on peut s’attendre à voir Al-Qaïda décentralisé en groupes extrémistes islamiques d’inspiration similaire, mais plus diffus. La propagande contre les aspects de la mondialisation libérale qui s’oppose à l’Islam traditionnelle aux tendances nationalistes est déjà en cours de réalisaton au moment où vous lisez cet article.

  • Aujourd’hui, l’Irak et d’autres conflits éventuels fournissent le recrutement, les terrains d’entraînement, le savoir-faire technique et la compétence linguistique des pays visés par les attaques à toute une nouvelle classe de terroristes « professionnalisés » ; pour qui la violence politique devient une fin en soi : Tariq Ramadan, Harlem Désir, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira etc. sont d’apparence des gens sympathiques, fréquentables…Ils ne sont pas violents par l’agressivité verbal ou encore moins par le combat ; non plus par le ton que l’on reconnaît chez Mélenchon, Lepen, ou Marchais à quelques années lointaines ; mais par le contenu de ce qu’ils disent ou plutôt ce qu’ils ne disent pas voire refusent d’admettre.

 

  • Les djihadistes étrangers reçoivent le soutien de plus en plus marqué de musulmans qui ne sont pas nécessairement des partisans du terrorisme aux premiers abords. Attention : l’ennemi n’est pas seulement l’arabe provenant des banlieues que l’on aime se le représenter ou la jeune beure ; mais aussi la femme d’un certain âge…celle qui passe devant nous tous avec un foulard sur la tête et qui vous sourit, que vous croisez dans votre immeuble ou ailleurs tous les jours.

Par le biais d’internet et des autres techniques de communication sans fil, les personnes mal intentionnées seront en mesure de se rallier très vite des disciples, des informateurs, parfois même issues de notre civilisation. Comprenez-moi, du point de vue ethnique. Un blanc peut être malsain dès l’instand où il choisit l’Islam plutôt que la démocratie réelle. On les rencontres souvent au PCF ou et autres parti alliés. mais aussi au PS.  Cette gauche qui n’en est pas une. Ma vision de la gauche est bien différente. (Cf. Un combat pour la France…sur ce blog). A une échelle plus vaste, voire planétaire, en agissant dans l’ombre.

Armes, tactiques et cibles

Ils se préserveront d’une attitude en opposants à un démenti crédible ; en fournissant d’autres groupes, en opérant à travers des tiers pour atteindre leurs objectifs, et même en impliquant d’autres gouvernements par la voie diplomatique.

La plupart des attaques terroristes continuent de recourir essentiellement à des armes conventionnelles -on l’a constaté avec Mohamed Merah, Les bataclans vendredi 13 novembre, Charlie Hebdo en Janvier 2015 etc.- en y incorporant de nouvelles techniques de riposte, d’attaque, afin de prendre les responsables de l’antiterrorisme à contre-pied. Il est probable que dans les 4 ans à venir, les terroristes se montreront moins originaux dans le choix des technologies et des armes utilisées que dans leurs concepts opérationnels évoqués plus haut. En d’autres termes, dans les objectifs, il faut comprendre la conception et les dispositions logistiques de leurs attaques.

  • Parmi les concepts appelés à perdurer, on peut mentionner le grand nombre d’attaques simultanées ou non, sur des sites très distants les uns des autres ; d’un pays à un autre. Le zèle religieux des terroristes extrémistes musulmans nourrit leur désir de perpétrer des attaques laissant un nombre important de victimes ; pas forcément homogène parmis celles-ci afin de semer le trouble dans les esprits et la confusion parmis les autorités, tant policières et de renseignements généraux que politiques. Exemple : ils n’hésiteront pas à sacrifier quelques musulmans de France innocents et indécis qui se trouvent parmi une foule de chrétiens, de juifs, d’athées etc. Tous les sacrifices sont justifiés pour anéantir l’occidental(e) : le français aux origines européennes, à peau clair.  Au point de vue historique, le terrorisme d’inspiration islamique a toujours été le plus destructeur de tous, car leurs groupes sont limités par peu de contraintes. Le musulman ne reconnaît pas la république laïque. Sa république c’est l’Islam. Tous autres attitudes ou formes de croyances est à proscrire dans son esprit. Ceci explique pourquoi les civilisations arabes sont autant francophobes, germanophobes, américanophobes christianophobes, qu’antisémites et anti-athéïstes. Bien que le musulman s’infiltre, s’adapte, fait somme de croire qu’il veut s’intégrer, s’assimiler pour mieux détruire de l’intérieur, et, dans l’idéal, endoctriner. Y compris des gens issus de notre civilisation. Pourvu que les objectifs soient atteints. Notre plus grande inquiétude à tous devraient être que ces groupes puissent acquérir des agents biologiques (manipulables pour les aliments que nous mangeons, les médicaments) ou, même si le risque est moins probable, une tête nucléaire.

 

  • Le bioterrorisme semble particulièrement adapté aux groupes partenaires de petite taille, mieux informés. Ayant des qualifications dans l’agroalimentaire, la médecine, l’hygiène de vie, le cosmétique… Et en fait, le laboratoire du bioterroriste peut fort bien avoir la taille d’un cuisine, et l’arme confectionnée serait plus petit qu’un grille-pain ; ce peut être botanique, voire microscopique. L’emploi des agents biologiques par des terroristes est donc probable, la réalité se rapproche du cinéma des années 70, ou d’un film plus récent comme 28 jours plus tard. (virus rendant les gens violents et affamés) ; REC etc. et la palette des options possibles est large. Comme l’identification de la variole et d’autres maladies est en général soumise à un temps de latence, dans un « scénario cauchemar », une attaque pourrait fort bien déjà être lancée sans que les autorités en aient connaissance ; et vous aussi lecteur.

 

  • L’emploi de dispositifs radioactifs peut être efficace en créant une vague de panique, par des sons audibles ou inaudibles insupportables de la radiophonie, par voie audiovisuel ou dans l’air ; des hallucinations collectifs générées par ces mêmes agents biologiques définis plus haut, ou tous simplement du fait des craintes infondées de l’opinion quant à la capacité de telles attaques à tuer un grand nombre de gens à la fois.

Avec l’auteur je pense aussi que ces activistes tenteront d’acquérir et de développer des capacités de mener des attaques cybernétiques sucesptibles d’endommager des systèmes informatiques et de pertuber des réseaux d’informations essentiels.

Enfin, tout de même, les Etats-Unis, bien qu’elles aient perdues un peu de leur puissance face à la Chine, à l’Inde et à la Russie ; restent la première cible des terroristes avec tous les intérêts qu’elles représentent dans le monde ; mais davantage d’actions visent des régimes tels que notre continent.

L’INTENSIFICATION DES CONFLITS INTERNES

Les Etats incapables de satisfaire les attentes de leur peuple et de résoudre ou d’étouffer des demandes conflictuelles redondantes qui n’ont jamais fait l’objet de priorité sont aussi ceux qui risquent d’être confrontés aux éruptions de violence les plus graves et les plus fréquentes.

  • Le nombre de conflits internes a sensiblement baissé depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, lorsque l’effondrement de l’Union soviétique et des régimes communistes de l’Europe de l’est a permis aux luttes des civilisations de s’embraser. Même si l’on a atteint une sorte de point d’équilibre, la prédomminance prolongée de notre Etat devenu si faible à l’égard des attentes populaires sur le plan institutionnel, crée les conditions d’apparition d’un nouveau conflit civilisationnel dans les années à venir.

 

  • Des conflits internes qui peuvent être particulièrement cruels, si ils viennent à apparaître dureront longtemps et il sera difficile d’y mettre un terme ; à l’instar de la révolution française qui a duré 4 ans de 1789-1792 année de la convention et de la première assemblée constituante.  Ils provoqueront des déplacements de population à l’intérieur du territoire et seront générateurs d’émigration, en déstabilisant les autres pays.

 

  • L’Afrique subsaharienne continuera d’être exposée à des urgences humanitaires plus graves, issus de ces crises indéterminées. Les conflits génocidaires visant la disparition de tout ou partie d’un groupe ethnique, racial et/ou religieux -comme le christianisme- et les conflits provoqués par d’autres causes que civilisationnelles (socio-économiques par exemple) seront certainement ceux qui provoqueront des migrations et des besoins humanitaires massifs et inassouvis. Certains conflits internes, en particulier liés aux déplacement des gens du voyages, risquent une montée vers des conflits locaux par régions entières. A un niveau extrême, ces conflits régionaux peuvent engendrer la défaillance ou la dissolution de l’Etat, avec des portions de territoire et des populations qui s’y trouvent privées de tout contrôle gouvernemental effectif. Dans de telles circonstances, ces territoires deviendraient alors des non-droits absolus et pourraient devenir des sanctuaires de terroristes transnationaux indépendants.  (Comme Al-Qaïda en Afghanistan). ou des Zones extrèmement sensibles idéales pour des criminels et des cartels de la drogue (à l’instar de la colombie).

PUISSANCES MONTANTES : LE COMBUSTIBLE DES CONFLITS ?

Au fil des 4 années à venir, la probabilité d’un grand conflit entre puissances et menant à une escalade vers une guerre militaire totale -à ne pas confondre avec guerre civile, conflits internes ou régionaux, civilisationnels, socio-économiques- sera plus faible qu’il n’ a jamais été durant le siècle précédent. Voire extrémement faible pour ne pas dire impossible. A l’inverse, au cours des siècles précédents, les conflits d’abord locaux étaient l’étincelle qui provoquait les guerres mondiales. Mais moins souvent et pas tous heureusement ne servait de tremplin à des guerres totales : près d’un conflit civil en France tous les trente ans seulement depuis 1789  ; 1815 ; 1848 ; puis 1929, ce dernier étant le seul à avoir été générateur de la seconde guerre mondiale, une guerre militaire d’Etats à Etat en l’occurence. Au XXIème siècle, dans les années qui viennent, il y a fort à parier que des conflits civilisationnels (civiques) et socio-économiques vont apparaître de plus en plus souvent, au moins une fois tous les 10 ans. Mais des conflits qui ne provoqueront pas des guerres militaires, d’Etat à Etat. Comme je l’ai dit plus haut : ce sera par la société civile. de communautés à communautés sur un même territoire quelqu’en soit les raisons : religion, ethnies, chômage, etc.

Les conflits armés ne sont plus possibles. Pourquoi ? La dépendance croissante par rapport aux réseaux financiers et commerciaux planétaires agit de plus en plus comme un facteur dissuasif par rapports à des intérêts diplomatiques. (Les Etats-Unis, l’Europe, la Chine, l’Inde, le Japon et la Russie). Mais je n’affirme rien. Par d’autres moyens et pour d’autres raisons il est toujours possible qu’un conflit militaire d’Etats entre grandes puissances puisse éclater. Situé dans une zone du monde. Mais de là à penser à une troisième guerre mondiale…. C’est une autre histoire. C’est d’ailleurs plus une croyance qu’un évènement à venir. Cela dit : l’absence de mécanismes efficaces de résolution des conflits avec certains pays du Moyen-Orient, la montée du Nationalisme bientôt en Europe et avec des confrontations possibles déterminantes, la part des émotions brutes des uns et des autres dans un climat social de plus en plus tendu augmentent les risques d’une erreur de calcul de probabilité d’une guerre militaire totale.

Ce serait la pire chose qu’il puisse arriver, prions cher lecteur que cela n’arrive plus : si un conflit devait survenir, je veux dire un conflit militaire, d’Etat de grande puissance à une autre, les conséquences seraient incalculables. Il vaut mieux ne pas y penser.

Le facteur AMD (Armes de Destruction massive) ?

  • Tous les pays sont aujourd’hui dépourvu d’armes nucléaires. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas se les fabriquer.

 

  • L’assistance d’agents de prolifération provenant d’anciens interlocuteurs économiques du secteur privé  comme ceux du réseau de l’ingénieur Abdul Qadeer Khan, le « père » de la bombe pakistanaise est aussi possible. Des collaborateurs qui peuvent encore surgir à nouveau si l’on y prend pas garde. Ils sont sucesptibles d’être les fournisseurs de matières premières du Moyen-Orient qui aurait pour projet de fabriquer des AMD afin d’anéantir notre civilisation.

 

  • Etant donné l’objectif de certains groupes terroristes motivés par notre anéantissement, il faut s’attendre encore en cette année 2016 et les années qui suivent à ce que quelques activistes puissent avoir recours par des moyens inconnus à des armes biologiques et chimiques prêtes à l’emploi.

Sinon les systèmes balistiques traditionnels existent encore bel et bien. La sécurité des territoires et des populations est toujours exposée  aux dangers des missiles de croisière et des missiles balistiques, et bientôt des aéronefs sans pilote de plus en plus perfectionnés verront le jour.

Scénario-Fiction : Le Cycle de la Peur

Il n’y a pas de mesures dites « draconniennes » à contrario de ce que prétendait l’auteur il y a 10 ans ; la prolifération des agents bactériologiques du à une insuffisance des qualifications médicales et scientifiques en Europe et à la vente sans contrôle de produits pharmaceutiques empêche l’Etat de prendre ses responsabilités, l’Etat a choisi une orientation politique libérale où tous se vend et tous s’achète et où chaque individu est responsable de lui-même et devant la collectivité, sans pour autant que celle-ci est des devoirs envers lui. Une inégalité non pas seulement entre civilisations, mais d’individus face à l’Etat,  ou à une autre communauté plus chanceuse aussi. Le peu de dispositifs mis en place pour la protection contre le terrorisme est faible car ceux-ci ne s’appliquent pas concrètement sur le terrain. Les effets en sont absents. La peur et l’insécurité sont toujours omniprésents dans nos quartiers. Et dérrière chaque français issu de la diversité, il y a forcément une mauvaise intention, un informateur ou une collaboration quelconque. Ces gens ne sont français que par leur naissance sur le territoire ; et il arrivera un jour où les gens comprendront que le mot « race » a toute sa signification non pas seulement du point de vue de la peau ou de la religion, mais du savoir-être ; principal critère qui différencie une civilisation à une autre. Mais dans tous cela la mondialisation risque d’être fort remplacé par l’obscurantisme, le doute de soi, et de l’autre. La déchéance de la nationalité par le parti social-démocrate français fait déjà polémique d’opposition chez les républicains ; paradoxe : Marine Lepen approuve la décision. Mais de quoi parle t-on ?  Cette déchéance que propose le PS concerne non pas seulement les personnes ayant la double nationalité, mais aussi l’ensemble de la population. Personnellement je suis pour ; si cette déchéance vise uniquement les « français issus de la diversité ». Mais supposez justement que le projet du PS serait plutôt de déchoir les français de souches ? Marine Lepen aurait-elle parlé trop vite ?

LES IMPLCATIONS POLITIQUES

Les points de bifurcation les plus importants sont limités ; ces issues concernent l’impact de l’économie trop faible et la diffiusion mal répartie des nouvelles technologies, la nature et la portée du terrorisme aussi, la faiblesse des Etats enfin, en particulier au Proche-Orient, en Asie centrale et en Afrique.

  • En fin de compte, à contrario du monde selon Davos décrit plus haut, la croissance économique est absente ou mal répartie dans le monde, des divisions de plus en plus accélérée, des régions et des nouveaux pays tentées par l’Islam. Désordre et déstabilité pour les autres pays. L’une des leçons à retenir, c’est la nécessité d’avoir un pilotage, qui puisse assurer un nouvel ordre mondial plus proche des intérêts des populations et non plus des élites politiques, économiques ou financiers. L’autre alternative peut être le Nationalisme. Les Etats-Unis et les autres pays du monde continueront de se montrer vulnérables au terrorisme international. A l’instar du sénario du Cycle de la peur  évoqué précédemment, des campagnes de propagande terroristes,  en provoquant une croissance des actes barbares ou sadiques  pronée par les radicaux islamiques, sans précédent, surtout si elles impliquent l’utilisation d’armes biologiques, médicales et/ou astrophysiques, constituent l’un des rares facteurs susceptibles de menacer le monde. Les efforts de l’antiterrorisme représentent un défi bien plus redoutable et plus complexe que la simple nécessité de se concentrer sur une organisation assez centralisée comme Al-Qaïda. Plus les connexions entre les terroristes sont lâches, plus les cellules sont diverses, plus il sera difficile de les débusquer et de déjouer les complots terroristes.

 

  • Le scénario Pax americana partait sur l’hypothèse  d’un accord diplomatique renforcé entre les USA et l’UE dans la lutte contre le terrorisme ; dans un autre scénario Un nouveau Califat l’hypothèse est la divergence entre les intérêts américains, russes, chinois et européens, susceptibles de limiter la coopération sur l’antiterrorisme. Ainsi les Etats-Unis ont un défi à relever : « reconquérir l’opinion mondiale qui à présent se glisse plutôt vers les intérêts russes, chinois et allemand. »

 

  • Depuis 2005 la défense du territoire américain commence à l’extérieur des Etats-Unis. Comme les terroristes ont de plus en plus de mal à y pénétrer, ils s’en prennent aux pays voisin outre-atlantique : l’Europe et notamment les pays membres de l’UE les plus faibles : la Grèce, l’Espagne, et la France. Une stratégie antiterroriste qui aborderait le problème sur plusieurs fronts offrirait les meilleures chances de contenir la menace terroriste. Cependant rien n’est maîtrisable : le développement de systèmes politiques trop ouvert à la mondialisation du libre-échange, des opportunités économiques qui se fondent sur les marchés financiers dont elles dépendent, et la montée en puissance des réformateurs musulmans nés en Europe sont vus d’un oeil positif par une large majorité des musulmans, qui soutiennent ou soutiendront  le programme radical des islamistes extrèmistes.

 

  • Le Moyen-Orient n’est pas le seul champ de bataille de la lutte entre extrèmistes et partisans politiques proches. Les européens ont subis des conflits idéologiques au sein de leur territoire. Le degré d’intégration -à ne pas confondre avec assimilation- tant civique que psychologique des populations arabes au sein des sociétés européennes pèsera d’un certain poids sur le choc inévitable des civilisations quand arrivera le fait que leur objectif final est bel et bien le remplacement de notre civilisation par la leur. L’Asie du Sud-Est est elle aussi devenue le théatre d’actions terroristes de plus en plus fréquentes. Certains des scénarios évoqués dans mon article soulignent bel et bien que la révolution des communications donne aux agents de propagande islamique certains avantages dans les marchés qu’ils concluent entre eux et parfois avec nos élites politques aveugles, ils échappent de fait aux autorités judiciaires européennes, autant qu’aux autorités organisées par l’ONU. Notre Scénario Le monde selon Davos l’énonçait clairement : les élites de la haute technologie ne sont pas les seules à pouvoir espérer en tirer des gains. Ce sera aussi le cas des sociétés plus petites qui intégreront et appliqueront les nouvelles technologies. Par exemple, ce scénario souligne les effets bénéfiques des nouvelles technologies en Afrique du sud, où elles contribuent déjà à moins de communautarisme et à plus d’échanges entre les régions. Quant aux multinationales, elles jouent un rôle moteur dans la prospérité d’une partie des populations africaines, grâce à l’innovation technologique.

 

  • Avec l’affaiblissement des liens noués entre américains et russes ; soyont concret : les tensions entre Obama et Poutine, des alliances ponctuelles, exceptionnelles, sont appelés à voir le jour. Quelque soit les élus de part et d’autre des deux continents. Les USA et la Russie. D’autre part, avec l’essor des géants asiatiques, la supériorité américaine dans les domaines économiques et technologiques est largement terminée.

 

  • La dépendance des Etats-Unis vis-à-vis des approvisionnements étrangers en pétrole les rend aussi plus vulnérables, dans une période où la concurrence s’accentue pour sécuriser les voies d’accès, avec une hause non négligeable des risques de perturbation dû au terrorisme du côté des fournisseurs : le Moyen-Orient.

La Russie se maintient pour tenter d’empêcher tout débordement, Vladimir Poutine tient bien les rennes de son Etat, malgré les problèmes internes.

L’Afrique du Nord a des liens étroits avec l’Europe, l’UM vers l’UE. Une fusion est-elle à prévoir ?

Parvenir à adapter l’ordre international représentera d’ici à 2020 un plus grand défi en raison du nombre sans cesse plus important des questions morales, qui ont tout le potentiel pour diviser les opinions dans le monde. Elles peuvent concerner aussi bien le changement climatique, l’écologie, la recherche, les intrusions potentielles des biotechnologies et des technologies de l’information dans la vie privée, aux droits de l’homme, au droit international des conflits et au rôle des institutions multilatérales.

Beaucoup de problèmes déontologiques, qui vont devenir plus marquants, sont à cheval sur les alliances ou les regroupements d’intérêts réciproques, qui ont été conçus avant tout mais pas seulement pour régler des problèmes de sécurité. De tels intérêts divergents montrent quel défi ce sera pour la communauté internationale, y compris les USA, pour trouver des compromis entre coalitions multiples et concurrentes, afin de parvenir à résoudre certaines questions.

Avec tous ces défis qui nous attendent, l’année 2020 sera une année de challenges à tout égard.

Publié par jeremie92

Je suis un professionnel disponible, autodidacte et motivé : je mets à disposition mes compétences en freelance, soit en portage salarial à distance en télétravail ou sur place au choix de l’entreprise : Rédacteur web sinon blogueur professionnel pour les entreprises. Je peux aussi me rendre disponible pour des tâches en fonction support tels que la gestion administrative commerciale, l’achat, les moyens généraux, les ressources humaines et même la comptabilité. Mon taux journalier s’élève à 50€. Il est demandé un acompte de 50% pour couvrir les frais. Je n’ai pas de préférence sur les conditions et l’aménagement du temps de travail, mais j’ai une petite préférence pour les branches d’activités : sociologie, médias, radios et audiovisuel. Ce qui ne veut pas dire que je me ferme à d’autres opportunités ; je suis plutôt flexible, ce que je demande en tout bonne foi c’est de la sincérité et de l’authenticité

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